ROUSSEAU, GENEVIÈVE
ROUSSEAU
Pardonnez-moi, Geneviève, je ne vous avais pas aperçue en entrant. M. Albert, dont vous parliez à ce garçon, est un des commis de M. Duperricr, n’est- ce pas?
GENEVIEVE
Oui, monsieur; entré ici il y a quatre mois, il est aujourd'hui caissier de la maison.
ROUSSEAU
Oh ! oh ! il est bien jeune pour occuper un tel emploi le
caissier ici remue des millions.
genevievr.
Oh! M. Albert est bien digue de la confiance de M. Duperrier.
ROUSSEAU
Vous connaissez donc ce jeune homme?
GENEVIEVE
Depuis mon enfance.
ROUSSEAU
Il est de votre pays?
GENEVIÈVE
Non. monsieur, mais sa mère était venue s’y établir. Madame Morel vivait de son travail; ou la disait veuve d'un militaire. AlL'jil , son unique enfant, reçut, grâce aux sacrifices qu elle s'imposa, une bonne éducation; il avait surtout détonnantes dispositions pour le dessin, et tout annonçait qu’il serait un jour un artiste distingué. Il y a trois ans, je quittai le pays avec la vieille parente qui m’avait élevée; elle me fit entrer dans un des premiers pensionnats de Lyon; elle suivait en cela les avis de monsieur Duperricr, ancien ami de mon jière, et qu’on m'avait habituée à regarder comme mon tuteur, l'n jour, dans notre salle d élude, et à la place de notre vieux prolesseiir de de.-sin, je vis un jeune homme s'avancer timidement au milieu de nous; ce jeune homme, c’était Albert : l'élève était
devenu maître Pendant près d'une année, il fit assidûment
son cours; pins la directrice du pensionnat nous apprit que madame Morel, gravement malade, avait rappelé son fils, et Alix rt ne revint plus. Jugez de nia surprise, lorsqu'en arrivant, il y a trois moi», chez monsieur Uupcrrier, qui avait fait disposer, pour mu marraine et pour moi, uu petit logemout dans
RUREBRIRll, mirent de pkM.
Bonjour, monsieur Rousseau... Vous avez reçu mou billet?