‹ L'avoué et le normand, ou, Fin contre finChapitre 21 sur 22 · SCENE XVII · texte numérisé non relu

SCENE XVII

NIÇOIS, HONORINE, DDMAHAIS , IIIPI'OI.Y TE, PIERRE, PAQI ETTE.

PIERRE

Oh ! in v'Ià une fièic pacotille ! dites donc , voyageur, faut-il faire entrer les porteuiï?

PAQCETTE.

Ils en ont bur charge; quoiqu'il n'y ail rien dedans, c'est lourd tout de même.

PIERRE

Il y en a cent quarante-sept, nous n'avons trouvé que ça.

HIPPOLYTE

Qu'est ce i|ue c'est'? quels porteurs?

PAQCETTE.

C'est les sacs que monsieur Niçois a demandés pour mettre de l'argent.

NIÇOIS

J'ai dit de l'argent ou autre chose; mais ça ne me rex^arde plus, c'est mon cousin le Parisien qui les remplira... de pommes.

UIPPOLïTE.

Des pommes !

nVMABAIS.

Des pommes ! je ne ferai plus d'affaires avec les Normands.

HIPI'OLTTF.

Eh bien! me vuilà gentil, moi, avec la maison sans le trésor '... Il ne me reste plus que mes dettes; (à Dumarais. ) car c'est vrai, mon cher, je suis criblé de dettes !... si vous voulez les cinq pour cent?

MCOIS.

Allons, mordi ! sans rancune! Mon cousin ,

je suis trop content pour vous en vouloir; la preuve, c'est que je donne tout de même ces deux éous à Pierre, quoiqu'il ait bavardé. Je vous invite à ma noce; et, pour vous prouver que tous les Normands ne sont pas des ladres et des chicaniers, je paierai de ma poche les réparations de la bicoque.

lllPPni.VTK.

Et mes dettes aussi?...

MCOIS.

Nous verrons ça au premier héritage.

(Au public.)

Sous un h.-ïbil plus conforl-ible, J'.iurais pu paraître à vos yeux ; CompiaiU sur un public affable, J'ai gardé mon patois joyeux.

Si sa gaîtc fut étourdie, Wrenvoyez pas, et sans recours.

Le Normand dans sa Normandie, Il veut chez vous se 6xer pour toujours.

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