SCÈNE XI
JÉRÉMY, HARIETT.
JÉRÉMY.
Eli bien! êtes-vous convaincue?
HARIETT.
Oui... que les sentiments d'un valet sont au niveau de sa condition.
% JÉRÉMY.
* Ma chère enfant, en fait d’amour...
HARIETT, l'interrompant.
» Sir Arthur a le cœur d’un gentleman ?
JÉRÉMY.
Mais j’ai connu un gentleman très-noble, très-riche, trèsrecherché dans le meilleur monde, qui, en moins d’une année, a enlevé trois jeunes filles.
HARIETT.
Trois!!!
JÉRÉMY, riant.
L’une après l’autre!..
HARIETT, indignée.
Et cet homme était votre ami?
JÉRÉMY.
C’est moi-même.
HARIETT, reculant.
Vous!!
JÉRÉMY.
Ne me flattez pas. N’est-il pas vrai que tout gentleman que je suis, je vous parais un monstre... comme Robinson ?
HARIETT.
Oui!!!
JÉRÉMY.
Eh bien I sir Arthur deviendra un monstre comme moi.
HARIETT, passant devant lui comme le déliant (le ia convaincre.
C’est impossible!.. Du jour où il m’a vue et aimée, il a rompu toute société avec les jeunes gens de son âge qui le poussaient dans la mauvaise voie*, et qui déjà l’avaient présenté à une femme dangereuse, une certaine miss Arabclle Ludson !
JÉRÉMY.
Miss Arabelle Ludson?., uné actrice de Drury-Lane?
HARIETT, feuilletant un album qu’elle prend tur ta table et d’un tou ironique.
Vous l'avez connue?
JÉRÉMY.
Un peu... beaucoup... passionnément... En cherchant bien,
* Hiriett, Jérémy.