DEUXIÈME PARTIE
La France faible, ayant négligé sa défense aérienne
Dans la première partie du thème nous avons décrit le succès. Nous avons laissé la France dans une splendide grandeur. Belle effigie de sa médaille, mais nous ne l'avons pas retournée encore, pour examiner son revers; il pourrait se présenter malheureux, peut-être sinistre. Cela dépendra de la prévoyance ou de l'indifférence des hommes qui auront eu pour tâche de gouverner et d'organiser notre pays, car, quoi qu'on dise, ce sont eux qui créent les situations nationales et qui, même lorsqu'ils se retirent, emportent leur part des responsabilités.
(Nous écrivîmes cette deuxième partie de la note, qui a trait au thème de Paris, sôus l'influence du profond découragement que nous causa, en 1898, l'abandon définitif de l'aviation par le ministre de la guerre. Nous n'y avons rien changé pour ne pas en dénaturer la signification, estimant qu'aujourd'hui, les arguments qu'elle contient sont aussi utiles à propager qu'à cette époque.)
Situation du côté français
Dans la situation présente, Paris est présupposé en grand danger. Depuis longtemps, malgré de sages avis patriotiques émis par l'opinion publique et dans divers centres dirigeants, la défense aérienne nationale ne progressait pas et.
de très forte qu'elle aurait pu être, on l'avait laissée tomber dans une désolante infériorité. Le danger devint, tout à coup, imminent et vint surprendre nos gouvernants avec la nation tout entière, réduisant à l'impuissance les meilleures bonnes volontés et les plus grands dévouements. C'est que, une armée aérienne ne s'improvise pas, moins qu'une armée de terre qui, comme résistance, gêne toujours l'ennemi; ainsi que cela se passe pour la marine, et plus encore pour l'aviation armée, il eût fallu se préparer longtemps à l'avance. Les avions ne peuvent surgir des arsenaux au gré de ceux qui conduisent les' événements, le personnel aviateur non plus. La moindre infériorité dans l'air pourra devenir désastreuse, que sera-ce si elle est doublée d'impéritie?
Mauvaise organisation. — Nous allons encore supposer que l'état-major aérien, ne disposant que d'une organisation médiocre et d'un nombre insuffisant d'avions, ait été surpris par une déclaration de guerre ou simplement, peut-être, par un commencement d'hostilités.
La frontière, hélas ! n'offre pas la puissance défensive que nous lui avions prêtée dans la première partie du thème, les aires fortifiées et de campement y sont trop rares. De l'échiquier, ce grand auxiliaire de la mobilisation aérienne, on n'en connaît pas même le nom. La transversale de Châlons, défensive autant qu'offensive, n'existe pas; il n'y en a pas, ailleurs, non plus. Quelques aires, parcimonieusement établies, pas toujours en des endroits stratégiques bien choisis, constituent les positions de défense aérienne dans l'Est. Au pied et au sommet des monts qui avoisinent Metz, au couchant, rien 1 Dans les environs de Paris les aires sont peu nombreuses et trop éloignées, les achats de terrains et les frais de construction ont été des obstacles à leur édification. Satory et Vincennes sont restés comme ci-devant, l'un au génie, l'autre à l'artillerie.
Les voies aériennes, certes, existent, aussi bien pour le vaincu que pour le vainqueur; mais on a négligé de les défendre, on n'y croyait pas.
L'artillerie verticale, mal affûtée, ayant eu beaucoup de partisans et beaucoup de détracteurs, en était restée à l'état de formation.
Quant aux avions, on en possède un certain nombre, mais bien moins que l'ennemi. Malheureusement, il y en a de beaucoup de systèmes; l'État, n'ayant pas d'arsenaux destinés à cette fabrication, a dû recourir à toutes sortes de fournisseurs, même d'amateurs, fort heureux d'en trouver là; mais ceux qui ont été offerts sont de plusieurs variétés. Ce manque d'uniformité dans les types, par conséquent, dans les vitesses et les durées d'envolement, ne peut être que dangereux dans les manœuvres.
Voilà donc un état-major en face de graves événements, prêts à se dérouler, sans organisation et sans bonnes armes. La meilleure tactique, dans cette situation, à quoi servira t-elle? A bien peu de chose l La valeur, le courage des chefs et des aviateurs pourront seuls y suppléer. Triste moyen qui ne verra se produire et disparaître que des héros, devenus inutiles à la cause, puisqu'ils seront morts !
Situation du côté allemand
L'armée terrestre allemande est massée en plusieurs points, derrière la frontière, dans les camps retranchés ou appuyés sur les grandes places fortes de l'Alsace et de la Lorraine.
Sur la rive droite du Rhin, de nombreuses aires y ont été organisées, les unes fortifiées, les autres de campement, toutes, d'ailleurs, à l'abri d'un coup de main terrestre, et protégées par le Rhin qui est leur défense naturelle. D'autres aires, par échelonnements bien combinés, couvrent de grands espaces au delà des Ardennes et des Vosges, et s'avancent sur certaines positions stratégiques, jusque près de la frontière. Toutes convergent en un point central qui est Metz; les emplacements dans les environs de cette place forte, susceptibles d'être transformés en aires, y ont été
utilisés, aussi bien dans les vallées que sur les hauts plateaux. Malgré le terrain accidenté, les atterrissages s'y trouvent immenses.
L'artillerie verticale, puissante et nombreuse, se trouve partout où une position est menacée aériennement. D'abord peu soupçonnée, à peine trahie par quelques essais effectués sur des polygones lointains, leur colossale usine nationale avait fabriqué, sans bruit, des quantités considérables de verticaux, qui avaient été placés en batteries quelques jours seulement avant les hostilités.
Les machines volantes — nous les appellerons ainsi, ne connaissant pas le nom que les Allemands leur appliqueront — sont groupées par compagnies formant des bataillons et des régiments. Leurs atterrissages sont disséminés dans tous les États de l'Empire, principalement dans le Nord, où sont établies également les écoles d'application de l'aviation, et, surtout, où les manœuvres peuvent le plus rester inaperçues. Les régiments aviateurs sont nombreux, avec de bons chefs, et bien exercés. Les machines volantes sont par catégories et de deux genres : les torpilleurs et les éclaireurs.
La mobilisation aérienne s'était effectuée en deux ou trois jours, dans un ordre parfait, du fond du Nord jusqu'au Rhin. On peut dire que toute l'Allemagne aviatrice s'était vidée dans la région de Metz pour former de terribles cohortes aériennes.
Hostilités
Pour compléter l'exhortation adressée aux tacticiens, au commencement de ce thème, nous ajouterons, au sujet du passage qui va suivre, qu'il leur sera nécessaire de s'armer de courage et de résignation, car il en faut à un militaire beaucoup plus pour faire de la tactique de retraite et de défaite, que pour combiner des offensives victorieuses. Ici, c'est à leur devoir et tout particulièrement à leur patriotisme que nous faisons appel. Et, qui sait? Peut-être leur
1,'aVIATIO.N VII.ITAIHK 8*
thème, bien rendu, finira par émouvoir nos gouvernants et les obligera à agir pour éviter la catastrophe !
Voici le canevas :
A rencontre de ce qu'on aurait pu prévoir, l'armée terrestre allemande ne bougea pas, elle resta dans ses cantonnements.
On vit d'abord des éclaireurs allemands sillonner l'air en tous sens, puis pousser des reconnaissances jusqu'à Ghâlons. Cela se pratiquait à des moments très régulièrement espacés, ce qui répondait sans doute à un système d'informations tout spécial. Le rayonnement partait de Metz et y retournait.
Machines volantes contre avions. — Un matin apparurent quelques bataillons de machines volantes, formées en colonne, qui pénétrèrent sur notre territoire. Devant leur nombre très supérieur, les avions des aires fortifiées ne sortirent pas, et ceux qui se trouvaient sur des aires de campement s'envolèrent pour ne pas être torpillés à l'atterrissage. Ils furent poursuivis, mais sans succès, car leur vitesse se trouva suffisante pour échapper à leurs adversaires. Les avions français firent alors une manœuvre pour gagner de l'altitude et s'élever au-dessus de l'ennemi, mais celui-ci torpilla aussitôt les baraquements et les surfaces des aires de campement, puis s'en retourna. Nos avions ne pouvant plus y atterrir, avièrent en retraite vers les aires de l'intérieur.
Le lendemain matin, d'autres bataillons aériens sortirent de Metz: cependant, nos avions des aires fortifiées, se méfiant, s'étaient déjà envolés avant les premières lueurs du jour, et ils se trouvèrent avoir l'avantage de l'altitude lorsque les Allemands se montrèrent. Les avions se disposaient à grenader leurs adversaires, mais ceux-ci firent aussitôt demi-tour et avièrent en retraite vers Metz pour s'arrêter, en faisant des orbes, sur des surfaces qui étaient leurs aires. Les avions avaient eu l'imprudence de les y poursuivre, de formidables coups de verticaux les accueillirent, heureuse-
ment pour eux, sans grand résultat, protégés qu'ils étaient par la hauteur; pendant ces entrefaites, les machines aériennes allemandes atterrissaient, sans précipitation, non sans essuyer force grenades ; mais il faut croire que ce sacrifice était voulu dans l'intention de retenir là, autant que possible, les avions.
En effet, au bout d'un certain temps, on aperçut à l'horizon deux fortes colonnes volantes allemandes, aviant dans la direction des aires fortifiées d'atterrissage des avions, qui s'étaient un peu trop attardés à grenader leur adversaire, aux dépens de leur provision d'essence. Ces deux colonnes ennemies se subdivisèrent en plusieurs unités et se mirent à faire des orbes dans une position d'attente, chacune dans le voisinage d'une aire, hors de portée des verticaux. Lorsque les avions revinrent, leur liquide moteur presque épuisé, ils n'eurent d'autre alternative que d'atterrir; et, en présence d'un effectif ennemi cinq ou six fois plus nombreux, cela allait fatalement devenir un désastre. Quelques-uns, des premiers qui atterrirent, réussirent à gagner les souterrains, d'autres furent torpillés à l'entrée du passage et en barrèrent l'accès aux suivants qui, dès lors, furent tous perdus.
Craintes justifiées. — Les événements prenaient, au début de cette campagne, une bien mauvaise tournure. On savait maintenant que les Allemands disposaient, au moins, de dix fois plus de machines volantes que nous. Dans les aires autour de Metz, il se trouvait, en plus, une formidable réserve aérienne dont la destination ne s'était pas encore dévoilée, mais que les bons tacticiens devinaient déjà et redoutaient avec juste raison.
Bien d'autres aires eurent le même sort que celles cidessus, ainsi que leurs avions qui, malgré les réelles qualités de beaucoup d'entre eux et le courage des aviateurs qui les conduisaient, devaient fatalement succomber victimes de leur infériorité numérique. Les adversaires n'économisaient pas leurs bataillons aériens, et les résultats qu'ils obtenaient
leur coûtaient très cher. On voyait poindre chez eux l'objectif principal du moment : rendre Vair libre.
U ennemi avance. — Les Allemands étendaient, de jour en jour, leur cercle d'occupation; partis de Metz, ils étaient déjà au delà des régions fortifiées. Leur armée de terre était occupée à l'investissement des villes, simplement pour empêcher les sorties des garnisons: ils auraient pu les torpiller toutes, mais ils ne le firent pas, leurs vues, sans doute, étaient ailleurs. Ils avaient négligé d'occuper les aires abandonnées, de crainte qu'elles fussent minées, préférant en construire de nouvelles avec une garde terrestre. Notre armée avait essayé de s'opposer à tous ces mouvements, sans y parvenir; à chaque tentative, elle était fortement malmenée par les explosifs des machines volantes ennemies, et n'avait jamais pu réussir à prendre contact avec son adversaire, elle battait en retraite sur Châlons.
Ces marches et ces envolées systématiques conduisirent rapidement nos ennemis jusqu'à Châlons. Là, ils durent s'arrêter devant une résistance plus forte terrestrement et aériennement. Les aires y étaient nombreuses et vastes; malheureusement peu d'entre elles se trouvaient fortifiées avec des souterrains-abris. Les avions de l'Est ayant été en partie décimés, on avait réuni à Châlons tous ceux, capables de voler, qu'on avait pu trouver dans les régions de Paris, de l'Ouest et du Centre. Cela représentait une force imposante, mais elle manquait d'uniformité; et les aviateurs, trop récemment recrutés, étaient médiocrement exercés: les bons, hélas! avaient disparu. Toute l'armée française de terre s'était repliée dans les retranchements du camp et les réserves du territoire étaient venues l'y rejoindre. On voyait que l'état-major faisait tous ses efforts, peutêtre les derniers, pour arrêter l'envahisseur.
(Le tacticien, aidé par la carte de l'état-major et par celle particulière du camp de Châlons, indiquera la situation des armées françaises de terre et de l'air, ainsi que les positions anciennes et les nouvelles qu'elles occuperont sur le camp
et dans ses environs. Il décrira, aussi, l'état des forces de l'ennemi au moment où elles se seront concentrées devant Châlons.)
Châlons résiste. — La résistance à Châlons fut terrible, désespérée. Nos chefs, nos soldats de l'armée de terre se couvrirent de gloire en combattant les régiments allemands quatre fois plus nombreux. Peut-être seraient-ils arrivés à les refouler si les machines volantes ennemies ne s'étaient mises de la partie en torpillant nos états-majors, notre artillerie, notre cavalerie et notre infanterie.
Nos aviateurs firent, dans l'air, des prodiges de courage et de témérité. On vit des groupes, nouvellement recrutés, n'ayant pas même fait l'école de compagnie, se précipiter sur les bataillons aériens ennemis et y apporter de tels désordres que les abordages qui s'ensuivirent furent des désastres.
Les pertes, de part et d'autre, devinrent énormes. Mais l'ennemi resta maître du terrain et de l'air.
La partie de l'armée française qui put se dégager abandonna ses positions, intenables sous les attaques des torpilles aériennes, et se dispersa pour gagner Paris par des marches de nuit. Presque tous les avions périrent glorieusement. Le peu qui restait, très éprouvé, se dirigea d'aire en aire vers Paris.
Les Allemands s'établirent à Châlons. A la manière dont leur armée de terre se cantonna, on comprit que leur intention était d'y rester longtemps. Ils remirent toutes les aires à neuf et en établirent de nouvelles, sans retranchements, puisque leur adversaire n'était plus à craindre. Leur organisation prit de grandes proportions et il en résulta, pour eux, une deuxième grande base s'appuyant sur celle de Metz.
Attaque de Paris
Paris, maintenant, se trouvait à découvert; aucun obstacle sérieux ne pouvait être opposé à l'ennemi. Cependant
on avait rallié tous les replis, provenant de l'armée de terre et de l'air de l'Est, pour en former une armée et s'en servir selon les événements.
On ignorait encore le plan combiné par les Allemands, on n'allait l'apprendre que par ses effets successifs. Nous savons qu'aux alentours de Metz était atterrie une grande réserve aérienne, que les tacticiens appréhendaient beaucoup, et qui ne s'était pas montrée du tout, durant les précédents combats.
Premières apparitions sur Paris. — Un jour, on vit arriver à Châlons une compagnie de machines volantes venant de Metz ; comme le vent soufflait, on avait remarqué qu'elle utilisait avec une grande précision les voies aériennes qu'elle rencontrait; cette compagnie atterrit et s'en retourna de suite à Metz. Le lendemain, ce fut plusieurs compagnies qui firent le même trajet, mais sans atterrir à Châlons. Le jour suivant, l'une de ces compagnies revint de Metz à Châlons, y atterrit, s'y ravitailla, avia sur Paris où elle fit quelques orbes et s'en retourna à Châlons. L'épouvante à Paris fut générale, et cependant cette compagnie n'avait fait qu'une simple démonstration.
Mais les Allemands ne considéraient sans doute Châlons que comme étape éventuelle, puisque dans la suite les compagnies aviatrices manœuvrèrent directement de Metz à Paris et revinrent atterrir à Metz : c'était une envolée de 560 kilomètres environ. Néanmoins, ils emmagasinèrent une grande quantité de munitions à Châlons, par les voies ferrées qu'ils avaient rétablies; l'envolée Châlons- Paris-Châlons n'était que de 290 kilomètres environ. En résumé, les Allemands étaient maintenant certains de pouvoir aller planer sur Paris depuis Châlons et même depuis Metz.
Ils ne se contentèrent pas de ce résultat, ils voulurent des preuves plus pratiques. Aussi, à partir de ce moment, les vit-on avier journellement sur Paris, depuis Metz, une fois par jour; depuis Châlons, deux fois, le matin et le soir. On
comprend dans quelle angoisse vivaient tous les Parisiens durant ces manœuvres.
Torpillage de Paris. — Les tacticiens ne se trompaient pas sur les intentions de nos ennemis; connaissant leurs idées — agir par grandes masses dans les moments décisifs — ils n'allaient pas s'en départir dans leur opération contre Paris. C'est ce qui arriva : Un matin, de nombreux bataillons d'aviateurs allemands se montrèrent à l'horizon. Ils étaient composés de 5.000 à 10.000 machines volantes, chacune emportait 20 torpilles de 8 à 12 kilos. Ces cohortes aériennes avièrent méthodiquement sur les dix principaux arrondissements centraux de Paris, en les torpillant, sans épargner ni musées ni monuments publics. Il était tombé, en moyenne, 4 ou 5 torpilles par maison.
Les Allemands ne revinrent pas le lendemain, une acre fumée envahissait ce qui restait de Paris !
(Le tacticien qui fera ce thème pourra se dispenser de narrer cette indescriptible horreur.)
Conclusions
S'adressant aux sceptiques invétérés, aux gouvernants imprévoyants, aux budgétaires récalcitrants, aux indifférents de toutes catégories, à tous ceux, enfin, qui nieront la possibilité d'une telle catastrophe, le tacticien pourra leur répondre : Ne vous en lavez pas les mains, ce serait peutêtre dans vos propres larmes !
Le tacticien mettra bien en évidence les quelques renseignements suivants, courts mais irréfutables, sur les moyens dont disposeront nos ennemis pour anéantir Paris.
Chaque machine volante emportera aisément 200 kilos de dynamite, soit 20 torpilles de 5 à 15 kilos.
5.000 machines volantes emporteront 100.000 torpilles qui pourront être déclanchées dans une matinée et vraisemblablement autant le soir, soit, alors, 200.000 dans la journée.
500 machines volantes, seulement, accompliraient le même déclanchement en dix jours!
Les dix arrondissements centraux de Paris ont une surface bâtie d'environ 1.000 hectares.
Dans un are ou chaque 10 mètres comme distance, il pourra tomber deux torpilles en moyenne.
Les maisons occupent une superficie de 200 à 1.000 mètres carrés, soit en moyenne 400 mètres. Elles risquent donc de recevoir, chacune, huit torpilles.
En admettant dans le thème, quatre ou cinq torpilles seulement par maison, le torpillage devient encore plus facile, une seule serait suffisante et de reste.
Qu'on juge de la part sinistre qui pourrait être réservée à nos monuments publics, musées, etc. !
Et maintenant, que pourriez-vous dire de plus, à quiconque, à moins qu'il ne soit pas Français?
Si tous ceux auxquels votre patriotisme s'adressera restent sourds et aveugles, il vous appartiendra néanmoins, mon cher tacticien, la belle et consolante satisfaction du devoir accompli.
Malgré tout, faites-leur entendre encore ce dernier cri :
Lorsque les Allemands, établis dans les Ardennes et les Vosges, dans la Champagne et la Bourgogne ; les Anglais, maîtres de la Picardie, de la Normandie et de la Bretagne, se disputeront Paris en ruines, il sera trop tard pour réfléchir ou se repentir. La France, humiliée et perdue, ne se relèvera plus !
Et la libération de l'humanité, par l'union des peuples, retardée à tout jamais!
Pages
Figure n» 1. — Défilé droit, rendu oblique, puis rétabli. . 107
— N° 2. ^ — Front droit, rendu oblique, puis rétabli. . 108
— no 3. — Défilé en avant, changé en face à droite ou
à gauche 109
— no 4. — Changement du front en un défilé à droite
ou à gauche 109
— N° 5. — Transformation d'un défilé en ligne de
front 110
— no 6. — Défiléobliquesur les deux flancs 111
— N^ 7. — Compagnie défilant par un, se formant en
colonne par quatre 112
— N° 8. — La colonne aviant par quatre se remet à
défiler par un 113
— N» 9. — Défilé transformé en orbe 114
— N° 10. — Orbe reprenant le défilé 115
— N*' 11. — Forme des orbes 116
— N» 12. — Forme des orbes avec le vent 117
— N° 13. — Principe général de la position d'aviage au
combat 119
— N° 14. — Pointage aérien, en temps calme .... 123
— N° 15. — — avec vent debout moyen 125
— N» 16. — Pointage aérien, avec vent debout très
fort 127
— N° 17. — Pointage aérien, avec vent arrière. . . . 128
— N° 18. — Trajectoire théorique, abstraction faite
de l'air 133
— no 19. — Trajectoire avec Vn = 10 mètres. . . . 137
— N° 20. — — avecV=Vn 139
— N» 21. — — avec Y < Y n 140
— N° 22. — — avec vent arrière 141
— N° 23. — Manège, vue en élévation 145
— N° 24. — — vue horizontale 147
— N° 25. — — pièces de transmission 148
Figure
NO
NO
jjO
NO
33ter. -
pjO
jjO
pjO
NO
pjo
— no 51.
— no 52.
— no 53.
Pages
Batteur de secondes . . 149
Potence, vue en élévation 151
Catachros type n" 1. Schéma de face. . 166
— — Schéma de côté. . 167
— — Images terrestres . 168
— — Transmission du mouvement oscillatoire 171
Catachros type n° 2. Schéma de face. . . 173
— — Schéma de côté . . 174
-Altimètre 178
- Vélosolmètre. Schéma 180
Tableau des angles du guide de visée. . . 184
Guide de visée, vue de face 185
— — côté 185
Déclanchement par inertie d'un volant. . 188 Déclanchement. Courbe théorique de
l'amortissement du choc 190
Déclanchement. Vis à pas progressif . . . 196 Déclanchement. Galets du mouvement
rotatif 197
Torpille de terre 200
Torpille de mer, biseautée 202
— à galets extérieurs . . . 204
— divisible 205
— réglage du biseau. . . . 206
— trajectoire sous-marine. 207 Torpille de mer. Chances pour atteindre le
but 208
Grenades ramées 211
Flèches en acier 216
Installation pour vérifications expérimentales 227
Installation. Instrument pour la mesure
des angles 230
Carte du thème V 251
— du thème VII 270
Pages
Introduction v
Notes qui étaient destinées aux débuts des cours de l'École
d'aviation militaire 1
N0TEN°1. — Les avions 2
Les éclaireurs 5
Les torpilleurs -
Les avions de ligne 13
NoTEN°2. — Les aires 17
Aires fortifiées ^^
Aires de campement 19
Aires mobiles 20
NoTEN°3. — Les avions marins 22
Le navire 22
L'envolement et l'abordage 24
Les torpilles 26
Note n° 4. — L'artillerie verticale 28
Canon de campagne. Pointage 28
Canon de forteresse. Projectiles 29
Nuages artificiels. Fortifications 30
Noten°5. — Les voies aériennes 32