‹ L'avocat des pauvres drame en cinq actesChapitre 89 sur 92 · SUZ ANNA · texte numérisé non relu

SUZ ANNA

Oh ! je dis, moi, qu’il n’arrivera pas un malheur pareil ! Le bon Dieu sera plus juste que les hommes! {Entrent tir Jaffray et fia-

TÎO.)

SIR JA FF RAT, aux gardes.

Place ! je vais chez le lord protecteur.

fla vio.

N’y allez pas, Jaffray! n’y allez pas, vous dis-je! Venez avec moi, vite et vite. .

sib jaffray.

Pour quoi faire?

FLAVIO

Pour nous sauver, pardieu ! Savez-vous ce que m’a dit sous main maître Lucian,qoi a l’oreille du Protecteur. Il m'a conseillé, puisque j’aime tant la France, d’aller faire tout de suite un tour à la Place-Royale. Les chevaux sont attelés. Venez, je vous emmène.

SIR JAFFRAY.

Allez; moi, je reste.

FLAVIO

Quoi ! voulez-vous assister au supplice, ou plutôt au triomphe de Georges Trevor?

SIR JAFFRAY.

Les choses ne se passeront peut-être pas comme vous croyez. • Je me suis assuré que ce Trcvor n’avait réellement contre nous aucune preuve. Et Cromwell, mieux «édifié par moi sur son compte, incline à penser maintenant que l’avocat de lord Windall pourrait bien avoir été véritablement son complice.

FLAVIO

Avez-vous commis cette nouvelle infamie, Jaffray?

Page 1