‹ L'aveugle drame en cinq actesChapitre 20 sur 85 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

ALBERT, il ferme la porte derrière lui, va poterie lnmière sor le bureau, et tombe accablé sur un fauteuil.

Le faible espoir que je pouvais garder encore s’est évanoui... Après le départ de Louise, de Louise que je ne reverrai plus, j’ai couru jusqu’à la campagne de monsieur de Rouvray, et quand, à mains jointes, je le suppliais au nom de notre amitié, il me demandait des garanties, des sûretés. Je n’en avais pas à lui donner, il a refusé... J’aurais dû le prévoir... Alors même que monsieur Vanhelt m’accorderait le délai que j’implorais deluL.. je ne pourrais pas plus m’acquitter dans huit jours qu’aujourd’hui... Allons, débiieur insolvable! paye avec ta vie, puisque tu n’as pas d’autre gage à donner. Mais je dois... Je veux, avant tout, rendre compte à monsieur Duperrier de l’argent qu’il m’a confié, et j’ai besoin de calme pour remplir jusqu’au bout mon devoir, (u «e place à un bureau.) Ah ! ma tête ! ma tête!... Je ne sais plus, je ne me souviens plus... Ah! j’ai reçu dans la journée, de la maison Chevreul, soixante-douze mille francs, en un mandat sur la Banque... Ce mandat... le voilà.

(il le tire de son portefeuille... va ouvrir la cause, et place le mandat aor une

tablette.) 11 faut maintenant inscrire cette somme sur mon livre décaissé. (Écrivant.) 22 mars 1 8 5Q... (s'arrêtant), 22 mars... 11 y a aujourd'hui un au, à pareille heure, que ma mère me donnait son dernier baiser... Ma mère... c'est à Varangel qu’est sa tombe... c>st à Varangel que j’irai mourir. Oui... ce sera là... Allons, allons... plus de larmes... Travaillons... travaillons (u

se met i écrire sur son livre de caisse. Pendant qu’il est tout occupé de son travail, la porte de ganebe t’onvre, et Duperrier parait. Il l'approche d'Albert, et lui met doucement la main aur l’épaule.)

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