HONORAIRES
2000 florins pour ceux qui supportaient les frais de leur appartement.
M. Borgeaud, à qui nous empruntons ces renselgnements, assure que si la Compagnie se contenta d'honoraires aussi modestes, c'est qu'elle avait de l'argent, ce qui lui permettait d'accorder des subsides à ses membres. En effet, par suite de diverses circonstances, la Compagnie avait alors à sa disp”sition un capital qui provenait de legs et de la générosité des fidèles. Ce fonds qui n’a jamais été considérable, permettait à la Compagnie de supporter les frais de remplacement ou de soulagement des pasteurs âgés ou malades quand ceux-ci étaient peu fortunés. Une grande partie de ces ressources d’ailleurs était absorbée par des secours aux ecclésiastiques persécutés ou réfugiés, et par des subsides à des Eglises pauvres ou à des étudiants nécessiteux.
En 1777, les citoyens attachés à l'Evangile et désireux de soutenir leur Eglise, frappés du petit nombre de jeunes gens qui se destinaient à la carrière ecclésiastique, comprirent qu'il était nécessaire d'améliorer la situation matérielle des pasteurs; le résultat de leurs efforts fut d'amener le Conseil à porter le traitement des pasteurs de la ville à 3500 florins et celui des pasteurs de Ia campagne à 1800 florins!.
D'autre part, les pasteurs comme les professeurs étaient exempts des gardes et n'avaient pas à contribuer pour les fortifications, sauf dans les années particulièrement critiques. C'était, dit M. Borgeaud,
Reg. de la Compagnie du 17 juillet 1778.