SI H JAFFA A V
Ah! l’on me force à révéler tout de suite et tout haut ce que je voulais tenir encore caché? Je le veux bien. Miss Lilias, — et j’en fournirai les preuves authentiques, — est née du mariage secret, mais légitime, du lcrd comte Windall et de la fille d'A- I rebella Stuart, comtesse Seymour, pareute du roi Charles...
Lord Windall, mon père !
FLAVIO, à puf.
Demonio! oui, pardieu! je comprends son jeu à présenti
SIR JAFFRAV.
Or, ayant épousé la propre sœur de lord Windall. je reste le seul tuteur naturel et légal de miss Lilias. Répondez à cela, Monsieur.
trbvor.
Monsieur, répondez pour moi vous-même! car vous savez comme moi, n’est-il pas vrai? que la loi déclare déchu et indigné de scs fonctions le tuteur qui abuse de son pouvoir pour détourner et contraindre à son profit la volonté du pupille.
SIR JAFFRAV.
Sans doute, mais...
TREVOR
Miss Lilias, parlez maintenant, parlez sans crainte. NVsl-ce pas malgré vous, dites, malgré votre douleur et votre aversion, que sir JafTray allait aujourd'hui vous nommer publiquement sa fiancée ?
LILIAS.
Devant Dieu et par la mémoire de mon père, — oui. (Murmura»
4*ttaucawl.)
TREVOR
Messieurs, vous avez tous ou des femmes, ou des sœurs, ou des promises, et ceci vous touche. Votre Altesse a dis filles, et elle est émue. Sir JafTray, vous avez votre conscience, et vous êtes tout pâle, l'affirme qu'à présent tout le monde ici est avec moi contre cet homme, même cet homme.
Sir JafTray, vous vous taisez!
SIR JAFFRAV.
Non pa«, milord. L’accusation ne repose que sur des paroles. Je demande des faits.
TREVOR
Des f lits? Ta i»rt.) Il faut donc aller jusqu'au bout, mou Dieu ! (Haut.) Voila voulez des fait». Monsieur? soit. Miss Lilias, et vous le savez bien ! n'a jamais pu, n'a jamais dû s'engager envers vous, par la raison que miss Lilias, de son libre choix et de sa renne volonté, s'est engagée envers un autre.
SIR JAFFRAV.
Eli bien! milonl, je baisserai la tète, si ma pupille consent à nommer à voix haute le noble gentilhomme, son digne fiancé.
TREVOR
Lilias? *
LILIAS.
Son nom?
TREVOR
Lilias, je suis là. Du courage!
LILIAS.
Oui. appuyée sur votre main vaillante, j'en aurai. Ce fiancé, milord, se nomme Gilbert Tâlbut.
TREVOR, éperdu.
Gilbert Talbot! lui! Ah! impossible, Lilias! Ignorex-vous?...
01 LU FRT, turfotAnl A mu tàU.
Vous avez mon secret.
LILIAS.
N’ai-je pas votre parole ?
TREVOR, écraié.
Oh!
SIR JAV’FRAY.
Et ce Gilbert Talbot, le voilà, milord! Sachez tous cc qu’il est. C’est un aventurier poursuivi pour crime de félonie et détournement de dépôt.
r.ILRRRT.
Milord! je venais me livrer volontairement et réclamer solennellement justice !
CROMWELL
Vous l'aurez, Monsieur. Nous sommes le justicier et le tuteurné de tou«. Vous, mi‘S Lilias, comtesse Windall, vous êtes ta fille d’un de nos ennemis d'autrefois, mais d’un ennemi loyal, nous l'avons toujours cm, malgré des calomnies que la vaillante mort de votre père a dissipées. Miss Lilias, puisqu’il semble prouvé que sir JafTray a si (nullement outrepassé son pouvoir, votre place n'est plus ici, je tous offre un asile à Whitc-Hali, auprès de wiludy Protectrice et de ses filles...
SIR JAFFRAV .
Soit, milord, puisque la fille de lord Windall ose avouer qu'elle aime un criminel.
TREVOR, releratti la ttte.
Dites un accusé, Monsieur! Je suis son avocat, et je le ferai acquitter aux prochaines assises !