‹ L'E?glise de Gene?ve, 1555-1909;Chapitre 96 sur 170 · CHAPITRE VII DES INTERROGATIONS QUI SE FONT DEVANT PAQUES · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII DES INTERROGATIONS QUI SE FONT DEVANT PAQUES

D'autant qu'en la confusion de la papauté plusieurs n'ont été enseignés en leur enfance, tellement qu'étant en äge d'hommes et de femmes, ils ne savent que c’est de chrétienté : nous avons ordonné qu'il se fasse visitation chaque année par les maisons, pour examiner chacun simplement de sa foi, afin que pour le moins nul ne vienne à la Cène sans savoir quel est le fondement de son salut : et surtout qu'on interroge serviteurs, chambrières, nourrices et gens étrangers étant venus ici d'ailleurs pour y habiter, afin que nul ne soit admis à la Cène devant qu'avoir été approuvé. Que la dite visitation se fasse devant la Cène de Pâques et qu'on prenne assez bon espace de temps pour avoir loisir de la parachever.

Que les ministres [répartissent entre eux, selon qu'ils aviseront, les quartiers auxquels ils pourront fournir : même qu'ils suivent l'ordre des dizaines, et que chacun ait avec soi un des anciens, afin qu'ils puissent consulter entre eux touchant ceux qu'ils ne trouveront nullement instruits pour les remettre au Consistoire, s'ils ne font nul devoir de profiter, et semblablement ceux qui se gouverneront mal, et que le dizenier soit tenu de leur faire compagnie et de les adresser, afin que nul ne s'exempte de soi-même de répondre à la dite visitation.

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