CERFS-VOLANTS
avec quelque stabilité*, fournirait la méthode la plus simple et la plus pratique pour Tétude expérimentale des lois de la résistance de Fair et aussi des variations du vent dans les régions élevées de l'atmosphère.
Un tel cerf-volant schématique se compose d'une surface plane ABCD (que nous figurons rectangulaire (fig. 8), mais qui pourrait avoir toute autre
Fig. 8.
forme) dont divers points sont réunis par des fils à un même point O. A ce point O est attachée une corde OM dont l'autre extrémité est fixée en un point M du sol ^ ; au point O est suspendu aussi un poids P par une corde verti-
1. Les complications de forme, l'introduction des cloisonnements ou d'une queue ont précisément pour but d'assurer la stabilité mais rendent en même temps moins sûres les conclusions théoriques que l'on peut tirer du fonctionnement de l'appareil.
2. On sait que, lorsqu'il n'y a pas de vent, on produit un vent relatif en déplaçant le pointM; nous nous plaçons ici dans l'hypothèse plus simple où il y a du vent ; le point M peut alors être absolument fixe.
LES AEROPLANES SANS MOTEURS
cale OP. Au point O sont ainsi appliquées trois forces : la tension de la corde OM, la tension de la corde OP et la résultante R des actions du cerf-volant proprement dit (actions qui s'exercent par l'intermédiaire des fils OA, OB, OC, CD). Ces trois forces se font équilibre ; il est donc possible de déterminer R, connaissant les deux autres forces ' ; on arrive donc à la conclusion : à Tétat d'équilibre, la poussée du vent sur la surface ABCD est précisément égale à la force R ainsi calculée (un terme correctif, en général négligeable est le poids de cette surface ABCD . La résistance de Tair se trouve ainsi mesurée dans des conditions qui se rapprochent le plus possible des conditions où elle est utilisée pour l'aviation.
La figure précédente suffit pour montrer que si le vent est assez fort, la poussée R du vent est supérieure aux forces qui lui sont opposées et par suite le cerf-volant s'élève. Lorsqu'il n'y a ]xis de vent (ou que le vent est faible) on crée un vent relatif : l'enfant court en tenant à la main la corde de son cerf-volant : on peut ainsi arriver à une vitesse de régime dans laquelle tout le syst(»me se déplace d'un mouvement de translation, en gardant une configuration invariable. En d'autres termes, tout se passe comme si Tcnfant qui
I. I..t tension de la curdo OM peut être aisément mesurée en M :iM niovcii d'un dynamoniOtrc : si lu poids de la corde n^est pas lî'.'-^ligcabk', un calcul facile permet d'en déduire la direction et la valeur de la leii'^ion en () : si la corde OP est assez courte et le poids P a-»^ez den^c pour ne ]>as être sensiblement dôviu par le veni, la foi ce dirigée suivant OP est précisément mesurée par ce poid> P.