‹ L'Azotémie au cours de la "Néphrose lipoïdique"Chapitre 16 sur 36 · DO · texte numérisé non relu

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OBSERVATION XLI. — (Thèse de Wau).

Fille 3 ans, début en fin juillet 1928, œdèmes, grosse albuminurie. Sÿndrome humoral caractéristique, urée : 0,39 le 21-12-28. Mort le 24 décembre 1928 par bronchite capillaire.

Un premier fait doit être signalé : l’ensemble de ces observations porte sur un temps relativement court, moins de six mois dans 18 cas, six à douze mois dans 12 cas, un à deux ans dans 6 cas, deux à trois ans dans 4 cas, et une seule observation comporte une durée de plus de 3 ans. En somme, près de trois quarts des observations portent sur moins d’un an et plus des sept huitièmes sur moins de deux ans.

Au contraire, les observations de néphrose secondairement compliquée d’azotémie, que nous rapportons dans les chapitres suivants, portent sur des laps de temps, plus étendus. Sur les 14 cas que nous avons réunis, aucun ne comporte une durée d’observation inférieure à six mois, quatre portent sur 6 mois à un an, trois sur un à deux ans, quatre sur deux à trois ans et trois cas excédant trois ans. En somme, un quart seulement de ces néphroses avec azotémie a été observé pendant moins d’un an et la moitié des observations porte sur plus de deux ans.

La seule comparaison de ces chiffres tend à faire penser que, si dans une grande partie des observations, il n’a pas été noté de chiffre élevé d’urée sanguine, c’est que les malades n’ont pu être suivis

assez longtemps. En effet, l’azotémie est fréquemment tardive. Nous verrons ultérieurement la difficulté de préciser la date moyenne de son apparition qui paraît être variable, comme l’est peut-être l'élément pathogénique qui la détermine. Il est certain qu’elle peut se faire attendre très longtemps : seize mois dans un cas de LaBBé, Brrx et L'AUDAT, quatre ans et quatre mois dans un cas de BoxxamMour, DüPpLAnNT, JAxNicor et MorELoN, trois ans et huit mois dans une observation personnelle que nous détaillons plus loin. Elle peut même survenir au cours de néphroses très améliorées, depuis longtemps parfois et dont on pouvait espérer la guérison (cas de Bonnamour, Dupzanr, Jannicor et More- Lon, cas de Werzz-H4AiLÉ et ABazza et de DEBRÉ Messimv et GIrLBRUN).

Pour juger, avec exactitude, de la fréquence de l’azotémie secondaire, 1l faudrait donc que la statistique portàt sur des observations longues et, en outre, complètes. Or, un certain nombreides 41 observations précédentes ont été publiées dans de but de préciser tel ou tel point du syndrome clinique ou humoral par exemple, mais l’azotémie n’a été l’objet d'aucune étude spéciale. Dans dix-huit cas, un seul dosage d’urée est consigné, en général pratiqué lors de l’entrée du malade à l'hôpital et l’évolution de l’azotémie n’a pas été notée. Trois observations en particulier ne relatent que les faits :observés à Un premier examen et on n’y trouve aucun élément se rapportant à l'évolution de-ces néphroses.

Même, parmi les cas étudiés plus complètement, la néphrose n’a pas été suivie de bout en bout. Dans dix observations, l’évolution fut écourtée par une complication mortelle : méningite tuberculeuse, rougeole grave, broncho-pneumonie, méningite ou péritonite pneumococciques. Dix-neuf autres ont été publiées alors que, d’une manière évidente, l’évolution n’était pas terminée : tantôt le tableau chnique est encore complet, tantôt lune amélioration plus ou moins sensible a été enregistrée. Mais si l’on songe que la néphrose lipoïdique est une maladie chronique, s’étendant sur des années, évoluant avec des phases de rémission, il est logique de penser que ces améliorations ne sont pas défimtives. De fait, des reprises d’une, néphrose, qui semblait en bonne voie de guérison, peuvent survenir, et souvent tardivement .: 26 mois, et un an après le début, dans deux observations de BLrecamann, 21 mois dans une observation de Duroix.

Dans douze autres cas, le processus néphrotique a évolué vers la guérison. Mais encore cette guérison est-elle difficile. à affirmer avec certitude. Les tests humoraux font souvent défaut. Par ailleurs, le recul manque, fréquemment pour la juger définitive. La guérison a été vénifiée respectivement ;cinq mois et un an après la fin de la maladie dans les seules observations de Nové-JosseranD, Mie Rowcrier et FeurzLape et de Penw et Me Roucrer.

Aux considérations précédentes, s'ajoutent d’autres arguments permettant de penser que beau-

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