‹ L'avocat du diable comedie en un acteChapitre 16 sur 28 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

je retrouverais encore ici un de ses autographes*, (il prend un

coffrel sur le meuble de gauche.)

11ARIETT, ironiquement.

Je n’en doute pas... vous et elle, vous avez dû vous entendre... vous avez les mêmes principes...

JÉRÉMY, prenant la lettre dans le coffret qu’il a posé sur la table.

Voici sa lettre... tenez... (Usant.) « Très-cher, je passe dans votre ville eu compagnie d’un vieux lord qui m’assomme... Si votre cœur est libre... trouvez-vous ce soir au bout de l’avenue, avec une chaise de poste, et, de grâce, enlevez-moi. Votre amie : Arabelle Ludson. — Réponse sur-le-champ. »

HARIETT, quittaut l'album.

Quelle effronterie t (eiic s’éloigne vers la droite.)

JÉRÉMY.

C’est par là que ces sortes de femmes harponnent les cœurs novices.

1IAR1ETT, raillant.

Le vôtre alors était en sûreté !

JÉRÉMY.

Oui... mais celui d’Arthur?..

HARIETT, viverueut.

Je ne crains rien! vous le calomniez!., j’ai foi en lui comme en moi-mème I Je ne veux plus vous écouter... Vous êtes un homme affreux; je vais à l’instant reprendre mes bagages et rejoindre celui qui m’aime et qui m’aimera toujours... (Elle

prend son manteau sur le fauteuil et lui fait ironiquement une grande révérence.) Monsieur, j’ai bien l’honneur!... Ah! le vilain homme ! (Elle entre dans la chambre à gauche.)

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