‹ L'avocat des pauvres drame en cinq actes (volume 2)Chapitre 27 sur 106 · TREVOR, OLIVIER CROMWELL, SIR JAFFRAY · texte numérisé non relu

TREVOR, OLIVIER CROMWELL, SIR JAFFRAY

FLAVIO, GENTILSHOMMES, OFFICIERS, DAMES, SOL- DATS Je U girdc du l’reltcteur.

CK PA G E , loatKiçint.

Sou Altesse milord Protecteur.

CROMWELL, «ntriol, gr»«e «t froid, a tir Jaffray.

Votre réception est magnifique, sir Jaffray. Je n’ai jamais tu tant de flambeau»!

SIR JAFFRAY.

Voire Altesse me fait-elle l'honneur de me permettre d’aller f chercher tuiss Lilias? (Sur un ligne affirmatif da Cromwell, il l'incline et •orl par U droite..!

CROMWELL

Cependant les vrais flambeaux que j’aime à trouver ici, ce sont mes glorieux amis et compagnons d’armes, les vaillants champions de l'Angleterre. — Bonjour, Fairfax ! ColoncUcphson, Dieu vous garde ! — Ah ! Obndian ! où est-il, ton protégé ?

OSA DI AB, déligaant Trrtor. fc

Mon général...

CROMWELL

Bien! (a FU*i*.) #h ! c’est vous, comte Cardigan. Qu’cslce que vous pensez de certaine requête que le lord maire et les délégués de la Cité viennent de me remettre contre: les auteurs des rixes de nuit ?

FLAVIO

Je pense, milord, nue le» bourgeois et manants n’entendent rien à la plaisanterie. Ils jouent des poings tout de suite, et il faut dégainer. Ils accepteraient partie égale, s’ils avaient de l'esprit.

TREVOR

Ils accepteraient partie égale s’ils avaient le droit de porter

l'épée.

CROMWELL

Voilà le mot juste! Il sera fait droit à la requête.

FLAVIO

Encore ce maudit Trevor

CROMWELL

Messieurs, je suis à VOUS. (u» c-mtté» «e relire»! au furn). A Tnm.) Vous êtes, Monsieur, l'honorable Georges Trevor, l’avocat des pauvres. Un noble titre. On m’a dit que vous aviez aussi à me parler pour vous-même.

TREVOR

Oui, s'il plaît à Votre Atteste, oui, je lui parlerai librement et simplement; car je suis sous le coup d’une grande douleur, et je ne sache rien de tel que la souffrance pour vous mettre tout de suite de pluin-pied avec le génie.

Monsieur! je vous écoutrrai... de tout mon cœur.

TREVOR

Voire Altesse nt'a compris. Milord, je vais engager tout à l’heure un duel... oh ! sans effusion de sang, mais ou il s’agira pourtant de vie et de mort. .. avec sir Jaffray, le maître de celte ; maison.

CROMWELL, *t« hilérèt.

Alt ! avec sir Jaffray! Et que me demandez-vous T

TREVOR

Ce qui ne se refuse pas à un honnête homme, milord. Pose prier Votre Altesse d'être mon témoin.

CROMWELL

Vous avez l’accent qui touche, Monsieur, et je me sens porté vers vous. Mais en quoi puis-je vous aider?

TREVOR

Milord, je n’ai rien à redouter de sir Jaffray qu’une chose: c’est que, par trahison, il ne m’accuse de trahison, et je voudrais parer d'avance cette atteinte à mon honneur.' Ce testament d’un des anciens ennemis de Votre Altesse, doit renfermer, avec ma justification, un secret utile à l'Etat

CROMWELL

Et vous tenez à confier un tel dépôt à des mains sures? Je l'accepte, Monsieur.

TREVOR

Une dernière grâce. Altesse. Ce pli cacheté, et dont j'ignore moi-mème le contenu, ne doit être ouvert que si e suis directement accusé par sir Jaffray. J’en ai donné ma parole à un mourant.

CROMWELL

Vous avez ma parole, à votre tour. Monsieur. Est-ce ce qu’il vous faut?

TREVOR, km émotioa.

Milord! vous qui entrez si grandement dans la cause d'un seul, si vous avez jamais besoin de quelqu'un qui meure pour le bien d« tous, je prie Votre Altesse ac penser à moi.

CROMWELL

Je suis content, Monsieur, d'avoir fait votre connaissance.

(Cromwell remonte vert Ue euitUnU.)

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