SCÈNE
BERTHEL, MARGARET. EFFLAM. aic.i p»r U poru d,
droit*.
B F. RT H EL, à lui-raôrt*.
Fin comme l'ambrei... (siu.i bim,«ms«i »*»■« *• Madame?
MA (H, A II ET, effrâyé*-
Ah!
BERTHEL
N'aycx pas peur!...
EFFLAM, rapeiemirt, »imJ jo*«-
Berthel !
BERTHEL, fc« d**lj£il*Ql.
... Berthel b; fauconnier... ce misérable meurtrier!
MARGARET
Comment ?
BERTHEL
y.ycr donc pas penr! meurtrier par malheur, pus par ernne.
L’AVOCAT DES PAUVRES
Meurtrier acquitté, grâce à votre fil?, et j’accours pour lui dire de oion mieux mon grand merci. — Bonjour, Efflam! (il terre
jojcuiuu.rmt U niaiu -rcffijui.
U A RCA R ET, raturée.
Ati ! c’est vous le compatriote d’KfJkun! En bier i si vous voulez attendre Georges, il va rentrer.
BERTHEL
Certainement, je veux l'attendre (Efflam lui a*»» «ne ch»i** ; n
▼ml lui biiMr la main; tilt lui (ail tijac d'ilre tout à Maifan-t. al aori.)
Cher homme ! Voilà donc où il vit, lotit modeste, tout mysléieux, tout caché! Ali! s'il a des t-nminis, qu'ils y Tiennent!
U a RG A R ET, »nt»«ul.
Mais vous vous trompes! Georges n’a pas d'ennemis !
BERTREL.
Bon! bon! soyez donc tranquille, chère dame ! Nous sommes une bande de gueux qui ne quittons pas dus jeux votre lits.
MARGARET, ton! à (ail inquiète.
Mon Dieu! mais que dites-vous là ? mais perdez-voi» le sens? Georges cherche l'ombre et le silence... par goût? Il a voulu pour quartier ce coin retiré de la Cité, col humble logis pour demeure et les seuls pauvres pour clients. Commun le mêle t-oit aux bruits et aux troubles du dehors? Depuis trois ans, il vous donne, sans compter, tout ce qu’il a : son temps, son zèle, scs études, son éloquence. Laissez- te en paix à tout M qu*il amie, à sa solitude et a sa vieille mure.
B K RT H EL, te cofiatil la léta.
Ah ! quelle brute je suis! Ati ! pauvre dame! vous voilà palni tante comme l’alouette devant rénieriUon. Je suis, de mon état, dltMMr de faucons, voyez-vous, et je sais tfronder ou flatter mes l>ètes : cza! cza! ra ra ra ra ra!... El puis, j’essaie de m'exprimer vis-à-vis de mes semblables... rien. Votre fils, mais c’est mon défenseur, mon sauveur, ma parole parlée! Je veux vous... bégayer comme quoi... j'aimerais bien mourir pour lui, cl, alors, vous démêlez, vous, que j’ai lu projet de le livrer. •
MARGARET
Eh! c’est qu’en effet...
BERTREL, eherïhtnt 01 molt,
le suis une brute, c'est convenu. Mais, voyez-vous, pour ce qoi est de maître Trcvor, je peux... j<- veux... Ah! je (luirai bien par arracher les mots qu’il faut! Écoutez. Tantôt donc, au commenccmeut de son discours, je l’écoutais comme machinalement. Il racontait cette terrible histoire : soe parais tué! — misère de moi !— un homme, ce pauvre Dickson, le porteur de torche; mais au moins, là, dans une batterie sans traîtrise, que Dickson avau fait mine de défendre ses maîtres, les Écumeurs, et que j’av, vis frappé comme au hasard, dans la nuit. Ensuite, peu à peu, de ma malheureuse action, il en est arrivé à ma personne : il montrait que j’étais ignorant, mais pas méchant, et qu'il y avait de... l'humain dans ma poitripe, et un coeur, et ccci, et cela. El à mesure qu'il parlait, je relevais la tète, je m'entendais, je me voyais, ça sr- débrouillait en moi-même, ça ressuscitait, ça répondait comme à l'appel d’une trompette. Ces chose. 1 ? bonnes qu il trouvait sur mon compte, elles éiuieiit vraies tout de même! il 11e mentait pas, non! (Tétait bien au-de sus de moi, et ça me ressemblait. Ce qui souffre et lilonoe et plaint là-dedans prenait une voix par lui, et, pour la première foi? de ma vie, j’écoutais la parole de mon sentiment, et si belle que
I ’en pb tirais de joie. Apres, le juge in'a donc dit : Vous êtes ibrc. Mais celui qui m’avait déjà véritablement délié, c'était lui, Madame, lui, maître Trcvor, votre fils. Et croyez-vous toujours, à présent, que je voudrais le trahir?
MARGARET
Non, à présent, je vous connais.
BERTREL, rctpiranl a»M foroe.
Ouf! — Mais je vous ai fait du mal, pas moins! — Archibrute! Oh! je vous en demande pardon, là, à grnoux. Et ce n'est |>as à genoux que je devrais être, c'est à quatre pattes, animal que je suis!