‹ L'aveugle drame en cinq actesChapitre 54 sur 85 · LOUISE, ALBERT, JULIETTE · texte numérisé non relu

LOUISE, ALBERT, JULIETTE

(Louise, épouvantée des derniers mots de l'Inconnu, est retombée sur sa chaise, sous la tonnelle. Albert entre guidé par Juliette.)

ALBERT, s'arrêtant au fond.

Merci, chère enfant , je n'ai plSs besoin de ta petite main pour me guider. Ta mère est là, n'est-ce pas?

JULIETTE

Oui, sous le berceau.

ALBERT, voulant marcher seul.

Bien je sais... je sais.

JULIETTE

Prends bien garde !

ALBERT, bas.

. Donne-moi notre bouquet.

LOUISE, & elle-même.

Cet homme me fait peur à présent. (Albert et Juliette se sout rapprochés de Louise et l’embrassent en même temps.)

JULIETTE

Maman !

ALBERT

Ma Louise !

LOUISE, les serrant dans ses bras.

Ah ! vous voilà ; ne me quittez plus.

ALBERT

Nous sommes en retard , mais ne nous gronde pas trop fort.

Nous avions formé un petit complot avec Juliette tu aimes

les fleurs , et l'hiver a fait périr toutes celles de notre jardin.

Ce matin, Juliette m'a conduit chez le père Gérôme, notre voisin, il nous a permis de dévaster pour toi tout son enclos. Alors, nous avons choisi, Juliette les nuances, moi. les parfums que tu préfères, et à nous deux, nous avons composé ce bouquet. 11 y a six ans, à pareil jour. Dieu nous envoyait Juliette, et ce jour là, ma Louise, je n’ai que des actions de grâce et de «

la joie dans le cœur... Entre vous, mes deux anges je suis

heureux... (le* embrassant) oui... bien heureux... Que fais-tu donc?... de la dentelle encore lu n’en portes jamais.

LOUISE

Je brode un devant d'autel, pour le couvent de Geneviève.

ALBERT

Ah! très-bien.

L’AVEUGLE

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