ACTE IV
Quoi donc? que sait monsieur?
ALBERT, prenant sur la table la lettre de l'Inconnu an lien de celle de Girard.
Je sais, Suzanne, tout ce que m'a appris cette lettre que ma fille me lisait tout à l’heure, sans se douter, la pauvre enfant, qu'elle me brisait le cœur.
SUZANNNE, qui • regardé.
Ah! la lettre du jeune homme de l’église.
ALBERT, inrpria.
D’un jeune homme? #
SUZANNE, arec chaleur et volubilité.
Mademoiselle ne vous a pas tout lu, bien sûr, sans ça, vous ne soupçonneriez pas madame... ce n’est pas sa faute si elle est charmante, si on la remarque... si ce jeune homme, qui en est fou, lui écrit... mais, madame, ne lui a jamais répondu.
ALBERT, comme frappé de la foudre.
Je n’entends plus, je ne sais plus ! Suzanne, qu’est-ce que vous me dites?
SUZANNE
Je dis que madame est une honnête femme... et tenez, tout à l’heure encore, elle a mis ce beau monsieur dehors.
ALBERT
. Il est venu ici, chez moi! cet homme qui aime Louise et qui vient me volpr son amour, mon dernier bien... mon seul bonheur! il a'osé venir ici, et je ne l’ai pas su!... malheureux, et quand je l’aurais appris, que puis-je, moi, moi... un aveugle? Mais il peut venir chaque jour, à chaque heure, est-ce moi qui devinerai en lui un rival ? Je suis aveugle. Est-ce ma femme qui viendra chercher un refuge auprès de moi? à quoi bon, je ne peux pas la protéger, la défendre, je suis aveugle!