AU XIX° SIÈCLE
Cependant, sous leur impulsion, le mouvement s’accrut et les rapports avec la science allemande commencèrent !. »
La nomination de Cellérier à la chaire d’hébreu, de critique de l'Ancien et du Nouveau Testament et d’antiquités sacrées, était excellente, et il imprima tout aussitôt à la Faculté une direction nouvelle qui réunit tous les suffrages, même ceux des historiens du Réveil. La nomination de J.-J.-C. Chenevière à la chaire de théologie, c'est-à-dire de dogmatique, fut beaucoup plus discutée, car le jeune professeur eût été mieux à sa place dans toute autre chaire que celle qu'on lui confia. Il n'avait pas l'esprit assez spéculatif, ni assez philosophique pour l'enseignement de cette discipline. Aussi put-on, sans injustice, lui reprocher de ne pas saisir la gravité de telle question soulevée?. Et s'il guerroya à outrance contre le Réveil, il faut reconnaitre qu'il fut souvent mal inspiré dans sa méthode de combat. Les adversaires de l'Eglise de Genève n'ont pas manqué de le relever avec vigueur. Enfin Chenevière est tout à fait un homme du XVIII° siècle. Il eût été à sa place quelques années plus tôt. Mais, en 1817, il représentait une théologie qui allait disparaitre. Chenevière ne le comprit pas etileut le grand tort de conserver son enseignement beaucoup trop longtemps (jusqu en 1565). Ces réserves faites, le choix de la Compagnie se Justifiait aisément. C'était un brillant orateur, qui avait exercé avéc distinction un ministère à Marseille, puis
1 CeLLÉRIER, p. 118.
? De Gozrz, p. 201-209.