M. DU COUDRAIS, M. LEMERCIER, MARTIGNY, LE PRESIDENT MARTIGNY
MONSIEUR DU COUDRAIS, à Martiçny.
Monsieur, si ce qu'on dit est vrai, vous n'êtes pas un honnête homme !
Que dit-on ? .
MONSIEUR DU COUDRAIS
Le valet de chambre et Pauline, sa femme, sont cités comme témoins.
MARTIGNY
Eh bien?
MONSIEUR DU COUDRAIS
Ils sont prêts à dire, sur votre demande, tout ce qu'ils ont pu voir ou entendre au service de mon malheureux filsl
MARTIGNY
Eh bien?
MONSIEUR DU COUDRAIS
Vous m'aviez promis de laisser dans l'ombre toute cette partie de ma misère... Vous comprenez ce que je veux dire?
Je n'ai rien promis. Et je n'avais pas le droit de vous promettre rien de semblable. Ce que je vous ai dit, je vous le répète : je ferai tout mon possible pour ne pas provoquer ces dépositions. Mais si je suis amené à les croire indispensables, j'ai le devoir de les faire entendre.
MONSIEUR DU COUDRAIS
Eh bien, moi, je vous le défends! Cherchez un autre moyen de blan:hir votre cliente.
Vous n'avez rien à défendre ici.
MONSIEUR LEMERCIER
Et il ne convient pas, monsieur du Coudrais, que vous le preniez sur ce ton devant moi dont votre fils a fait le malheur.
MONSIEUR DU COUDRAIS
Votre fille n'a-t-elle pas fait le mien ?
MONSIEUR LEMERCIER
Elle a été une martyre.
MONSIEUR DU COUDRAIS
Qui s'est bien vengée, en tout cas.
MONSIEUR LEMERCIER
Comment? Vengée ?
MONSIEUR DU COUDRAIS
Suffit.
MONSIEUR LEMERCIER
Tout le malheur qui vous accable vient de lui... de lui et des vôtres, et de vous !