‹ L'E?glise de Gene?ve, 1555-1909;Chapitre 47 sur 170 · L'INSTRUCTION PUBLIQUE · texte numérisé non relu

L'INSTRUCTION PUBLIQUE

Compagnie eut la sagesse de renoncer, sans trop se faire prier, à ses privilèges !.

Quant à l’enseignement théologique, nous avons vu à quelle misérable condition la Révolution l'avait réduite, et comment, sous l’Empire, la Compagnie avait cherché à parer de son mieux aux lacunes de l'enseignement. Duby, nommé professeur honoraire d'art oratoire, apportait à cet enseignement, nous dit Cellérier qui fut son élève, de fortes études, de longues méditations. « Ses lecons neuves et originales, ses directions méthodiques et approfondies, ses prédications travaillées et frappantes ouvraient aux étudiants un horizon inconnu et exeitaient leur enthousiasme ?. »

Dès 1806, l'histoire ecclésiastique était professée d'une manière sérieuse et suivie par J.-E. Vaucher. Lors de la démission de J.-L. de Roches en 1816, puis de celle de Pierre Picot en 1817, la Compagnie appela à l'œuvre, continue Cellérier, deux Jeunes professeurs, auxquels on demanda de réveiller les études scientifiques, dont on sentait le besoin, mais qu'on ne savait où chercher. Tous deux, ajoute-t-il, par le milieu dans lequel ils avaient été formés et par l'absence d'études faites à l'étranger, ne pouvaient guère être que des hommes de transition.

1 « La Compagnie académique eut son importance réelle, suivant Cellérier, principalement dans les intérèts généraux de l'instruction publique et tout spécialement de l'instruction soit élémentaire soit classique. Ce corps resta maitre des élections qui lui étaient réservées par la loi et il remplit ce mandat avec honneur et intelligence. » Cer- LÉRIER, L Académie de Genève, 1872, p. 97.

? CeLLÉRIER, 1bid., p. 117.

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