‹ L.-E. BarriasChapitre 2 sur 4 · BARRIAS · texte numérisé non relu

BARRIAS

de Paris, prit une part brillante à différents combats, et contracta, croyons-nous, une grave maladie déterminée par les privations et le rude service des camps et de la tranchée. L’inspiration du soldat se retrouve, sans nul doute, dans ces « fiers groupes «, selon l’expression de M. Lafenestre, qu’a sculptés ultérieurement, en commémoration de divers épisodes de la guerre, le ciseau de Barrias. Tout le monde a présent à l’esprit la Défense de Paris, érigée au rond-point de Courbevoie, et la Défense de Saint-Quentin, qui se dresse, dans cette dernière ville, sur la Place du 8-octobre, et qui rappelle un des plus glorieux épisodes de la résistance nationale.

Le talent, très fécond, de Barrias a pris, du reste, au cours d’une production abondante et multiple, des formes extrêmement variées. Tour à tour, en parcourant la liste fort longue de ses ouvrages, nous rencontrons cette Jeune Fille de Mégare (Musée du Luxembourg), suave et simple, naturelle et vivante, d’une exécution serrée et souple, pour laquelle l’élève de Léon Cogniet, de Cavelier et de Jouffroy, fixa, de bonne heure, l’attention de la critique ; — la Fondation de Marseille (Musée de l’École des Beaux- Arts) ; — le Serment de Spartacus, placé, en 1877, dans le Jardin des Tuileries, et représentant Spartacus jurant de venger son père qui, derrière lui, nale sur une croix ; — le buste en bronze d’Henri Regnaùlt, que l’on peut voir au lycée Henri IV ; — le Bernard Palissy, en pierre, de la façade de l’Hôtel de Ville, dont- une réplique en bronze figure dans le square de Saint-Germain-des-Prés ; —

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