ASSISTANCE
de prêcher en allemand et de pourvoir aux besoins de tous les pauvres allemands, c’est-à-dire ceux qui dépendaient de l'Empire, y compris «l'Alsace, la Lorraine, la Suisse du Pays allemand, la Hollande, le Pays flamand, l'Angleterre, la Suède et la Pologne ». La diaconie allemande assistait ses pauvres et accordait de légers secours aux passants. Elle rendait régulièrement ses comptes et était présidée par un conseiller d'Etat délégué !.
La Bourse francaise, dont l'origine remonte au XVI: siècle, à l'époque de la Réformation, n'avait ni frais de culte, ni frais d'école. Elle devait assister les pauvres français, y compris ceux des petites souverainetés de France®. Elle était présidée par un pasteur membre de la Compagnie. Elle rendait ses comptes à ce corps et le Conseil d'Etat avait le droit d'inspecter ses livres, s’il le jugeait convenable. Elle était administrée par huit diacres nommés par la Compa gnie et parles diacres sortant de charge. Elle assistait tous les Français réformés indigents ou en passage à Genève.
1 La Bourse allemande était dirigée par un Consistoire formé du pasteur, d'anciens, de diacres et, plus tard, de sous-diacres. Ses règlements datent de 1663, 1697, 1814, 1832. — Voir Vaucaer-Moucnon, Fragments historiques sur les institutions de bienfaisance de la Ville, République et Canton de Genève, Genève, 1846, 208 p.in-80; H. Heyer et L. Jouanxor, Les Diaconies de la Ville de Genève, Genève, 91 p. in-8o, 1900, p. 8.
? David Busanton, de Gemeaux en Bourgogne, passe pour le fondateur de cette Bourse. En 1545, il iégua mille écus pour cette Bourse et autant à l'Hôpital. — Voir Picot, Histoire de Genève, Genève, 1818, t. I, p. 405; France protestante, 1re édition; OprER-CAZENOYE,
L'Hôpital de Genève, Genève, 1862, p. 11; Vaucaer-Moucox, 0p. cit., p. 51-52; H. Hexer et L. Jomaxxor, 0p. CE p Ji etc