STABILITÉ LONGITUDINALE Q
mais il faut des réglages constants ; dans le sous-marin, où le problème est le même, on a supprimé l'automatisme et Ton préfère se confier à Tintelligence de Thomme.
Enfin, beaucoup de personnes se figurent un aéroplane aussi instable qu'une assiette portée au bout d'un bâton : c'est une grosse erreur, mais pour la faire comprendre il est nécessaire d'exposer quelques notions sur la stabilité automatique de l'aéroplane.
Stabilité longitudinale
Quand on prend un aéroplane sans moteur bien centré Q et qu'on le lance d'un point élevé sans vitesse, il fait une abatée presque verticale jusqu'à ce qu'il ait atteint sa vitesse de régime. A ce moment il se relève, conserve une vitesse uniforme et se meut alors en ligne droite (*) [fig. 2]. S'il est moins bien centré, il se relève davantage, perd de sa vitesse et, pour la retrouver, fait une nouvelle abatée. Il en résulte des escaliers et un léger tangage Q) [fig. 3]. Enfin, s'il eât mal centré, il se relève presque verticalement et perd toute sa vitesse. L'aéroplane recule alors et, suivant que sa queue est prise pardessus ou par-dessous, il boucle la boucle ou pique du
de la profondeur, celui de l'horizontalité et celui de la direction. Elle rectifie sa position d'après les indications de ses sensations.
(i) Centrer un aéroplane signifie répartir convenablement les poids. Théoriquement la jiesanteur doit équilibrer la résistance de l'air, le centre de gravité doit donc être placé d'une manière déterminée par rapport au centre de pression. Comme ce dernier est variable, il faut choisir sa position moyenne. Il y. a donc une certaine part laissée à l'expérience et à Vart du constructeur.
(2) La pente de cette ligne droite est précieuse. En effet, cette pente multipliée par le poids de l'appareil donne la traction nécessaire pour faire voler cet appareil horizontalement.
(3) Il y a pour chaque aéroplane deux points, situés l'un près du centre de voilure, l'autre près du bord avant, entre lesquels la projection du centré de gravité doit se trouver pour que l'équilibre longitudinal soit stable. Quand cette projection atteint l'un de ces deux points, le tangage commence.
nez pour recommencer un peu plus bas une manœuvre semblable (') [fig. 4]-
Fig. 2. — Trajectoire d'un appareil parfait.
Fig. 3. — Trajectoire d'un appareil moyen (tangage).
Ces trajectoires sont des types que l'on retrouve par-
(i) Il y a une relation à laquelle doivent satisfaire les caractéristiques de Taéroplane (moments d'inertie, dimensions, surfaces) pour qu'il y ait stabilité de route.