RESPONSABILITÉ DU MÉDECIN OU DE LA SAGE-FEMME
Peu de temps après, la femme se fit avorter, et, n’osant appeler soh accoucheur habituel, elle envoya chercher un de ses élèves. Celui-ci crut avoir affaire à une fausse couchenaturelle, donna ses soins, mais, comme il craignait une complication, il demanda une consultation et choisit commemédecin consultant son ancien maître.
Celui-ci se rendit à l’appel de son élève et se trouva en face de son inévitable cliente : il ne pouvait refuser de lui donner ses soins, sans violer le secret médical.
L’obligation de garder le secret, lorsque vous êtes appelésT comme médecin traitant, à soigner les suites d’un avortement criminel, peut également vous compromettre. Si quelques semaines, quelques années plus tard, la vérité est connue du public, celui-ci vous croit volontiers complice de ce crime, vous ne pouvez vous défendre, vous êtes tenu au silence. Je pourrais vous citer quelques cas dans lesquels vos camarades, jeunes médecins, ont dû quitter leur poste à la suite de faits semblables qui s’étaient passés dans leur clientèle, et qui plus tard étaient arrivés aux oreilles du public.