I. Théorie d'Exner. Voir la note au bas de la page
VOL DES OISEAUX
Vol ramé. — Le vol ramé peut être considéré comme une combinaison du vol ornithoptère et du vol plané. La plus grande partie des ailes reste immobile comme dans le vol plané et fait cerf-volant, mais l'extrémité rame d'un mouvement régulier et alternatif, entretenant ainsi la vitesse de propulsion de l'oiseau et le maintenant, par cela même, à la même hauteur par un mécanisme que nous expliquerons tout à Theure et dont le principe est précisément celui de l'aéroplane. Ce vol paraît celui des grands oiseaux migrateurs, en particulier des canards sauvages. Ce vol ramé peut être assimilé au vol plané propulsé, que réalise, par exemple, l'aéroplane. Dans un tel vol la propulsion et la sustentation sont dus, soit à deux organes différents (comme dans l'aéroplane), soit à deux parties différentes d'un même organe (l'aile de l'oiseau), soit à deux manières d'action différentes d'un organe.
Vol a la voile. — Dans un air agité de remous, particulièrement aux abords des rochers ou des falaises battus par le vent, on observe souvent une variété fort intéressante de vol plané : les ailes, au lieu de rester immobiles, changent assez fréquemment de position, mais on a rim})ression nette que le mouvement même de l'aile n'a qu'une faible action sur les déplacements de l'oiseau. C'est lorsqu'elle est immobile qu'elle agit et, si sa position change, c'est parce que la direction ou la vitesse du vent ont changé. L'analogie de ces manœuvres de l'oiseau avec la navigation à voiles est évidente ; mais il y a des