X-^r^^^^- Monsieur Bar, c'est autre
-^ '^^ ^ ^e. Et encore ! Est-ce que cane
^^ ^ est pas très désagrréable, à
s d'^ij-Q auscultée ?
çJ^^S ». ^s eiJe réfléchit qu'elle rappe-
^\ ^insi à Minnie son état de
^^\ ce qui ne pouvait lui plaire,
etleregretqu^elle eut de paraître indiscrète coupa court son babil.
Pourtant elle reprit, après un silence :
. Mais vous allez bien, n'est-ce pas? Vous avez si bonne mine ce matin. Tenez, il faut que vous me permettiez encore de vous embrasser ! — Deux francs baisers claquèrent. — Comme je suis contente que nos mamans se soient retrouvées! Non, vous n'avez pas idée de la joie de la mienne, elle en était toute saisie, et je crois bien qu'elle a pleuré dans sa chambre après avoir revu votre mère. Papa aussi est très content, et vous lui plaisez tous beaucoup.
— Mais, — dit Minnie, — vos parents sont si bons ! Sans eux, je crois que nous serions tous morts d'ennui à Saint-Frégose.
C'est votre mère qui nous a décidés à choisir notre villa, une des
[ et tout Pfè«
Plus jolies du P«^'^^„„e P^J-de la vôtre, oes ^^ ^^ p.yer
que nous devo«f vAg^"''^
beaucoup moins cUer^^,^.abotd.
Caxnibaienvouiat^^^^,„d.s^ Vousnousave^^ ieur «^;, votre médecm, «^ ««"^^''^es avia^an aurait e^J,,rdesV.onne^ ^ée aussi pou' *loUée P^^ ^t n'être pa^ petitesj^^„„t
fournisseu-;^^ ,ier. ^tj^^^agequi n'ont 1 a>r ^^ m
s^^'^t^P-^-^^r^Tuf-- ?r t:::^> -/r^^^^^ .epas-
tc.us les mauns ^^,v.éroatiaU ^on cours de cor^n'^^ ^,,,
^-^^"' Madame d-Anf^-;3,i„t- «awUins, ma ^ d^
«iUeroy, tou-^;: ,H ^^-^^s- Trégose ! i ma^a ^.^
disant cela. ^^je se tr
«Ue recor>na.ssant^e,^^^^ ^^^^re.
très heureuse, 3
^ moi aussi ! — ajouta-t-elie en prenant les mains de Colette, qui ^nibrassa de nouveau, en disant :
"^ ^lii, tout va très bien comme ^^' «t vous verrez les belles '■omenades que nous ferons au ^^'^temps. Vous savez que les Parr^"^ vont installer dans leur sant '''' ^«nnis? C'est très amu- ^l' ^^s y jouerez. »> « >f ^^^ngea de ton et dit ; ^
Ce ^^^«-^is bien qu'il soit là. »
troir?r--^ frère qui, comme e^s
*»• f/^""^"' n^« "^"^ lor's sur ^-» Peu^ Voyageait alo^%ong ^'^* Cô/^^^^t ''^''^ntre Gênes " ^en J^ italienne, « éricain
■""lion '°"- ^. J^^^'"'ir à «^^ -f*nt3 f"-' avait la^l\, , sa «« riche héritage
j. eussent
^euve un douaire qui l^^^^.Vèciat permis de 8'entourer ^^^^^^ par
du luxe, mais M^"^ ^^ ^^n ma»
délicatesse vis-à'^'* ^^^ond "t, et de ses enfants jépitdela
moins privilégiés. ju co-
beUe fortune P^'' „ ^ens de vivte lonel, avait le "^^^piicitê, d»"^ avec une extrême ^^JitP'^f»"^ l-économie se «-a-:^ , les pa*»' extrême libéralité e«,uve autres, une coopéra"on.,,,p.ce
«uvresdemeof^'^^^^int-Frégose-
des vieiUaras c^^^ %^^ ouvr .e,
notamment, et*' ^^«stru^re .
eue 1-avait f-'^^,, ^'-"^^drCVeravait installe mère jait
ti„es,dela»a.son n^neP^^
n,ont.MaisJ-^;,„UaP«^;/^^,a de ces choses, ^>^^ ^odest.e
bien autai.t a« ^ ^adet, '
richesse. t ucien et jeo
„ Ah ! voilà 1-" goo «f ''' . ^,,r
dit Colette, ^ . —
^:„„„, saîment
disant fï'-"-"^"
madame ! — à Mme Rugles en train d'apporter le chapeau et le mantelet de sa fille.
— Bonjour, ma chère enfant, vous aurez bien soin de Minnie, je vous la confie, et à vous, monsieur Lucien, et à Cadet aussi; Baptistine ! » cria-t-elle.
La petite bonne provençale avait deviné cet appel, et déjà elle se précipitait tendant au bout de ses doigts deux gros morceaux de sucre, dont le jeune Lucien, qui avait l'air d'un intelligent petit grillon brun, s'empara pourTolTrir sur le plat de sa main, avec importance, à Cadet. L'ànon croqua les deux morceaux avec un mouvement de babines qui en redemandait encore et un va-et-vient de ses longues oreilles tout à fait réjouissant. Puis Minnie se hissa sur le siège et prit les rênes, amusée de conduire, redevenue enfant, à ce jeu.
Cadet allait vite, mais pas plus vite que Colette qui marchait d'un pas libre et vif, avec quelque
•"Iv.
chose de fier et d'heureux sur sa blanche petite figure. Lucien courait presque. Tout du long, jusqu'à la route du bord de mer, c'était un défilé de jardins et de
i-AVRir. gj
pépinières, où Jes roses blanclies, roses, pourpres, jaunes, fleurissaient en pans de murs, en enchevêtemems aux grilles, en cliamps entiers dressant leur moisson odorante. Parfois Lucien arrachmt au passage une de ces roses et les deux jeunes filles le gron-
« La o '^^'f. sérieuse : serai. „ ^'"Ochaine fois, je la refu- Ellei^ '--fe^ *^ tant,accueil-
reco/,^ ^^ , ^i^" P . - cet enfant,
parer K W -t à S* *
^)^^ '^ pas ^ ^ dérobée, le " ^.tte <î^;;;^e détendues
rnii-
..u^lant,desoninibusdont
P^^^''''''^ neuf brill^'^ d'un éclat ^^ '"""""'stationnaient ou repar- '^'^"'^^rrand train, toujours vides, ta.eM ffra ^^^^^.^ éternellement
p,om.a.an „ ^,Ue livrée,
^^""•r"^:^"', laquait en Pétards,
''-*'"'"";; Tout illuminé, se^ d.ns 1. Vide- ^^^ ,.^
Vitres de ^^^'^^ , • ^
,„t le palais de carton
rï V ce détachait dans le
^ j^f qui au bout de ^'ei pur. t^adet, 4 trr.* <,'arrétait tout seul
*^^ois jours s ^*
^-van, ,a porte, ra.d.t ^" — ---i.n,b.setsePétnfia.
nniL lies ^^ ^^^^.g tapissée
-i^ r^''^-^''ée de grandes pote- ^^"^""■^'■''H^uxtonsdetur-
(^, 'I jailli!^''^ ^^ jles éventails de ^" '«<^oa. d-'iP^^j;„tes pareilles à
^•éÏ"""' ""clienin^^ velues, elle ""«lormes <^ ,. entrée, ce vertige
"l"s vous souffle aux narines
' "^^'eine d'un salon de paquebot.
^'électricité, dégagée par de
puissantes piles et saturant
'°*ye-ène pur, exhalait cette
"■^^urnauséeuse, qu'aiguisait une
^f«é fine, comme celle du soufre
"""mettes qui fait tousser.
J«>anie „-entrait jamais là sans
^PP'-éhension, car elle avait cette
ieT""^*«^-8SOUffrat.tsàqm „j.*^«"ementencomn.unestpéqù ''^ «'le redoutait les regards qua. '""''«»t sur elle trots ou t "''*'"« malades, d^ <*"^"'.
r^'^ée des K thés d-inhalation, ^'"■« Vis? ''lui étant pas r;'^-^ et;„n^"uers. A-s^ ^^s r»,- ^^^nus *** n'aurait-
lavait , ^^^î'' ^' ^Z et, ^^s.se ""•^B deT'^'^P^^dtzor.e.r.eVeùt '"^ivie H * «^"° «ar des sou-
rire J\^«\ r.^ard '=^' ^^ts d-ye"-
''•^«u^L^^- '^"^"Sr le ^-^ ^•^"-
94 l'aVRI^
fiant. Ce matin P^^ j,^t» se î^^ ^^ souffrait pas trop ^^j^^ient ^^j^U'
sa mère, ^"^ '^tifs ^'^J^ e^tr^ maison les preP^^^^.^,., eU^^^^ la ner rendu aux r ^j^got " même assez T*'^ ^.^j. ^
'^"^- docteur B*^ rai-
Vivement,ied^^^^^„t^v^^^^^U
sa rencontre, ^^^ lui '^ ^ giie
sance famiU^*''' ^jgance "^^^jer
son rôle, «"^^ ^ès 1^ ^^.-mP*' avait reconnu^^^^ ^^ ^oe &>
jour, une '^^[''J^ées. ^li^eance
thie très marl^ ^^ 1 "'''■'; ^elie?
devousn>ettre^l;'j^„,ement.
Daignez resp» ^j,^ent.- " jj la guementetpo^ corisacrée, %et.e Ph'-ff, par séance. S répétait di.f--P,,dressaU a".
lement. a^anj ^ p,s apP^^ autres, il ne f- ait un
,eur o..i^eance,^P^^^ sen^^^ impersonnel, a .^^,^^,is d elle, que l'autorité, ^ ■
choquée. Elle remarquait bien aussi l'empressement avec lequel Eugène, le garçon, sa serviette sous le bras, lui apportait un petit banc ou un coussin pour le dos. Ces égards lui étaient sensibles, la flattaient, désarmaient un peu cette mauvaise humeur, presque hostile, qu'elle éprouvait à subir, sans pouvoir se révolter, la tyrannie bienfaisante du médecin et du traitement.
Elle s'assit sur la chaise que M. Bar lui présentait, devant le long revêtement de bois noir dont la forme bizarre dissimulait le jeu des tuyaux d'ozone. Elle s'accouda au bord de la vaste table noire, entre les petites cloisons qui parquaient chaque malade -, devant elle s'élevait un haut coffre droit, percé au centre d'un de ces trous à bordure de nickel par lesquels on regarde les vues d'un diorama. Le docteur venait
^n paviiioiid^
a^y emboucher ^^^^ ^^^^^.
nickel dont ^JJ^ ^^^de surface geait sur une plus ^ ^^ ^^^^.
le mélang^e du g^^ ^
cette conque et respirai^e ^J térieux souffle qui en sortait a et
continu, tandis qu'un g^rand inur-
mure semblable à celui de I eau
qui s'échappe des robinets dune
salle de bains grondait, coupé a
temps ég-aux d'un déclanchement ^
métallique. /
« Respirez, doucement, proiondément, » disait le médecin. - I
Elle le sentait derrière son dos, '
observant la façon dont ellehuina.it le gaz, rien que cette présence l'intimidait, Ja paralj'sait presque. Quand ij passait derrière le sièg^e d'une autre personne, elle en était soulag-ée. Ce n'est pas au reste que le jeune homme lui déplut. Elle en avait en tendu faire par les Ferrier un
te mérite du P ^^^ de ^..^j,,^^
vers lui-, 8«^ ^^efv^ f ^^ie et tout^ ««^""T'itau^^ ^"""figure naate.
première ^^^^'^jV de» Cistes, avec
oette <iél"=*' ^. toutenlumn- ^.^vait auscuité^J^^^^^ ^^^^^^^^ tettogations, ^^ .^oire à
^oi*°""*'^" la portaient à cette
ce'^-'^'t'tionnée dont la confiance ^^,^^^^ ^^^ ,^
-^^'ÎraeVeetleplusem- P'^^e pouvoir des médecins. E«e
^VRII'
n'avait pas, quand H raisonnait
l'état de sa santé, la sensation du
« mensong^e professionnel » q^^
lui inspiraient d'autres hommes,
le vieux docteur Fams, par
exemple. Il n'avait pas, du moins
pour elle, cet air de fausse con-
fiance, ce ton assuré, ce prompi
griffonnag^e d'ordonnances, enûn
la part de Jég-er charlatanisme que
le métier exigeait peut-être, après
tout. Trop affirmât//, trop ras-
^^"rant, elle ne Veut pas cru, se
ut décourag-ée d'avance de l'inutilité de ,.
n*.»,^ ''enjèdes proclamés ce-
^ll'll^ouyerains.
"montrée '^''^"^^^^^'°" ^"'^'^ ^^^^^ flïiéres ' ^^ ^o^fra/re, aux pregardait « ^^^^^' i'attente qu'il ^ /o/2d . . ^6 se prononcer ^^ probe ' ^^^Wait un g^ag-e ^^cbant h' ^^ ^^^^rète sincérité.
^^'■^ Pas ^^^ ^"''^ ne dirait peut- ^"/5gue " ^^^^^ ^^ vérité », ^ Confrères croient de-
^ûîr Ja déguiser lorsqu'elle ùri cruélle^ elle se persuadait gu'// Hg mentirait pas comme les autres, et qu'à travers ce qu'il arouera/f^ ou son silence, elle saurait Urt^ OU déchiffrer la réalité.
S*avouer ainsi disposée en fa- Teyr de sou médecin ôtait à Mînnie un grand poids t elle avait craint^ habituée quelle était à leur vieux docteur, la voîx^ le Visa,ge étrangers. Le regard éiraDger surtout qui sonderait sa faiblesse et connaîtrait la lare de son être, Rl<ïn n*avàit plus choqué:
d'avauce sa pudeur., rieu n^ ^^^ Était plus agréable et d'un pl^^ calmant réconfort que de &<i "^^^^ rassurée.
Il vint lui dire :
H Voulez-vous vovAS rcpo&iiï^^ mademoisËlle ?
— Volontiers, je me se"^* ^^' die, K
11 lui oÊTnlle l^ro^s po^'i^ ^
Ktov^^f
ÏOO L*AVRir.
<^^ire dans la serre ensoleili^e, ^ ^^ança un fauteuil de paille, pr^^ ^'une table d'osier sur laquelle, ^^s mains à pJat aux marg-es d'un ^^t>uni, Colette, en Vattendant, ^^^ardait des vues d'Italie.
* Je SUIS comme grisée, » ré- Potidit Minnie au sourire amical ^® ^3 jeune fîiie.
" l'ant mieux, — dit M. Bar, ^ ^ ^st que l'ozone vous impres»
^ne et ag-it efficacement; vous . '"ez bien achever votre séance ^^ * la seconde salie, où le couç est moins fort. Reposez-vous
attendant. »
tio ^^^^ interrompre les inhala-
^e ^^ des autres malades, les fit
rér, ^^^^^^^ aussi. Elle les vit se
^^P^ndre dans la serre, trop peu
d^j'^^^'^^^^PO"'' iag-randeur vide
de .^^^' "ne jeune femme couleur
^^ cjre, une vieHiQ que secouait
j^^^ toux rude et grossière, et qui
^chait escortée d'une sœur
petite
„^is trèB atteints, n^ 'J^,c^ ^ ^^^ la mer ou les plante^^ ^^^ ^'^^ je air indiff^i<^nt,4ud4^^'^^j^^ tv=^^^^^^ tré, avec des yeu^oi^^ ^^,i ""^''^ol^' leor mal se fl.^t;v^-n^^'^^^ O*^ ^ ^lu extérieur. Avec c^V^^ '^-^l^^'^*"/ èV^' laient p^^ avoir V^^^'^ . ,,vr '^''V^'^ ^oins le loTig; ^.ortSi^^^tfC i^
flotait un p,^^^ a^r. ^V ^^^
coups fauque^ d^t ^ ^e ^"^ ^e avait reuuvvquc. q^''^^ ^v ^*^.^e.
laient pas t^ntre '^^''^ii V^'^^'''',ju saluaient au aùpiJ^T"^ ^^ -c< c^^^ ^
au'à soi et si.iivt'^ ^*
solitaire, ^^^r^t^^" ^
les regardant, com^*"^''
•A^'^V':..- •■ .aif
^ '' ..et^'
toagitvaire sa ^^^^^t ^ .^t.' jamais malade ^^^^ \^
1 beav^coup tnoins ^ ^^^tV ^*™
\ m\e repoussait, au Ue
i -«^ rîans les prè-
le vertige comme ciau f
miers temps, robsession den ' venir à leur ressembler jamais. 7/
; lui suffisait de se trouver en leur
présence pour se sentir mieux « portante, allégée, et avoir faim et
l soif de vivre. Elle se demandait
i seulement, malg-ré les explications
' rassurantes du docteur, pourquoi
. on lui faisait suivre le même trai-
j tement, pourquoi elle respirait le
; rriême agent de restauration vitale,
i c^t ozone, dont elle savait pour-
, "t^nt, à force de l'entendre répéter,
, *^xril agissait comme modificateur
^u globule sanguin, comme toï>ique et auquel, en huit jours, ^lle devait cette reprise d'appétit, ^e sommeil sans fièvre et sans Cauchemar?
/ "^ï- Bar se rapprocha ; elle ren-
.jYR\L
^^'^^ fa»*-^ ='*'*'"*' vr
* ^^ ^alleVïï^*""^ \,^ V.. V* £.^ " '^ *^ ^«do^ eft'^^% par o^« ^„av^*^*= ^"^'^^
^*'""Te d'^'* ^""^ ^ des I^-^"»^- -t
Incliné, H lui ouvrait la porte;
elle murmura :
« Merci, docteur, » et vit que lui aussi souriait, amical presque raternel.
Mme Ferrier, un peu lasse, avec une expression de visage joliment dolente et satisfaite d'arriver, poussait la grille de son jardin, au retour d'une visite qu'elle avait été rendre à Mme Lartigues, la femme du maire, quand elle vit venir à elle son mari ; il l'attendait
'°^ „„e allée
en se promej^ftl^^e à demi
de rosiers
effeuillés- -. .
A peifl^ f it une robust i^^^-nrîrdU encore. •»^;„ Militaire, ^^^ .^^ée à son vesi -.tterougeP^^;;; «fennaen
^« flanelle bian .^ ^^.^^^ un ^•approcb^n; ""^^^^ latin, cjj
>acite, q" •' '"^' «s exactes se ^ongoOtdessaen':s^,^^,,ede Conciliait avec une ^^^^.^^^ ,, lettré pour rant'a"'^,^ lecture, S» occupait ses lo.sr«ts, à des ^ lédocationdeses ^^^^j^bo- ^acpériences de cb"»^ ^^^ „e l'effl" *-atoire qu'il ava«t. ^^ ganté
ï.êcbaitpasd-entret^^^^3,oudes tSar de grandes ni j^cycle.
courses soutenues e^^^ ^^ ^^^^^ Us se regardèrent ^p^^,
d-un loyal reg-ard de ^^^ ^^ tard a qui leur marja«?e ^^ ^^^r assurait un renouveau
i^-Avm'- ••r
^„Ae jeunesse faite des ^, eette «^^^^ J%,,^/,re, et ../ réserves de la F ^.^^
aoitl.eaucoupau..o..^^^^^^^^ prend de soi-ménie,^^^^^^ ^^^^, a-é^ards mutuels et ^^^^^^ ni nances sans excès d'âb^ ^.^rdée ae familiarité, à la ^^""^^ ^andsaevant les enfants <J^J^ ^e, ï*^*' « Comme vous ^^es ^^ ^oitl^ dame! —fit-il en la saliJ^^J. ^ettc sérieux, moitié plâis^^*' ^!
robe vous sied à meï"^^* a^ ^^^'
— Nevous^^^uezP^^ a ^"^ Henri, - et ^^^e 1"^ "^ ^^i^' '^ tape affectueu^g sur ^^ .^^teS "^"^ Vous savez ^^^ ces ^' ^^e j^ convenance i^'ennuiei^V j,e P^^' ne les fais q^^ jorsQ^^ ^
m'en dispenser g de P^^'^'
— Je ne m^ permets P^ nd 3^ santer, ma clière ami^, ^^^^^ yâ vous dis que votre ^^^^ .^jcat ^^ bien. Cet héliotrope ^ ^^^eaveC marie d'une façon charm»
votre visag-e.
ïoB l'avkil -
-- C'est la couleur des vieiii^^ femmes, » répondit-elle avec un sourire de mélancolie g^racieuse, ^t d'un geste amical elle lui enleva
® dessus Ja manche une brin-
'^le de pin qui s'y était accrochée,
"'' la. regardait avec des yeux N
^"aces et un bon sourire :
" Qu'est-ce que vous diriez si je
"^ annonçais une bonne nouyelle? ^
^® lut dans ses yeux et s'écria :
"Raymond a écrit? « ^ Souriante :
Pas ^'®^' ^^""» sO'e ne devrais qu-j ^^^^ jalouse, c'est à vous ^on ^ ^^"^' ^^ ''^^ ^ n^oi? Mais Jouj' ''^"'""S'^^Pressa-telIe d'aïïî^j.^'" ^" serrant ie bras de son Vq^j ' 7" ^^^"'ond a raison de
Sojj ^ ^^^^^ ^^^^^ s^ vous étiez ,
^^V ^^^^' ^^ "^^^ ^"® justice I
ïi ^^''^ ^^"«' ^"i ie traitez en fils !
i-ev ^^"^' '^ ^^ ^^'e«» parle-t-il de
l-aVR»»:
„„ bonft^"'' »îi|
C-é.ïit. dans 8«« j.^^^ et <ra,^ - .ible.dans le P''»^ ^.^jait an'ét^^'^
sa seule pr.io^''"^ absences c^^^t tournent. QU^i;;^,„é. EJIe ^v^J-
du s'y resîgi"^^' ^^ pr.-;,. D-^ -l---
brillante i"t-«^^.^^^^ se. ,^^
toB>bé ^.i-t ^^ ^^^^^ typhoïde, ^ '
CÏquel il était resté, le. ^,.
lion de travail, et quaneve PU.
rement animale et d'exercice pby.
^i^ue succédât à cette Excitation
tvop forte du cerveau. Depuis six
oas, Raymond, forcé d« renoncer
i une carrière laborieuse, assej
^ïclje heureusement pour ne pas
jiVOÎr besoin d'un état, avait tait
Je grands voyages, passant deun
l'avRïï-
«vers au Caire. aUant^à^^^__^^
pon. Les grand ^^^ ^^^
l'avaient «"^taba et ^^^.^^^
vastes et beaux paysaj^^^.^^
sans le fat.gruer, frappe desplendeurs mouvante e^^^ âme d'impressions pro Depuis deux ans, il ^^^^^ ' son désir fixe de posséder un / petit yacht, et, avec le concours
/ de son beau-père, il avait acheté
/ un fin voilier dont deux matelots
I très sûrs et un mousse compo-
, salent l'équipag-e ; ce yacht, qui
/ avait appartenu au célèbre peintre
^ Maurepas, depuis la mort de ^
celui-ci, restait au mouiliag^e d'Antit>es; les héritiers, las de ne pas i
trouver d'acquéreur, l'avaient cédé ^
à très bon compte. Raymond, surmontant les répugnances maternei/es, vivait sur ce 3'acht, heu- i
reux de croiser le long des côtes, \
cfe pocher dans les petits grolfes, j
Z .. r les la«»e« court^^
de danser sur les ^^ ^^ ^^^^^ »
de voir la mer *=»»^"jgés du so, <:
refléter les éclats ^^ ja June. **
ou les traînes pâ ^^^j^pajt d^* A
terre, il ^^^^l^'J^i. «ne ^o^^ les montagnes, j-gmenait ^ '^^
talgrfe. toujours, ^^^^. «^^
leau. comme U ^ bras, *^^
-^^.^Ta^smuSes forts, ,;jt.
rn^'rcu::-rveUleuse.le.,-- S da à cette existence de so,^ n.
deventetd-airsalm,etquilét^.'^.
prudent, réfléchi, ne courant j,^^ d'inutiles risques, les jours ^j^ bourrasaue, sa mère avait p^j^ son parti de ne le voir que pg^ intermittences, de ne le suivre qu'à travers les courts bulletins de santé qu'il envoyait, aussi trèquemment que possible, aux escales. Plus d'une fois, confiant son bateau au vieux Pilou, son second, il lui était arrivé de prendre le train, d'arriver à l'im-
lia l'avril
Proviste. Rien que ce ^ ^^^p
lité de le voir surgrir *^ -j^ l'em-
^«tiait Mme Ferrier en é ^^' gye
Péchait de trop s'inq"' ^ ^^^ et
*»'en rêvait pas moins "^^j^er»i^
^«ureux mariage qu> ^^^ désirai^ Raymond à terre. Ël'en ^^^^^e,
"««me pas une «'''^'^^^ur deux-
^"isqu'ii était ri<:be P .^e, ou
"**ais ii était difflc'* ^ .^^ . ,es dé-
f""Wt farouche et "'".•^^'ne la'*'
/"^«ses de sa vie saine n ^^^
t^^°"'«ux,et,sanssel^v^ ^^„ J^C'*'* 4 son indépendance^ ^^^^.
cte *'» air, à sa mer libre- ^.^^ ^^ ***'.a^*'* cela tenait "ans '* par
^». O» il va très» ^
"4^^^^j- "' - ''";;;ôur proch-i-
*^^^ **once son rei" ^^ disant
^^1^ «Prochain même; -^^ sourire
^ï^ ses 3-«»-'^/^^„té partieu- **î>aient une do
■ fi''
Tf*
,*e ^ .riO ^ .ri«^ ^^ *^^i.. 4
^'t^'!,r^ïï*^^^N^
,ef-r>^^'"
1er.
.<*^'*"to^<'
j^haitibret
^ X.^'^ fas
114 l'a VRI L
« Ah! quel malheur que-.- '* Mais elle s'interrompit :
« Nous inviterons les Rug-Ies pour demain, . voulez- vous ? Je suis sûr qu'ils plairont à Raymond, tout sauvag-e qu'il est. Cela ne A'ous contrariera pas ? »
M. Ferrier dit :
« Bien au contraire, j'aime beaucoup madame Rugrles et ses en- 'ants. Le fils a des qualités et on pourra en faire quelque chose; ^"ant à la jeune mie, elle est cïîarmante.
— N'est-ce pas ? — répéta-t-elle vivement. — Elle est naturellement disting-uée, jolie et surtout c^'e a lair d'avoir beaucoup de douceur, suffisaminent instruite civec ce/a, et jug^eant bien les t^'ïii^ses et les g^ens, quoiqu'elle padepeu.Mais je crois que j'ai su '^^ inspirer confiance. Est-ce que vous la croyez sérieusement ma- Jada, ce serait si triste, à. son âg:^e ?
l'avril ii5
— Mais, — dit-il, — elle ne me donne pas du tout cette impression-là ? A son arrivée, elle était assez pâlotte, mais depuis, ne dirait-on pas une résurrection? En moins de deux mois, les couleurs et les forces lui sont revenues.
Elle n'a plus besoin de la voiture de Cadet pour aller à Tozone. Elle a très bien marché deux heures avec nous, hier, dans les pins. Je crois que beaucoup de jeunes filles traversent cette crise, surtout quand un chagrin de cœur s'en mêle, et c'est, d'après ce que vous m'avez dit, le cas de la fille de votre amie, de notre amie.
— Oui, tout cela d'ordinaire disparaît avec le mariage, » dit Mme Ferrier pensive.
Il y eut un silence, après lequel elle demanda :
« Vous avez toute confiance en monsieur Bar, n'est-ce pas? »
Il répondit :
confi*»<=''
lur
quoi-
Ette T^^l que ^^P ioi.g«^%s
cette «' à la'" U donne \
rasso'-*" :.r dit ••
espo
M.ï'^i:..p*':>u^UK
t)ie»-
nête
est
ter
.eb-;poO^-„^ait ^^„té
guéri*"*' ^ uO "", e^dster- ^^
^ affirmer j,*» ^ . rnie "" .
ou-- ,.t.ef-ter;*->e
intén-
eure
un
:ffort P^
ui^
se
aétac
va coï^^^
pensée '. ^^ &*>- ^^''"'.^e du
ôo^
, ccei^^»
le -^ .iel^ *^ ïii du ^ ^^^
sou
àVencot^'V^^^'t ^^^^'f ! trourien, ^^
bles respiratoires dont elle a un instant souffert proviennent uniquement d'un désordre nerveux, facilement curable avec l'ozone, l'hydrothérapie, et surtout grâce au relèvement du moral, aux distractions et à la gaieté. Il a répété exactement ce que vous venez de dire, qu'un mariage où elle aimerait et serait heureuse la guérirait.
— Ma foi, — dit M. Ferrier, — dùssiez-vous me juger présomptueux, le jugement de Bar ne m'étonne pas du tout. Je n'ai jamais cru que mademoiselle Rugles eut la moindre affection grave.
— En courriez-vous le risque, Henri?
— Que voulez-vous dire, ma chère? »
Elle ne répondit pas tout de suite et parut perplexe. En se promenant à petits pas, au brns
n8 L'AVRll^
l'un de l'autre, ils s'étaient écartés de la maison, se trouvaient isolés dans leur grand jardin en descente vers la mer.
« Croyez-vous, — demandât-elle, suivant un de ces détours familiers à la causerie féminine,
que le cœur de cette enfant ait
été pris de façon à. ce qu'elle ne puisse oublier sa première épreuve douloureuse ? Elle aimait son cousin, après tout- »
Il dit en souriant :
a Je ne suis pas un grrand clerc en psychologie de demoiselle. Il me semble cependant que mademoiselle Rugles fera comme beaucoup de ses pareilles qui ont aimé un homme qu'elles n'ont pu épouser, elle en épousera un autre qu'elle aimera tout autant, sinon plus. Cela dépendra du mari qu'elle aura.
— Mais, — dit sa femme, qui semblait se débattre contre l'envahis-
fiancer ^
votre flis ^:^^ '^^«wr^r^"
eue vous Pj^'^-«bea„.,?„^'^;-..
famille ^ ^^ ''"' «- i-
était
n'auriez-
fille
^faitement
ce que V^^ ver> »
M. Ferrief-
devenu pVas ^ra^o
mais mo'ms
attendait, sO^>^ ^^^e ^^^^^^
J'admire ' ^ \> ma cYière ; es^'^^^o i^ne réalité q^^^ ^v Car, si 3e crois ^^y
^ti^^
votre idée fb^e
voxis tient to^ c'est à Imi c\ue moment?
>mF'
■ss^-*^'
ri ? dema^i^'^
iv^
d'angoisse t^ inquiétez-voUS de la vie
tiàr^
vou^
mène.
veux ^^tol^tive f,^^ .1 ...ntc^r...e Vil
g'aimeriez-vous pas Je voir marié avec une jevne filJe simple, bonne et droite? Tenez, mo" ami, en vérité, je "^ sais ce que jedoisei^l
reroucrain, dre, Si j.^.
raison ou tort d'avoir conçy le roman et de ne regretter qu-jj ne puisse être une réalité. Con, seillez-moi, Henri, que croyezvous que je doive faire?
— Attendre, ma chère, et lais-
ser venir. Quant à la jeune fille, s'il y a lieu, Bar nous dira la vérité vraie ; il n'Y ^ P^s de secret professionnel qui tienne, en cer^ tains cas. **
Il pressa doucement le bras d^ Mme Ferries, reprit avec une a/ mante taq^^'^^ï-ie :
<^Mais, X^éniie^ n employa^ souvent ^^ "^'^inutif affectueu^ -dans ce-" roman, car jusqu*^ présent, c'^^ ^^^ ""' n'est-ce pa^ je m'étonne ^"e vous ne vou^' soyez pas Seulement demandé ^j Raymond trouvera mademoisel,^ Ruffles h son go^^-
"~~ ^'il doit r^i^^^U.^^^^^^:^>-vv
Vite l'aÎTtver
' ^^1 pas ^^^^^c
àea oVi^^
sur w "''^^^T^tv^
sorbes tous deux, elle étonnée et presque déçue, quoique heureuse, que son mari n'eut pas fait de plus grandes objections, mais il était ainsi, très réservé sur tout ce qui touchait son beau-fils et ses belles-fiUes, au point de se montrer pour ces dernières beaucoup plus doux qu'envers ses propres fils, qu'il élevait de façon très ferme. Il souriait, de son côté, aux imag-inations de sa femme, n'y croyant qu'à demi, sans les condamner d'ailleurs, et ne les contredisant pas pour ne pas leur donner une force de résistance, comme il arrive presque toujours avec les femmes, môme les meilleures.
Mme Ferrier rentra chez elle et donna les ordres pour qu'on tint en état la chambre de son fils EllG vérifia le linge dans les armoires et mit des fleurs fraîches sur la cheminée. La surprise
joyeuse qu'elle éprouvait à l'attendre ce soir même se mêlait dans son esprit à l'agitation un peu nerveuse de la conversation qu'elle venait d'avoir. De grands doutes la harcelaient ; plus la possibilité d'un mariage entre Raymond et Minnie lui semblait hasardeuse, plus, se conformant à l'illogisme du désir humain, elle eût voulu que ce rêve pût se réaliser. Pourquoi pas cependant?
Mais, sitôt un espoir formulé, elle le retirait, préférait considérer les choses au passé, comme un bonheur qui aurait pu être, si...
Certainement, quand elle avait reconnu son amie de jeunesse, elle ne s'était pas attendue à ce que cette ancienne affection se ranimât jusqu'au fond des racines, reverdît d'une telle sève et poussât une si belle et si riche floraison de souvenirs, d'accords
ï-''> l'avril
d'idée, de sj-mpathies morales.
Elle s'était reprise à aimer avec une jeunesse d'âme bien rare, une parfaite et g-énéreuse affection qui se donnait entière, restée encelalaNoéxniebonneetspon- Z ''"^ ^""^ R«?'" avait
-pï"r:nVa:r:"'"^^^^^-
confiance avec '"'« '*'
-vert son ciurTr'^'"''^^^'
"•-;"s n'étaient /"''""'-
pour elle les ^„r seufement
lui semblait ^u'^^r''"''^"^'" les siens. Et c'es^ "'"" P=«
reg-ain chaleureux d'"*'' '^^"^ ^^ tion d'automne ^ '^^"^ ^^ec-
de cette réunioi, i„T ^^^r^Mse C.-S êtres qui répon,:^^^;^- avec ment à sa nature et ! '"'''"e-
nr^ents, qu'elle s'était^J/^^ «^"fser le regret, et (J'f ^ * =ares-
discuté, .navouéetftéj^^'^fant et
union entre son fils et la fille de sa meilleure amie. Car, de même que TafTection ne se mesure pas au degré de parenté, et que des proches peuvent n'avoir rien de commun avec, nous et nous demeurer aussi indifférents que des étrangers, de même cette amitié d'enfance, interrompue tant d'années et se retrouvant, par chance surprenante, au même point, comme si leurs esprits et leurs cœurs avaient évolué parallèlement jusqu'à cette rencontre, celte amitié était bien pour elle la meilleure, et préférable à d'autres amitiés plus constantes et plus suivies; en effet de réciproques souffrances l'avaient épurée, aucune jalousie, nul petit mauvais sentiment déjeunes femmes n'était venu à la traverse, et elle s'était comme dépouillée d'égoïsme et élargie, rehaussée à l'âge de sagesse des deux mères par
• AVFHL
leurs communes, préoccupations d'amour maternel.
On frappa à la porte de sa
chambre.
« Puis-je entrer ? >• demanda une voix qu'elle reconnut, en allant ouvrir avec empressement :
« Comment, Hélène, c'est toi ?
Que tu es aimable de venir me surprendre? Tu m'as devancée, car j'allais mettre une mantille et aller sans façon vous inviter demain à déjeuner ; mon fils arrive ce soir et je veux que tu le connaisses. Mais qu'est-ce qui se passe? Tu as du chagrin, ma chère amie ? »
Et elle prit, anxieuse, les mains de Mme Rugfles, dont le visage trahissait une émotion pénible, les joues en feu, les yeux d'eau trouble.
« Ah î — balbutia celle-ci, — ma chère amie, que cela me fait du bien de me sentir auprès de
toi.'i>''^^o>
viens/- *//J^^-'^.,/^; ^ ,„,-
Deux *^^ „„ ' "ïi'i n„^,
bord de s^t ,^^'^"-- --^i""'^" voir tomb^^' --^Ulèrent l^":^^^:'sur ses joU^^' •'était si trt^i... * larmes d'atf»'^ ^";: "° ^'="- ^*^^^,
partant d'^Jl»^ ^^"""^ '^^ ^*""^^«- Kitlï^^s rares et co/ir^.^ geuse-, ces 1^ ^^^^^ ^^,„, ^v,^
nues, q\ie, tt^ ^^ ^^^ demanda.,
rier la fit ass^^^ . ^^^^x^^^^x^^ -.
vo\xs. ee \CesVV ^^^v^
s\iyarvt\es>,'ev\^ ' ^\^ O- *, ^ *^ ^
non-, ïrvons\e\ii; ^\,^^ ^t* ixi'a. cfLonnè toiûl ^^^^ elle allait avoiï^^^
l3o L- AVRIL
elle saura... Peut-ôtre espérait-elle, elle ne parlait jamais de son cousin, mais se serait-elle aussi vite rétablie, si au fond elle n'espérait pas ? Je me le demande avec ang^oisse et c'est ce qui me désole! Si elle allait avoir un chagrin affreux. Imagrine-toi ! Son oncle Davenne m'écrit que Guy se marie ! Il est fiancé d'avanthier. Le mariagre aura lieu dans un mois. Oh ! mon frère n'a pas perdu de temps, — ricana-t-elle avec amertume, — cela s'appelle un mariag-e à la vapeur !
Naturellement, tout y est, la g-rande fortune — son amie lui serra délicatement la main — les hautes relations, les espérances !
Tiens, lis sa lettre, je viens de la recevoir à l'instant, cela m'a tellement bouleversée que je me suis sauvée ici. Heureusement que Minnie n'était pas dans le jardin ; Jean se trouvait là et je n'ai pu
lui cacher la vérité, il e gné. Pourvu qu'il n'en laissé voir à. sa sœur ! Eli fine pour ne pas suspe que chose en ce cas el
« Ce n'est pas, — d'un ton a^^ré, — q^e j.
ce mariagr^' Guy n'ainif rieusemer»* ' "" ê^arçon a aussi peu <^apable de r n'aurait j^ï^^^s eu J'éner saire pouï* <^onquérîr ei son bonb^^'"- ^^^^ e^ie, petite? oubliée en si temps, délaissée, mép , . . une incoi
voir préférer- ^^^^^
^""^is ou qu^^^^ tfvoi^^ Lui ^^^^-ïa^î ;t iii^
L A VRI t^
^^^^^, Guy aur^ trc>ti\-^ ^^^?; '^ feniiiie, le contrat, 1^ *^'^ V ^'^uraeuqye £a peine de dire ^h bien, c'est révolt^mt i ^^^ ^ Jazia cette façon d'^^i^ ^®';?/ ^^^ noijg quelque cJiose de / ^Prt^s Je refus de man ^^^^^* ^ ^^^eur, on aorait bien pU *^y '^'''^' m^lques inoîB n'^iur^i-^^j ^ *^iJe de ïa siniple corrc^^^i*?''' ^ ^ ^^^l^rce niariag-e pour e/r ^^^^' ^^^ïJ- soustraire Guy i ^^ P'"^' '^'ére affection, m^écr/re cela brutaieinenf^ sans ree-refs, ^^"îà
^^^^LJses, aJi i tiens, je sens qi^e j^^ j^ <JÉ^teste tous; mon frère, tt^,^ ^«Jie.J:''^ ^t mon n^^^„.^,, ^, ^
^Ux!
^Utie j^
U i-ïcior F>orte
^^''i^î Lis
et il f^UaJt que je
^^^ çïa. lettre, îis-lfi, tu ^ïîaltraii leur àme
pa^ pressée glissa dans le cor- •^^ errai ta ï^gr^renient a la
Hiii
« Qu'est UnG ferr dit, dans que maint « Madat qui envo madame I xnadame rendre vv.
M.ademo\Çi gTvîe en a ÎAme ^
>^io\ence, V aViswTde tOTrv\:>an\. v
^ xr\a<:\aTi
-C'est bien, - ^it-elle, , se retournant vers son aiilie .
— Tiens, g-arde cette ^^^^^^\^^ me la rendras ce soir. Mais n^ tu attends ton fils. Nous ne pou^^' rons causer. Que meconseilles-t De ne rien dire encore à Min^'^' n'est-ce pas? Pourvu qu'ei/e ^^ se doute de rien ?
— Tu as les yeux roug^^^ ^
dit Mme Ferrier, — rafraicbiS'l^^ y
dans mon cabinet de toilet^^' : -<
mets-toi un peu de poudre de riz-
Non, ne dis rien à ta fille. Q^^'^
sait, va, eJle ne Je regrettera peut' t^'^ pas tant que ça, son coy5//ï ?
^"f^e nous, elle aurait Joliment raison. /
— Au revoir disait très vite \
^'"^e Rugles, ^ et haussant 1^. '
épaules avec amertume :
J'ai vraiment t»ien le cœur à recevoir ces Essler !
- Écoute, dit l'autre par une délicate inspiration, — venez ce
'"°' de ver. ^^ tr
Elles s-e ' comme leu"*'^^^^^^" 'eur cceur T^ '^^^^ «« ^^"«étrei^ît;/"'"*^^
tée et lue en ^^l^^^TJ^e^^^^et puis, reg:ardant au ou ^^^^^^^
levant les yeux ^f ^ ^ le pa-
elle avait froissé et en^^^^^^^,^.^
pierdans sa poche. ^^,
se défendre de répo .^
questions dont J««« '^^f^jj par- Minnie devina qu eue ta..e entre le dés^r de .r^ce.t lettre et la peur d être ^ y
. -• - ^iie la Vit s e Presque aussitôt, elle clipser derrière des «massifs de verdure, toujours accompagrnee de Jean; sa robe, passant et disparaissant le long- des allées, s arrêta devant la petite porte du bout du jardin et s'esquiva dans la venelle qu'on prenait souvent pour aller chez les Ferrier. Jean revint seul, les yeux braqués sur la. maison, préoccupé et méfiant.
Alinnie n'avait eu aucune intention de les guetter, et même l'idée ne lui vint pas tout d'abord que c'est d'elle qu'on se cachait. Mais
ladie î Elle s'effraya, mais plus de ridée que de Ja sensation nerveuse dont la saisissait ce malheur supposé. Une obscure intuition lui soufflait que rien de ces choses n'était arrivé à Guy. Et pourtant, un malheur, attesté par le trouble de son frère et de sa mère, par le secret inquiétant de cette lettre, planait sur elle. Tout son sang- lui jaillit au visag-e.
« Guy se marie î .
Dès lors, tout s'expliquait, et s'expliquait ainsi seulement; quelque chose d'indig-né dans les traits de Jean lui revint alors et confirma sa clairvoyance. Elle répéta :
• 11 se marie ! c'est clair. .
Et comme elle n'avait pas achevé de s'habiller, elle s'aperçut qu'elle avait les bras nus, passa machinalement un corsag-e, le boutonna :
avec une sorte de pudeur, des f gestes rétrécis : son cœur avait
froicl. ï^^-o F>lvis ét:<3in ne sovifTr- JVïaîs elle
iràcex-tsLîxTK p>evir, du.
s^ntLîxit: "t
mvErs d^
les >'evi>c:,
« XI se
C3elsL 1
»•>- ^t:£Li
ir>^xa p>lui
ri^n,, 1^
SOl-l. SL\-
ç^xa^ill*^ soxiT-r-KZ
<rrvi.elle
. fl-„re les êtres faidétresse qui ^"^ aonnés l'enbles lâ'^h^'»^"^.^''^^ froid, de ffl.vironna de nun, „»me temps, sère morale. Mais en mêm^ ^^^^^^ une fierté protesta t-n ^^^^^^^
.injustice de '« -'^'^ ^..^er, la de n-avoir nen a se rci^ satisfaction --uptueuse et^^^^^ haussée de vanité d être d'être à plaindre, de mériter 1 int^ rêt et la chaude affection des siens.
Elle essava de s'affirmer qu elle ne souffrait pas dans sa tendresse, que Guy lui était un étrang^er, sans doute son amour-propre seul saignait? Et saigrnait-il vraiment?
Elle se le demandait en se répétant :
- Mais je ne souffre pas, je n'aurais pas cru souffrir si peu. »
En même temps elle avait envie de sangloter, de se réfug-ier contre un cœur aimant, elle eut voulu que sa mère fut là et tout savoir ci 'elle, car enfin, malgré l'obstinée
persuasior conde en ?
rien ne pr< tromper. I accident: C peut-être e cYièe à sor revenait à.
avec nn s
\a Xante i ,
levir marie ra.ix A^s c\ X>o\:Lr \ewr \ra\en\. en coviTX •.
« A^ c;a\ ^lUe rve
t.sLmTrveTvX\ s».vi:5t \fevTe4> c:c>TrLTn.e e\\
^^'TL \SLTVC\a.
grille:, \es
tance, tout comme
leurs chevav^^ aux croupes luisantes, comt> leur cocher grras, à hottes à ^^^'^^ n'avaient aucune envie de s aller; Jean accouru s'embrouiU^»
perdit la tête et envoya chercha sa mère.
Les Essler s'assirent da,ns salon et la femme compUrn^^^ Minnie sur sa bonne mine, ta.n que le mari passait l'inspe^^^^ des meubles et du tapis en ^^"^ Orient, des candélabres en z^'"^ doré, des lithographies empi^^^ ^^ cet intérieur banal de villd en ^^' ^^t^oniii semblait faire des ^^^' Paraisons avec celui de sa viH^
^"'^' louait, lui aussi, et Je phiS ^ J
^'^er possible, aux étrangers.
• Je venais gronder votre mère, — dit madame Essler, — on ne yj voit jamais à Valençor, et je sa/J* cependant qu'elle fait des visites et que vous voyez du monde, les Silleroy, les Havvkins, des
^0 i.'avJïJJ^ ^^ ■
^an. Exaspéré P^r i^ ^^ ,^'-
>yau mentalement ^^^ ,^t '
ntlue que M- 1^^^=^^^^"^ ^^^ ^^'^ ir remarquer; ^""^^'Vj^ns ^r ^
a, et les relcvan t^n^ ^^^^.
inJin, uvcl: une? nior^""^
* rie P^T^ ^ chose il rautrc. ^^ ^
^lAit^ce soit: *'^^*''^\^re£tit, en ^^ ... Plxra^c- ^^^^^^^ ^^
d ËÏïi dit Y;>*.inar a^ "^^
.t.dre. KoHi^ elle si^ ïo vu. et un
,, l:«i^^iîT 5^15 iiL-iuiirtiii r^"*^^^ ^^^"
ïa lirai îion :
\ . Chérie, >> dit doucement ^^
\ . mère. Elle revint à elle en treS
j saillant, ses joues se colorèrent.
' u Le facteur est passé aujoiir-
* d'hui, n'est-ce pas, maman ."
demanda-t-elle.
! Mme Rugles hésita, trop franche
pour mentir; Je timbre singulier I de la voix lui faisait craindre u"
1 pièg-e.
; « Je crois, oui.
; — Est-ce une lettre de mon on-
cle ou de ma tante que tu Usais, maman ? »
Mme Rug-les s'empourpra, ouvrit de grands yeux où Ja désolcltion, l'effroi coururent ; elle xegarda Jean avec reproche, ce r..
touchant et ridiculement r^ ^ droit. ^^q.
« Jean ne m'a rien dit. ^ Clara bien vite Minnfe, — i^ ^^vu lire une lettre dans le j^ ^' j'étais dans ma chambre, vog /^' m'ont intriguée, je ne pensa/^^^"*
rien. F^ovircju oi n^^ comme cela, m^^mnrtf t>ra.>re c^vie tu Ti^ ^^ covisin se marie, n'^^ JAine Rug^Zes /w^' ^ avix. épaules, et i'^' A:>ra.ssa de toute sa ^ïVLinnie ne pleura / ■povivait; l'élan mnet ^^ sa mère, au lieu l'unisson, la parai} ï'^prit, et sans pou 5^n. curiosité :
« Avec qui se ma JVlme Rugfles bég « Ma chérie, o\ tout cela, nous \ <\w courage, son^ ciLii te dédommage es si jeune. Va, t l-ieureuse et tu. le moi de conserver moi, pour ton f^"^ frons tant de ta. t Ali unie souT-ît t
k « Je ne suis pas jalouse, maman,
j je ne lui en veux pas, je souhaite
I qu'il soit heureux, et — sa voix
, qui tremblait un peu s'affermit —
je crois être sincère en disant cela; tu peux donc me dire qui il épouse ? Est-ce quelqu'un que je connais ?
— Non, je ne pense pas, mon enfant. Je ne connais pas ces gens-là, les Bargeot des industriels, je crois. »
Elle dit cela du bout de la langue, comme si ces mots la brûlaient, pour tout le mal qu'ils devaient faire à sa fille. Jean, le cœur serré, se mordait les lèvres d'impuissance. Mais Minnie répéta, calme en apparence :
« Les Bargeot ? Non, je ne connais pas. »
Elle reprit :
• Des gens riches?
— Riches, — répéta l'écho, avec indignation.
W!-:"^ quit'e
Mme Riigles l'avait reprise contre elle, l'enveloppait de ses iHM>. avec une pitié praieotrice :
fi Pleure, ma chérie, pleure, mais aie foi en ta jeunesse, aie foi en la vie, c'est ta vieille mère 'en supplie! »
M i n n i e sanglotait tout bas, d'une plainte arrachée et étouffée :
« Oh î maman, je me consolerai , je me consolerai. Je ne sais pas pourquoi je pleure!... »
Elle pleurait, cependant.
àât«M..
KTo^^
une teinte de mer indécise, où il y avait du rêve, de la douceur, de la force au repos ; le nez droit, la bouche marquaient une noblesse de lig-nes ; une grande barbe blonde, étonnamment soyeuse, encadrait l'ovale du visage et tombait sur la poitrine.
jVlalgré cette barbe de pirate Normand, les traits restaient jeunes ot presque enfantins, couverts de In aie, avec cette impression de fi-anchise et de 103'auté qu'on voit CL 1.1X jeunes matelots -
Colette vint, toute frêle, s'enlacer à son frère, fît ressortir de sa minceur les larges épaules, Je buste développé que les rudes gymnastiques de la manœuvre lui avaient donnés; il posa sa main sur lés cheveux de l'enfant, et Jean aima la fermeté élégante de cette main bise, qu'un duvet d'ov fonçait, près du poignet.
« Monsieur Jean, demandez
ri '^ ' > t
■■«Us •; «o„ '"»o„^
î'^'^m^ J^"'^ tout nouv<^-^^^^
'"^-n-ix^.
'^'"- IflUKl'
i58 l'avrii.
cheminée; cette façon de marcher sans bruit, et de parler plutôt bas, ci 'un timbre caressant et voilé, lui p>lut.
« Vous resterez quelques jours?
— Oh! oui, — s'écria Colette, — il l'a promis. »
II répondit ;
« Je resterai, je pense, deux ou trois jours. »
Elle reprit, avec une petite xnoue qui semblait compter sur cJ avantage :
« Demain matin, il ira donner à
la mère d'un de ses matelots des
î^ouvelles de son fils. Voulez-vous
-^-enir avec nous? Vous verrez le
^Me^x quartier des pêcheurs?
Si l'on veut de moi, certainement î »
Jean Chercha l'approbation de Mme Perri^i-
':rrier, en disant cela. Il
Bount ensuite à Colette, recon-
naissax^t de ce qu'elle cherchait à
les rapprocher, son frère et lui,
i6o l'avril
sonnèrent; selon Vusage elles allèrent embrasser d'abord M. Ferrier, puis leur mère, puis Raymond. JLa poig^née de main que Colette donna à Jean était chaude et vivante, son sourire lui sembla plus exquis ce soir-là, et si fin et si délicatement amical qu'il en fut charmé.
« La délicieuse fillette î » se ditil en suivant le léger mouvement de sa jupe, sa disparition de fée- — 11 ne songrea pas que cette « fillette >. en savait déjà beaucoup plus que lui sur la vie, grrâce à un don de divination, de prescience et d'observation féminine qu'il ne soupçonnait pas. Il la trouvait trop jeune pour lui et ne se doutait pas que c'était lui qui était trop jeune pour elle, tant elle avait «d'avance sur l'orgrueilleuse supériorité qu'il s'attribuait. Mme r'errier qui, depuis un moment, remarquait le greste machinal
i6î ger**'' il i>e
qu'il r-«*^.' urs 1"« P 1^'^^ jui
propre, ^^^ ^.^deur avouer ^ .
faisait rn-l^tse'^l^^ifr^^;
;ra:n--r;i.v^'"X--'-
BWe répéta • ^
„ pauvre enfant. ^^^sèrent,
VSn\ongmomenr ^^^^^^te;
^«,eFerrierdemanda ^ ^^.^^^^^ „ Raymond VOUS! ^^^j^ que pas? J'ai vu tout ^^^^j^
vous sympathiser.ez- J ^^^,.^j.
heureuse qu'il vous euil'
table ami.. remarquer
comme elle savait h^-^ ^^ ^^^^ f>r-enclre; n'aurait-elle P . ^.^^^6 'ui souhaiter la bonne o cr-^^^cir Raymond P^u^ ^"J'' 9.»«uraittoutàygra|rne;-Ve-
'^^. jours, son ai«° \;t gra-
pas <^'^''^^^^ .
Il réponf^^' « M^i^ -^^
l'aime^ .' " Les deuX/^
pas à repar^^ ;
à son fil^f
sourire un p( « Eh bien !
pipe ?
Ce fut au sortir di lendemain, que tous rencontrèrent, sur le du bord de mer, Mme ses enfants.
On leur présenta Ray Minnie, si absorbée c, en elle-même, ne put s'e
^^ l'avrii.
de remarquer sa timidité, mais comme cette timidité ne manquait pas de grrâce mâle et de loyauté naturelle, elle n'en fut point choquée. 11 avait belle mine dans son large et souple vêtement, portait bien, au lieu d'un ridicule chapeau melon, la casquette marine en drap bleu.
Lui, ne sut l'embrasser d'un de ces regards qui jugrent de l'engemble et du détail, regrards fémijiins, décisifs et sans appel ; à peine osa-t-il la regrarder. Il n'eut gi;i dire comment elle était habillée ^i quelle forme de visag^e elle gi^v^ait; il ne vit qu'une silhouette ^r^cieuse, deux beaux yeux, une ^^pression d'âme fine et délicate ; ^e f Lit tout et assez ; elle lui plaisait- Mais cela, il ne le savait j^énie pas, il ne le formula en rien dans son esprit, se sentit seulej^eiit l'âme libre en sa présence, gt sans ennui, lui qui craig-nait
l'intérêt aflectueux dont elle se sentait enveloppée par tous, mâi^ qui en était g-ênée et qui réclamait qu'on ne fit point attention à elle, car sa pudeur s'alarmait de l'idée qu'on savait pourquoi elle ne pouvait dissimuler, ce maùtv, une tristesse éparse dans VOWX.
l'être, la courbature morale d'ww lendemain d'épreuve. De plus elle était sous l'influence d'un état nerveux et délicat, qu'il lui semblait que des yeux exercés pouvaient lire dans ses yeux alang-uis, sur ses traits pâlis ; de tout temps, cette idée lui causait un malaise, même auprès de sa mère et d4 son frère. Son maintien en prenait un charme particulier, à la fois dolent, discret et volontaire, où Ion sentait le retirement d'une àme sensible, tapie aux agruet-T v-^brant au Plus frêle contacf^' • Mais, -, dit M. Ferrier
nousn'allons pas tous escai;^;;
SOV.S le pont du chemin de fer où ..n train, avec un fracassant écho ronlait. Dans l'avenue, sur droite, on apercevait la gare, le omnitous d'hôtel, et, accoudés a la iDalvistrade, les cochers et les grooms en livrée, la tête tendue, les ye\ix ronds, la bouche ouverte comme des requins pour happer \in solitaire voyagreur. La crudité des légumes d'un petit marché emplit bientôt l'air d'une odeur ci'lierlDes et de choux. Entre ses quatre ormes formant bosquet, VJiSiei de Savoie montra ses murs t>ovievix; Mme Loustigarel, en ta.t>lier blanc, sur le seuil, fit de l^<^iri la révérence, et le petit bossu «qui, assis sur une borne, fumait vine cigrarette, se mit dans la position militaire, raide, la main à la casquette. Cela rappela aux T^ug-les leur arrivée, et les marnans se sourirent, Mme Rug^les rnurmura :