‹ L'avocat; comédie en trois actesChapitre 6 sur 68 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

le droit de juger leurs semblables, et dont les meilleurs sont assez fous pour croire qu'ils peuvent, après quelques heures d'examen, comprendre ce qui s'est passé dans la conscience d'un autre C'est bouffon, tellement c'est sinistre. J'ai mis trente ans à m'en apercevoir.

MADAME MARTIGNY

Alors, vous ne devez rien reprocher à ceux qui n'exercent que depuis vingt-neuf ans.

LE PRÉSIDENT, liant.

C'est vrai... Ne parlons plus de cela. Donc, c'est entendu, tu plaides?

MARTIGNY

Puisque vous me le conseillez.

LE PRÉSIDENT

Alors, je puis bien t'avouer maintenant que j'avais prévu ta décision, et que d'avance, je l'ai dite à Lemercier. Il va venir.

LE DOMESTIQUE, entrant.

M. Gourville est là.

Une minute.

LE PRÉSIDENT

Ah! oui... J'avais aussi prévenu ton secrétaire. Il t'amène le maire de Xancré. Nous te laissons. Et j'espère que tu nous donneras à entendre une belle plaidoirie.

MADAME MARTIGNY

Et moi, je suis certaine que tu vas faire une bonne action.

LE PRÉSIDENT, cu so/tont, ail doTuestique. Faites entrer.

Sortent le Président Martiguy et madame Mariigny. Martigny ouvre soti dossier. — Ent)'e Gourville — (26 ans).

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