‹ L'avocat des pauvres drame en cinq actes (volume 2)Chapitre 47 sur 106 · R F R TH EL · texte numérisé non relu

R F R TH EL

Mais je suis là, moi, je vais expliquer...

MA RCA R ET.

Georges ! prends garde! sir Jaffniy te tend un piège !

sin JAFFRAY.

Ah ! l’on a donc peur de la vérité !

TREVOR

Ma mûre! c-t-cc qu* vous ne savez pas bien qùc l'honneur de votre lits défie lout regard et toute haine ! (a *ii jaffrij.) Allons ! voyons, vous, parlez !

SIR JAFFRAY.

Monsieur, vous avez admirablement «lémuntrc tantôt l ion»-

L‘AVOCÀT DES PAUVRES.

cencp de Gilbert, non-seulement à ses juge», mais à moi, son accusateur. Toutefois, j’aurais encore quelques doutes à éclaircir. Il est d’abord une coïncidence bizarre que vous n’avez ni fait remarquer au tribunal, ni remarquée probablement vousméme. Vous avez , tout comme Gilbert Talbot , connu mou parent lord Windall, et vos initiales sont précisément les mêmes que celles de voir* client, désignées dan* les papiers du comte.

trevor.

Eu effet.

SIR JAFFRAT.

Hasard pour Georges Trevor comme pour Gilbert Talbot, n’est-ce pas? Mais un hasard plus étrange, c'est que vous avez vendu, celte année même, des diamants au juif Jacob Denner.

TREVOR

Monsieur, nous sommes pauvres aujourd'hui ; ces diamants appartenaient à ma mère.

SIR JAFFRAT.

Soit ! des diamants ne portent pas la marque et le sceau de leur propriétaire. Mais le portefeuille aux armoiries de lord Windall, si par hasard on l’avait retrouvé, Monsieur, que diriez-vous?

TIlEVOR. M

Je dirais... Gilbert Talbot répondrait...

Sin JAFFRAT.

Il ne s’agit plus de Gilbert Talbot. Il est acquitté. Vous avez prouvé son innocence, prouvez la vôtre !

La mienne !

SIR J AFFRAY.

Eh ! oui, puisque le portefeuille a été retrouvé, par-devant témoins, chez vous, et que ce portefeuille, le voici. (Cri iwîier-

«1 de isqirite at li'mdignalioo.)

TREVOR

Horreur!

MARCARET.

Mon fils !

LILIAS.

Georges!

sir jaffrat.

J’ajoute qu’il y manque la valeur de mille ccus d'or. Regardez vous-même.

RF VOn, cherchant et appelant.

Dieu ! mais Gilbert?... Gilbert !... je ne vois pas Gilbert !. .

SIR JAFFRAY.

Gilbert Talbot est en route pour la France.

TRKVOR.

Parti', le malheureux ! Ab! il ne l’aime donc pas! Mai» moi, moi soupçonné! Ah çi ! est-cc que vous me croiriez capable, vous tous?... Oh ! et je n’aurais qu’un mot à dire !

D C R T II F. I. , OBA 1)1 A H , SAUMT.

Dites-lc, maître. Parlez. Nous vous en prions!

Georges ! vous connaissez le coupable, n’est-ce pas ?

TREVOR , tirant le papier que lui a remla Gilbert.

Oui, je le connais.

SIR JAFFRAT.

Eh bien ! nommez-le, avocat intègre 1

TOUS

Nomracz-le !

TttEVOR , A lui-mJwie.

Silence, Spartiate ! laisse sans sourciller ta dent venimeuse ronger tes entrailles!

SIR JAFFRAT.

Nommez-le donc, confident loyal !

TOUS

Dite»!... Parlez!... C'est?...

TREVOR, dfehiraal l» nuis de Hilbert.

Qu’on me juge t je ne dois pas, je ne veux pas le nommer !

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