Pour plus de détails sur ce point, voir les calculs d« la
EXPLICATION DU VOL
beaucoup plus grande que le vol par aéroplane, à moins que Ton ne réalise des surfaces portantes considérables, animées de mouvements alternatifs, ce qui paraît être d'une réalisation mécanique difficile.
L'avantage principal du vol orthoptère, c'est de ne pas exiger de lancement. Cet avantage n'est peut-être pas suffisant pour compenser les inconvénients qui viennent d'être indiqués.
Vol ramé. — La combinaison du vol orthoptère et de la descente planée est utilisée, avec des nuances, par les oiseaux qui volent peu et
qui passent fréquemment de Tun à l'autre de ces modes de vol. Les oiseaux qui parcourent de grandes distances recourent plus volontiers au vol ramé, sur lequel nous allons insister un peu, car c'est celui dont Taéroplane se rapproche le plus.
Nous admettrons comme un fait d'observation, sans entrer dans des détails, que l'oiseau développe avec une partie de ses ailes ou de sa queue, une force propulsive horizontale. Ce point étant admis, représentons (fig. 4) l'aile AB légèrement inclinée sur le trajet horizontal MC ; la résistance de Tair au mouvement de AMB suivant MC est
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VOL DES OISEAUX
dirigée suivant la normale MR à AB et se décompose en une force verticale MV qui équilibre le poids et une force horizontale MH qui sera retardatrice du mouvement. La force propulsive horizontale MP devra être supérieure à MH, les différences étant employées à vaincre les résistances passives, c'est-à-dire la résistance opposée par l'air aux portions autres que AB du corps de l'oiseau.
On voit que la sustentation est obtenue grâce à la vitesse ; c'est là le principe fondamental que nous retrouverons dans l'aéroplane. La vitesse doit être telle que la composante verticale MV de la réaction MR équilibre précisément le poids de l'oiseau ; l'angle VMR étant pratiquement très petit, MV ne diffère pas sensiblement de MR ; d'autre part, MR dépend à la fois de la vitesse et de l'angle d'attaque. Nous reviendrons sur le détail du calcul à propos de l'aéroplane.
Le vol par un vent régulier.
Le cas du vent rkgulier horizontal est
LE MÊME QUE CELUI DE l'AIR CALME. — Lors-
que le vent est horizontal et régulier, quelle que soit sa vitesse, tout se passe comme si l'air était calme, à condition que Ton étudie, non pas la vitesse absolue par rapport à la terre, mais la vitesse relative par rapport à Tair, c'est-à-dire la vitesse qu'observerait un aénmaute situé dans la nacelle d'un ballon sphérique emporté par le vent. On sait qu'un tel aéronaute ne s'aperçoit