‹ L'aveugle drame en cinq actes (volume 2)Chapitre 59 sur 86 · A MIAMI · texte numérisé non relu

A MIAMI

Très-fortement, permettez, ma main est plus vigoureuse que U vôtre.

, BmrnRiER.

Oh ! je ne suis pas si faible encore!

ARMAND

Cependant...

DlWERRtKn, blMkt no HTort. *

Tenez, le ressort va céder, U cède, (u moir i'mn!)

ARMAND, roiiUol y la ou<b.

Ahl voyons... voyons vite.

IHiRERRIEB,

AUendcz, monsieur! Ce qu'il y a là, c’est un dépôt sacré, fait par celle qui n’est plus... et moi*, son mari, le père, le chef de famille, j'ai le droit de connaître le premier ce dépôt, et peutêtre de le connaître seul

ARMAND

Monsieur...

PlTERPlIER.

I)cs papiers... des lettres... un portrait d'homme.

ARMAND

! Un acte, un acte important, saus doute, (u d« Du^rrier

I pour lire.)

DUPERRIU.

Par respect pour votre mère, monsb ur, attendez. (n »’zui*ne • *

d’Armaad .J jurcouil l'UW.) Qll’ai-je AU? ,M'>-i»*in-nl iTAnn.bd.

b». ,i «w: m/'i.nw.) De Georges Cour val, oui... j'avais là comme un pressentiment ; cc« lettres vont de lui, qui l'aimait avant notre mariage. Malheureuse femme, qui avait juré fidélité devant Dieu et qui recevait les lettres de cet homme!

ARMAND, * flirt.

Mais qu’y a-t-il donc dans ces papiers?

I»1 TNini.' Il, à luint dns y»m.

Mon Dieu! ce n’était pas assez de son amour, À lui, elle l’aimait, elle l'aimait aussi! Il parle de mon bonheur, de ma richesse qui m’a fait son mari, malgré les serments qu'il avait reçus d’elle. Ce* serments, il les invoque, il veut la revoir, il la supplie au nom... de leur atn iur... au nom... (mm *é~*p»to) au nom de cet enfant dont je lui vole U paternité, de... cet Armand qui est... qui es? son fils àlui...(aw< borrtaf) son fils!!! •

ARMAND, fnij.pl unir 11 Inue.

Ah! c’en est trop, monsieur, et je veux savoir enfin...

diplrrier.

Malheureux !

ARMAND

Monsieur, aussi longtemps qu’a duré iiu minorité, auss c longtemps qu'a vécu ma mère, la loi vous a autorisé a commander en maître, et vous avez largement usé de ce droit. Aujourd'hui je suis majeur, et nu mute e;t morte, j'ai le droil de réclamer ces papiers.

DttPERRIEB.

Vous ne les aurez pas.

ARMAND, «‘(tnpHtaat.

Je les aurai, vous dis-je, quand je devrais....

DuraimEK.

Achève, achève donc, misérable! Ose donc lever la main sur moi et me menacer ! qui l'arrête ? ce n’est pas mon front couvert de cheveux blancs, tu l'as couvert de honte; ce n’est pas la faiblesse du vieillard, puisque tu e» hic bel Est-ce le chiüment des parricides? Eh bien! chasse de vains scrupules, ne tremble plus, frappe-moi, frappe-moi donc, je ne suis pas ton père!

ARMANT». * '

Vous n’ètes pas... mon père T

DlirERRlKR, J«*i InnaMit l*«

Tenez, tenez, le voilà ce précieux trémr.... que jo voulait vous ravir. C’est le déshonneur de votre mire. Je ne vous connais plus, sortez! (Ar**«d «*.»« «. i*«.) Sortez! sortez, vous dis-je!

ARMAND, *• ndmiisl ftn a |wo.

Monsieur, vous oubliez que ni Je ne suis pas votre fils devant Dieu, je le suis devant la loi.

IHirrjtUIKR, toothinl KcaMtf.

Oh! l'infàme! l'infâme!

• ARMAND

Rien ne peut m’arracher le nom que je porte, et je défendrai i mes droits, monsieur, (n •»«.)

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