‹ L'aveugle drame en cinq actesChapitre 25 sur 85 · ACTE IL · texte numérisé non relu

ACTE IL

volé! vousl... vous... Oui, (montrant l'enTeioppe) les apparences me condamnent, oui, vous avez là, dans les mains, une preuve qui me confond et m’accable, mais, malgré ces apparences, malgré cette preuve, en face de vous, monsieur, sur la mémoire de ma mère... je vous le dis, je vous jure, je ne suis pas un infâme... je ne suis pas un voleur!

DUPERRIER , brûlant la lettre.

Vous oublierez, monsieur, ce que je vous ai si fatalement appris tout à l’heure. Je ne me souviens plus. (Montrant le papier

qui brûle.) Cette lettre de votre mère, vous le voyez il n’en

reste plus de traces Vous n’êtes à présent pour moi qu'un

commis infidèle dont j’ai pitié... je tairai votre faute... mais je

VOUS chasse, (il va pour sortir. Albert s'attache à lui.) Je VOUS chasse. ALBERT, arec désespoir et se trainant aux genoux de Duperrier.

Ah ! vous ne me quitterez pas ainsi... Je n'ai pas volé, je n’ai pas volé! Par pitié, monsieur ! par grâce! mon père !...

DUPERRIER, le legardant avec indignation.

Malheureux ! tu me rappelles que j'ai le droit de te maudire.

(Duperrier sort. Albert, violemment repoussé, est allé tomber près du bureau. U a entrainé dans sa chute l’unique bougie qui éclairait la scène. La lune seule jette encore quelque clarté dans la chambre.)

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