‹ L'aviation (volume 2)Chapitre 7 sur 57 · LA PÉRIODE SCIENTIFIQUE · texte numérisé non relu

LA PÉRIODE SCIENTIFIQUE

d'entre eux ont l'intuition de l'importance du « plus lourd que Tair » et lui consacrent le plus clair de leurs efforts. Au premier rang de ceuxci était un jeune mécanicien auquel une mort prématurée ne permit point d'aller jusqu'au bout de ses conceptions.

De suite, Alphonse Penaud s'engagea dans la voie que nous connaissons aujourd'hui comme la meilleure. Toutes ses préférences vont à l'aéroplane et, s'il parle parfois de l'hélicoptère, il semble bien que ce soit pour intéresser à ses travaux ceux de ses collègues dont l'âge et l'autorité ne lui permettent pas de négliger l'opinion. Il exhume avec enthousiasme le mémoire de Cayley, écrivant à ce sujet :

« Voilà un homme qui indique la plupart des conceptions qui feront la navigation aérienne : c'est à Londres, dans un journal scientifique des plus répandus ; eh bien, il ne se trouve personne qui comprenne la portée de cet esprit, qui Tencourage, qui l'aide et qui soit stimulé par ses vivifiantes pensées. »

Penaud fut moins isolé que Cayley. Un de ses mémoires fut même couronné par l'Académie des Sciences. Mais il y a loin, comme il s'en rendait compte, de l'admiration froide imposée par ses recherches à l'enthousiasme fécond qui lui eut valu des concours efficaces.

Penaud construisit le premier aéroplane-joujou qui ait eu un fonctionnement régulier. C'était un monoplan, avec hélice à l'arrière, assez analogue aux appareils actuels, mais où le moteur était remplacé par un ressort en caoutchouc. L'appa-

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