‹ L'avocat des pauvres drame en cinq actesChapitre 10 sur 92 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

TREVOR, MARGARET, EFFLAM.

(Marguerite et Efflam vienueut dresser sur une table au fond une grande corbeille

de (leurs.)

TREVOR

Oh ! que vois-je là , chère mère? Vous oubliez pour moi la loi sévère que nous nous sommes imposée. N’avez-vous pas récemment encore vendu vos derniers joyaux pour ménager nos dernières ressources et garder intacts nos biens suprêmes : mon indépendance et ma dignité?

MARGARET

Sans doute; eh bien?..

TREVOR

Eh bien ! voilà que vous me gâtez comme quand j’étais enfant.

MARGARET, étonnée.

Je te gâte?

L’AVOCAT DES PAUVRES

TREVOR

J’ai dit, ce matin, c’est vrai , que de nos luxes d’autrefois, celui que je regrettais |teut-ôtre le plus, c’étaient les fleurs. Ll voilà, ce soir, sur cette table, des (leurs magnifiques et rares.

MARGARET

Ces fleurs, ce n’est donc pas toi qui les as envoyées?

TREVOR

Non , ma mère.

M ARG ARET.

Mais ce n’est pas moi non plus, Georges.

Efflam! d’où vient donc ceci?

EFFLAM.

Je ne sais pas.

TREVOR

Et on n’a pas réclamé le prix de ces fleurs?

F.FFI.AM.

Non.

TREVOR

C’est étrange!.. O les demi-mots de Berlbel!

MA RG A R ET.

Georges, tu as des soupçons?

TREVOR

Oui. Les marchandes de Hay-Market auront voulu me remercier de ce que je leur ai obtenu une diminution du droit de prévôté.

MARGARET

Georges, tu veux me donner le change! Ah! depuis un mois, depuis que sir Jafïray est revenu à Londres, Georges, je ne vis plus! Si tu étais reconnu, découvert?

TREVOR, comme malgré lui.

Ah! par- moments, je le voudrais!

MARGARET, douloureusement.

Mon fils!... C’est bien! je m’attendais à cela.

A quoi vous attendiez-vous, ma mère?

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