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Vératrine

L’alcaloïde de l’ellébore blanc ( Veratrum album) (fig. 4) ne semble pas non plus être capable de provoquer l’expulsion prématurée du fœtus.

Je fis, avec Boutmy, il y a quelques années, une expertise dans les circonstances suivantes : une femme était morte, et, peu de temps après son inhumation, des rumeurs firent penser que la mort n’aurait pas été naturelle, mais était due à un empoisonnement. L’exhumation fut pratiquée et l’autopsie permit de constater qu’il existait une péritonite consécutive à un avortement ; cela suffisait pour expliquer la mort. Cependant il y avait certainement eu intoxication, car Boutmy trouva dans l’estomac et l’intestin une dose toxique de vératrine.

(1) Benicke in Hofraan, loc. cit., p. 141.

Je ne pense pas que l’on puisse, dans ce cas, établir un rapport quelconque entre la vératrine absorbée et l’avortement. En effet, on ne trouva l’alcaloïde que dansjes voies digestives, et les recherches les plus minutieuses ne permirent pas d’en découvrir soit dans le foie, soit dans les

Fig. 4. — Ellébore blanc ( Veratrum album). Plante de la famille des Colchicacées.

reins, oùl’on en eût certainement trouvé, si l’ingestion n’avait pas eu lieu quelques heures seulement avant la mort. Il fut du reste impossible de savoir si la vératrine avait été administrée dans le but de produire un empoisonnement, ou seulement dans un but .thérapeutique. Quoi qu’il en soit, il semble certain que l’avortement avait précédé l’intoxication et qu’aucune corrélation n’existait entre ces deux faits.

CAUSES DE L’AVORTEMENT NATUREL

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