‹ L'évolution du droit et la conscience socialeChapitre 14 sur 31 · Die Lelire von don richliyen Redite. Berlin · texte numérisé non relu

Die Lelire von don richliyen Redite. Berlin

même, à provoquer une certaine conduite de la part de ceux qui y sont soumis ; que la pensée du but est nécessairement donnée avec de telles règles; qu'on entre ainsi avec le droit, dans le domaine de la téléologie, et que sa légitimité est celle des buts mêmes dont il poursuit la réalisation.

Mais délaissant les buts concrets du droit, conditionnés historiquement, variables selon les lemps et les lieux, il cherche une règle de leur légitimité affranchie de toute contingence. Il évoque pour établir cette règle, l'idée d'une communauté d'hommes de bonne volonté, dont les membres seraient libérés de tous les sentiments subjectifs et de tous les mobiles intéressés, et dans laquelle chacun ferait siens tous les buts légitimes des autres. Et c'est dans la conformité de la volonté créatrice du droit à celle de cette communauté idéale qu'il trouve la loi formelle de tous les buts juridiques, la règle unique d'après laquelle doit s'apprécier leur légitimité,

On n'a pas eu dé peine à démontrer que cette communauté d'hommes de bonne volonté est tout à fait chimérique ; que la pensée d'un but tout impersonnel, dans lequel celui qui le poursuit n'est animé d'aucun désir subjectif et concret, est une contradiction dans les termes;

qu'un but ne peut être posé, dans la pure abstraction, ni séparé du sujet, quel qu'il soit, et si étendu^que soit ce sujet, qu'il s'agisse, d'une communauté, petite ou grande, d'un parti, d'une nation, d'un Etat; et qu'enfin cette communauté imaginaire est aussi impossible à concevoir logiquement qu'irréalisable, comme Stammler le reconnaît lui-même, dans l'expérience*.

De ce principe qu'il avait seulement posé à la fin de son premier ouvrage, il tire, dans le second, quatre règles principales dont il s'efforce de faire l'application. Mais on ajustement fait observer que les résultats auxquels il arrive ainsi sont peu appréciables, qu'ils ne sontd'ailleurs, qu'en apparence, une application de sa méthode, et qu'ils peuvent être atteints plus directement et plus sûrement par d'autres voies^

Sa règle, c'est en réalité la loi de la bonne volonté, de Kant, dont il s'inspire manifestement; c'est encore, entant qu'elle demande que chacun fasse siens les buts légitimes des autres, l'altruisme de Comte, ou mieux encore l'égoaltruisme de Spencer. C'est une disposition

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