‹ L'aviation (volume 2)Chapitre 8 sur 57 · II · texte numérisé non relu

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UJSTOniQUE DE V AVIATION

reil fonctionnait donc pendant un temps appréciable en utilisant une force motrice qu'il emportait avec lui ; c'est ce qui différencie très nettement l'expérience de Penaud des expériences antérieures, dans lesquelles on n'avait réalisé qu'une chute plus ou moins heureusement amortie par la résistance de l'air. Ces expériences antérieures pouvaient être utiles pour faire connaître les propriétés des surfaces portantes et pour instruire les pilotes ; elles n'en concernaient pas moins des appareils d'une nature essentiellement différente de ceux qui pourraient permettre un jour le vol artificiel. Ce n'est point voler que se laisser glisser sur une pente aérienne en perdant constamment de l'altitude.

Au contraire, et il n'est pas inutile d'insister sur ce point, l'aéroplane-joujou de Penaud est véritablement un appareil qui vole. Ce serait, pour des fourmis capables de s'en servir, l'aéroplane parfait. Il leur permettrait de franchir des dizaines de mètres, c'est-à-dire plusieurs milliers de fois la longueur de leur corps. Il suffirait que ces fourmis soient assez ingénieuses pour imaginer un système d'engrenage, par lequel, déployant une force très faible pendant un temps plus long, elles réaliseraient la tension du ressort de caoutchouc.

Que faudrait-il donc pour que l'aéroplane de Penaud put servir à l'homme et non pas seulement à la fourmi ? Simplement que la puissance du moteur (le ressort de caoutchouc) puisse être augmentée dans les mêmes proportions que les dimensions de l'aéroplane et le poids à por-

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