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GROUPES IMPORTANTS AU CANADA

Avoine nue. — Ce groupe se distingue facilement par le fait que la glume et la glumelle n'enveloppent pas le grain, de sorte que la baie n'est pas retenue, comme dans l'avoine commune, et le grain s'en sépare au battage. Il y a des variétés d'avoine nue à "grappes" et à "panicules" mais on ne connaît que ces dernières en Amérique et elles ne sont pas généralement cultivées. Presque toutes les espèces sont des sélections de l'avoine nue de Chine, Avena nuda Chinensis ou les résultats de croisements avec cette espèce.

Les avoines nues ne sont pas en général bien vues parce qu'elles présentent les défauts que voici: elles sont très sensibles au charbon et leur faculté germinative est affectée par le traitement à la formaline, l'absence de baie paraît contrarier le procédé de respiration dans l'amande, et elles se détériorent très rapidement lorsqu'elles sont emmagasinées en grande quantité; la semence perd sa vitalité en peu de temps, la semence d'un an n'a déjà plus qu'un pourcentage relativement faible de faculté germinative.

Leur emploi principal est pour la famille: le grain peut être moulu en petite quantité et employé sous forme de gruau ou pour l'alimentation des jeunes bestiaux et des volailles, mais dans ce dernier cas il faut l'employer judicieusement, pour ne pas provoquer la diarrhée ou l'indigestion. Le grand argument en leur faveur, c'est qu'elles sont entièrement digestibles tandis que les baies des autres groupes contiennent rarement jusqu'à 3 pour cent de protéine; il faut dire cependant que ces baies jouent un rôle mécanique utile lorsqu'elles sont données avec le grain.

Il est certain que ces avoines nues ne peuvent être recommandées tant qu'on n'aura pas réussi à développer des variétés à plus gros rendement. L'avoine Liberté (un croisement entre l'avoine nue de Chine et l'avoine sélectionnée de Suède) introduite en 1917 par la ferme expérimentale d'Ottawa, paraissait donner de grands espoirs parce qu'elle avait une paille plus raide que la plupart des autres avoines du même groupe. Mais lorsque la Liberté fut comparée à la Bannière à la station de Cap-Rouge, on constata qu'elle rapportait beaucoup moins d'éléments nutritifs digestibles par acre que cette dernière. (Voir tableau 3).

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