TREVOR, OLIVIER CROMWELL, SIR JAFFRAY
FLAVIO, GENTILSHOMMES, OFFICIERS, DAMES, SOL- DATS Je U girdc du l’reltcteur.
CK PA G E , loatKiçint.
Sou Altesse milord Protecteur.
CROMWELL, «ntriol, gr»«e «t froid, a tir Jaffray.
Votre réception est magnifique, sir Jaffray. Je n’ai jamais tu tant de flambeau»!
SIR JAFFRAY.
Voire Altesse me fait-elle l'honneur de me permettre d’aller f chercher tuiss Lilias? (Sur un ligne affirmatif da Cromwell, il l'incline et •orl par U droite..!
CROMWELL
Cependant les vrais flambeaux que j’aime à trouver ici, ce sont mes glorieux amis et compagnons d’armes, les vaillants champions de l'Angleterre. — Bonjour, Fairfax ! ColoncUcphson, Dieu vous garde ! — Ah ! Obndian ! où est-il, ton protégé ?
OSA DI AB, déligaant Trrtor. fc
Mon général...
CROMWELL
Bien! (a FU*i*.) #h ! c’est vous, comte Cardigan. Qu’cslce que vous pensez de certaine requête que le lord maire et les délégués de la Cité viennent de me remettre contre: les auteurs des rixes de nuit ?
FLAVIO
Je pense, milord, nue le» bourgeois et manants n’entendent rien à la plaisanterie. Ils jouent des poings tout de suite, et il faut dégainer. Ils accepteraient partie égale, s’ils avaient de l'esprit.
TREVOR
Ils accepteraient partie égale s’ils avaient le droit de porter
l'épée.
CROMWELL
Voilà le mot juste! Il sera fait droit à la requête.
FLAVIO
Encore ce maudit Trevor
CROMWELL
Messieurs, je suis à VOUS. (u» c-mtté» «e relire»! au furn). A Tnm.) Vous êtes, Monsieur, l'honorable Georges Trevor, l’avocat des pauvres. Un noble titre. On m’a dit que vous aviez aussi à me parler pour vous-même.
TREVOR
Oui, s'il plaît à Votre Atteste, oui, je lui parlerai librement et simplement; car je suis sous le coup d’une grande douleur, et je ne sache rien de tel que la souffrance pour vous mettre tout de suite de pluin-pied avec le génie.
Monsieur! je vous écoutrrai... de tout mon cœur.
TREVOR
Voire Altesse nt'a compris. Milord, je vais engager tout à l’heure un duel... oh ! sans effusion de sang, mais ou il s’agira pourtant de vie et de mort. .. avec sir Jaffray, le maître de celte ; maison.
CROMWELL, *t« hilérèt.
Alt ! avec sir Jaffray! Et que me demandez-vous T
TREVOR
Ce qui ne se refuse pas à un honnête homme, milord. Pose prier Votre Altesse d'être mon témoin.
CROMWELL
Vous avez l’accent qui touche, Monsieur, et je me sens porté vers vous. Mais en quoi puis-je vous aider?
TREVOR
Milord, je n’ai rien à redouter de sir Jaffray qu’une chose: c’est que, par trahison, il ne m’accuse de trahison, et je voudrais parer d'avance cette atteinte à mon honneur.' Ce testament d’un des anciens ennemis de Votre Altesse, doit renfermer, avec ma justification, un secret utile à l'Etat
CROMWELL
Et vous tenez à confier un tel dépôt à des mains sures? Je l'accepte, Monsieur.
TREVOR
Une dernière grâce. Altesse. Ce pli cacheté, et dont j'ignore moi-mème le contenu, ne doit être ouvert que si e suis directement accusé par sir Jaffray. J’en ai donné ma parole à un mourant.
CROMWELL
Vous avez ma parole, à votre tour. Monsieur. Est-ce ce qu’il vous faut?
TREVOR, km émotioa.
Milord! vous qui entrez si grandement dans la cause d'un seul, si vous avez jamais besoin de quelqu'un qui meure pour le bien d« tous, je prie Votre Altesse ac penser à moi.
CROMWELL
Je suis content, Monsieur, d'avoir fait votre connaissance.
(Cromwell remonte vert Ue euitUnU.)