‹ L'avoué et le normand, ou, Fin contre finChapitre 10 sur 22 · NIÇOIS, PIERRE · texte numérisé non relu

NIÇOIS, PIERRE

PIERRE. Dites donc, voyageur, je viens savoir si y faut vous garder une chambre au Bœuf couronné ou apporter vos effets ici ?

MCOIS.

Mes effets !... Attends donc, toi... p'tit malin... t'as lair futé tout d' même.

VIERHE.

Vous êtes bien honnête, %'oyageur... Dites donc , est-ce que Paquetie n'est pas là ?

MCOIS.

Que que t'en veux faire de la Paquette? piEi\nE.

Chut donc ! Le père Dumarais ne veut pas que je lui fasse la cour. Mais nous causons tout d' même.

MCOIS.

Ah ! t'es l'amoureux de Paquette. Tiens, tiens, elle n'a pas si mauvais goût, la grosse fille... y paraît qu'elle les prend jeunes pour les élever.

PIERRE

Vous êtes excessivement honnête, voyageur, sicois , à part.

Ce gamin-là, v'Ià peut-être mon affaire. (Haut.) Dis-moi donn, petit, connais-tu une maison , au bout de la rue Basse... celle ?...

PIERRE

Celle où demeurait M. Bertaud?... Si je la connais, c'te malice! .. Mais J'y ai resté deux ans , moi , chez M. Bertaud.

Ah! tu as servi mon oncle?

PIERRE

Avant sa mort.

MCOIS.

.le le crois bien, nigaud... Et dis-moi donc, comment est-elle?

PIERRE

La maison? comme maison elle n'a pas d'.appaience; mais au fond, entre nous, c'est une bicoque, une pure bicoque... niénie que des réparations ne lui feraient pas de mal.

MCOIS.

Ah ! c'est une bicoque... elle a besoin de réparations! (A part. )Eb bien! j'étais gentil, moi !...

l'IERIlE.

Par exemple, le jardin est superbe, et il y a de fameux concombres.

MCOIS, se frollant les mains.

C'est éj^al , mon gai <;on , toute bicoque qu'i>t la bicoque.... c'est tout d' même la bicoipie que je choisirai...

riKRIIE.

Ah b.^h! et à cause? il me s( ud.lait ipie l.i inannfaclure...

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