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La Bourse italienne! subvenait aux frais de culte en langue italienne (entretien de ou des pasteurs, d'un organiste, d’un chantre, etc.) et, subsidiairement, aux nécessités des réfugiés italiens pour cause de religion, des prosélytes et des pauvres d'origine italienne. Les ressources provenaient de collectes faites parmi ses membres et d'un droit d'habitation prélevé avec l'autorisation du gouvernement.
En 1727 et 1735, deux legs importants, les less Clignet et Neuville, vinrent augmenter son fonds capital ; le premier de ces legs était affecté à l'entretien d'un étudiant en théologie des Vallées Vaudoises, le second à l'entretien d'un instituteur pour l’enseignement de la langue italienne.
La colonie italienne, d’abord assez nombreuse pour avoir trois et même quatre pasteurs, diminua peu à peu, si bien qu'au XVIIT* siècle le Conseil consentit à la suppression de la prédication en langue italienne; et vers 1780 l'Eglise disparut les diacres seuls subsistèrent?.
! Les renseignements que je donne ici sur la Bourse italienne m'ont été fournis par M. Léopold Micheli, conservateur des manuscrits à la Bibliothèque publique. Je saisis cette occasion de le remercier de sa parfaite obligeance. Voir aussi J.-B.-G. Gazrrre, Le Refuge italien, Genève, 1881.
? En 1800, en vertu de l’art. vr du traité de Genève à la France, la Bourse italienne fut constituée en société destinée :
1° À exercer des actes de bienfaisance envers des nécessiteux d'origine italienne établis à Genève et de religion protestante;
20 À pourvoir à l’enseignement gratuit de la langue italienne dans la commune de Genève ;
30 À assister les personnes qui la composent et leurs familles quand des circonstances malheureuses les forceraient à y recourir.
La Société se composait alors de 31 individus, tous descendants les directeurs de la Bourse italienne de 1759. Au moment de sa liqui-