SERTI RL
Ah! ma voU de clairon! (il « nU>e.)
TREVOR, embrumant llargart'
Bonsoir, nm mère chérie.
MARGARET
Bonsoir, mon Georges.
TREVOR
Pourquoi donc, mon pauvre Berlhél, vous maltraitiez-vous ainsi?
Il K R TR El..
Maître Trcvor, parce que ju sais, à cette heure, que ce qui fait l'homme, c'eut la parole, et que je ne suis pas un homme.
TREVOR
Vous n'ètes pas un homme, Ucrihel? — tl pourtant qu'avezvous fait depuis que vous m’avez quitté?
B rit T U EL, s*a|«fnit.
Gomment! vous savez?...
TBt'VOH.
Oh! je ne vous ai, certes, ni suivi, ni fait suivre, Berthet, et je ne vous avais rien conseillé, rien indiqué. Mai- tandis que je parlai* pour vous, tandis que je me portais garant pour von*, je vous icgardais, et j’aî vu dans vos yeux où vous iriez tout de suite en sortant dû tribunal.
BERTREL.
Pas passible!
TREVOR
Dickson laisse sa mère, Dickson laisse une veuve et deux orphelins. Berthet , votre premier usage de lu liberté a été de courir au logis de Dickson, et d’offrir tout ce que vous possédez ut une partie de ce que vous gagnerez à ces pauvres abandon uces.
BERTREL.
Vous êtes sorcier!
TREVOR
Non, mais tu vois bien que toi, tu es un homme! Tiens! sans approcher, j'affirme qu'il y a là, sous cette bure, un cœur vivant et chaud qui bat aussi fort que le mien. (Lui posant u mu» »r u (■•itriBe.) J‘ai dit vrai ' fch bien! est-ce que pour ça je suis >orcier?
BERTREL.
Oh! c’est égal! maître. Vous ne savez pas la suite de ma visite chez la veuve de Dickson?
TREVOR
Non. qu est-il arrivé? (lira à la uUe, ouvre des ledraa, examine dea papier*.}
BERTREL.
Il est arrivé que j'avais préparé un discours superbe. Et puis, je lois entré, j’ai vu ces pauvres feuimei, cette misère en ocuil, les petits qui ne jouaient pus, et je nu sais quoi m’a serré le gosier, et je suis rcslé là tout penaud, sans retrouver mon premier mot ni mou dernier. Sur ce. la veuve m'a interroge, j'ai balbutié qui féfiljs, elle s'est dressée, iwllo et frémissante de tons ses membres...
TREVOR
Et elle vous a montré la porte, cl vous vous êtes sauvé, mon pauvre Berlin I. Oui, c’est évident, la femme de Dickson ne pouvait guère prendre tout île suite celle main que vous lui tendiez, mon ami. Il faut réfléchir à cela, chercher un moyen. Je la verrai. je lui parlerai.
BERTREL.
Oh! merci ! Oh! si vous vous en mêlez, je suis tranquille! — Mais Votre Honneur voit l’avantage de la parole!