SCÈNE IV
HARIETT, à part.
Oh! il est bien enrhumé! (Haut.) Et vient-il beaucoup de voyageurs, ici?..
ROBINSON
Beaucoup de voyageurs ! Je dois uire qu’aujourd’hui il n’en est pas encore venu beaucoup.
HARIETT.
Ah ! mais... n’est-il pas déjà arrivé un jeune homme?..
ROBINSON
Un jeune homme ?..
HARIETT.
Qui aurait demandé miss Hariett...
ROBINSON
Miss Hariett !.. Attendez donc !
HARIETT, rivement.
Miss Hariett, c’est moi !
ROBINSON
Un jeune homme ? Non!.. Décidément, nous n’avons pas cela ici, pour le moment.
HARIETT.
Je suis en avance *... Mais quand sir Arthur arrivera, vous me préviendrez sur-le-champ.
ROBINSON
En attendant... si Mademoiselle voulait passer dans son appartement ?..
HARIETT.
Portez-y mon bagage, j'attendrai dans cette salle. (Elle lui
donne sa valise.)
ROBINSON, à part.
Diable! si mon maître...
HARIETT, remontant vers ta cheminée.
Allez! mon bon John Grüe.
ROBINSON
Hein?.. Pardon, Mademoiselle, je ne suis pas John Grüe; mais simplement Robinson, son majordome.
HARIETT.
Eh bien; Robinson, allez... (Elle dépose son manteau sur un fauteuil du Tond.)
ROBINSON
Je vais!.. Mais il faut que je fasse une petite recommandation à Mademoiselle.
HARIETT, redescendant devant la cheminée et lui touruant le dos.
A moi !.. Laquelle?..
ROBINSON
De ne pas faire trop de bruit ici.
* Robinson, Hariett.
l’avocat ou diable.
HARIETT.
Ah!.. Est-ce qu’il y a des malades dans la maison?..
ROBINSON, avec intention.
Oui, un malade... qui, probablement, ne passera pas la journée.
. HABIETT, avec compassion.
Oh! le pauvre homme! (a Robinson.) Soyez tranquille, je pe bougerai pas.
* ROBINSON', & part.
Scélérat de John Griie ! tu n’auras pas cette pratique-là ! (n
entre à gauche.)