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CHAPITRE PREMIER

VOL DES OISEAUX

Description du vol.

Il suffit d'avoir quelquefois regardé voler les oiseaux pour savoir que tantôt ils agitent leurs ailes et tantôt les laissent étendues et presque immobiles. Si Ton examine d'un peu plus près les divers modes de vol, on se trouve amené à les classer en plusieurs catégories. Cette classification est d'ailleurs assez artificielle, comme toute classification formelle. Elle nous fournira cependant un cadre commode pour la description du vol et nous permettra de préciser la terminologie usuelle. Après l'étude des appareils d'aviation et en particulier des aéroplanes, nous nous rendrons compte qu'en réalité, le vol des oiseaux est souvent un phénomène très complexe, dans lequel sont utilisés simtiltanément les divers modes que nous allons décrire successivement.

Vol ORTHOPTÈre. — L'on voit parfois un oiseau s'élever presque verticalement en battant des ailes : les deux ailes s'abaissent et se relè-

VOL DES OISEAUX

vent simultanément et chaque coup d'aile élève notablement l'oiseau qui, parfois, peut atteindre ainsi plusieurs mètres de hauteur verticale. Ce vol donne une impression de lourdeur. On peut constater expérimentalement qu'il est fatigant pour Toiseau ; celui-ci n'y a recours que lorsqu'il lui est impossible de voler autrement : si, par exemple, il est enfermé dans une cour aux murs resserrés. Certains oiseaux, en particulier les grands oiseaux de proie, sont incapables de s'élever ainsi. Si on les emprisonne dans une cour à murs verticaux assez élevés, ils ne peuvent s'échapper bien que le ciel soit libre au-dessus de leur tète.

Vol ornithoptère. — Analogue au précédent pour l'observateur qui ne voit qu'un coup d'aile, il s'en distingue essentiellement en ce que le coup d'aile est oblique par rapport à la verticale ^ Il en résulte que l'oiseau se déplace parallèlement au sol. Il peut d'ailleurs en même temps, suivant les cas, s'élever, s'abaisser ou rester à une hauteur à peu près constante, mais une observation immédiate montre que le but principal des coups d'aile est ici d'acquérir, d'entretenir et de modifier la vitesse parallèle au sol. L'oiseau se propose essentiellement de se rendre d'un point à un autre, d'éviter tels arbres ou tels édifices et ses mouvements en hauteur ne sont qu'accessoires.

I. Il s'agit ici du liépart : l'oiseau part du repos ; lorsqu'il est en route, il faut, comme nous le verrons plus loin, porter l'attention non pas sur la direction du coup d'aile par rapport à la verticale, mais sur sa direction par rapport au vent relatif.

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