CONSTANCE DE L'EFFORT DE PROPULSION
La puissance d'un moteur à pétrole est dans d'assez larges limites proportionnelle au nombre de tours (à peu près jusqu'au maximum de puissance; au delà la puissance décroit rapidement avec le nombre de tours) et c'est un fait qui ne doit pas être perdu de vue par les aviateurs. Soit, par exemple, un moteur de 4^ chevaux, qui donne ce nombre de chevaux à 22 tours par seconde. Rapprochons ce chiffre du tableau de la page 286. Nous voyons que seule l'hélice de 2 m et de pas 0,70 X 2 = i,4û tournant à 22 tours donnera une force de traction de 80 kg et propulsera l'aéroplane à une vitesse de 16 m par seconde. Toutes les autres hélices tournant à des vitesses différentes demanderaient des démultiplications ou des multiplications pour laisser le moteur tourner au nombre de tours qui seul lui permet de donner toute sa force.
Il faut dans certains cas, par exemple quand la transmission est construite, introduire cette condition et pour cela il sufGt d'écrire :
t = nC,
C étant alors une constante proportionnelle à la cylindrée. Les formules deviennent :
F = ahrn^d^
C z=(^h^r-\- p') n*ds
V = nhd (i — r)
n s'élimine par division entre les deux premières Frf ahr
ce qui fait entrevoir un maximum pour un certain pas donné par
On remarque aussi que, si p', qui est proportionnel au coefficient de frottement, disparaissait, le recul s'éliminerait de lui-même et que la force de propulsion F resterait absolument constante. D'autre part, quand on navigue sous un angle d'attaque constant, le recul ne variant pas, cette force reste constante aussi.