ACTE PREMIER
MABTIGN V.
Vous le comprenez bien : s'il lui avait été impossible de sortir sans que vous l'entendiez, tous, et que vous n e î'ayiez pas entendue, son innocence serait prouvée une fois de plus et absolument.
Ça, elle pouvait sortir et rentrer sans que nous nous en apercevions. (Ua silence; se levant.) Mais je puis déclarer le contraire. Vous n'avez qu'à m'expliquer ce que je dois dire, je le dirai, je le jurerai.
JI A R T I G x V .
Vous ne devez dire que la vérité.
PAULINE
Tout de môme, si la vérité devait la faire condamner est-ce qu'il faudrait que je la dise ?
Oui.
PAULINE
Eh bien, vous êtes un drôle d'avocat.
Le domestique entre en apportant une carte.
il A R T I G N Y .
C'est bien, dans un moment. [Le domestique sort. Martigny à Pauline.) Je vous ferai citer comme témoin. Mais vous ne répéterez tout ce que vous venez de me dire qu'autant que je vous le demanderai.
PAULINE
Oui, monsieur... Mais vous savez, si vous changez d'avis...
Il la fait sortir à droite, — puis revenant à son bureau, il sonne. Paraît le domestique.
Faites entrer M. du Coudrais. (Le domestique sort.)
Après un moment entre M. du Coudrais [65 ans], un peu rustre, mais de Vallure tout de même.