PEU
Signes physiques : Inspection : Ventre plutôt un peu excavé. Parois” amaigries, Quelques ondulations péristaltiques.
Palpation : Défense très intense des muscles de la paroi et sensation, dans la région épigastrique, d’une petite masse dure, grosse comme une pièce de deux francs, superficielle et un peu douloureuse. Pas de clapotage. Pas de ganglion de Troisier.
Percussion : Pas de signes marqués de dilatation.
Rien du côté de la cavité abdominale, du foie, de la rate. Rien aux différents viscères supérieurs. Urines normales.
Le malade suit le régime de l'hôpital : soupe, viande et légumes donnés en quantités sensiblement égales.
TRAITEMENT. — 7 août : Repas d’épreuve d'Ewald. Le malade est mis au régime lacté absolu et traité par l’eau chloroformée, la noix vomique, la potion de Rivière. Sous l'influence de ce traitement, peu d'amélioration.
18 août : Administration d’eau de mer : un verre de 200 grammes par jour, une demi-heure avant de manger, avec partie égale d’eau ordinaire, N'éprouve, sous l'influence de cette médication, ni coliques, ni nausées, ni diarrhée.
21 août : Amélioration notable dès les premiers jours : cessation des vomissements, diminution des phénomènes douloureux, léger retour des forces et surtout retour progressif et très rapide de l’appétit.
25 août : Appétit très marqué, le malade mangerait énormément. Plus de nausées, plus de vomissements. Un peu de tendance à la constipation. Quelques légères douleurs du côté de l'estomac; à la palpation, on sent toujours la même masse dans la région épigastrique.
CONCLUSION. — Sous l'influence de l'eau de mer, retour de l'appétit, fringale, retour des forces. Il se déclare guéri et part enchanté, demandant une ordonnance pour reprendre le traitement s’il en avait besoin à nouveau. Nous n'avons pas pu revoir ce malade.
No
Salle 14, lit 8-18. — Durée du traitement : 10 jours.
ÉLÉMENTS DOSÉS | AVANT L'EAU DE MER | APRÈS L'EAU DE MER | DIFFÉRENCES CONTENU STOMACAL
VOOR 100 ce. 250 ce. + 150 ce.
COUR Re ere jaune jaune
Odeur Hem .butyrique normale — acide Hiltrationé rer lente facile + rapide NSDECPRSE NE TE malières bien divisées|matières bien divisées — Acidité totale. . . .. 0,900 3,280 + 2,380 H@IAiDre Pr. Nr 0 0 0 Rapport + STE à 0 0 0 Acide lactique . . . .| présence très nelle présence faible — Acide acétique . . .. 0 0 0 Acide butyrique . .. présence traces infinitésimales — Sucre réducteur . . . 26,00 13,60 — 12,40
OBSERVATION XVI (personnelle).
Recueillie dans le service de M. le Dr Bouver.
Dyspepsie hyposthénique chez une alcoolique névropathe. — Eau de mer coupée, puis pure. — Légère amélioration.
Marie B..., 40 ans, journalière. Salle 4, lit 12.
Entrée à l'hôpital pour maux d'estomac.
CommÉmorarTirs. — 1° Antécédents héréditaires : Parents morts vieux.
2 Antécédents collaléraux : Quatre frères bien portants.
3° Antécédents personnels : Variole à 3 ans. Réglée à 16 ans, et depuis régulièrement; sang rouge mais peu abondant. Les règles commencent à devenir irrégulières et moins importantes. On note dans le passé de Marie B... de forts excès alcooliques. La malade prenait trois litres environ de vin par jour, qu'elle accompagnait de de trois à cinq petits verres de rhum et de quelques byrrhs et vermouths. Elle prétend avoir cessé de boire depuis un an et demi.
4 Histoire de la maladie : Les souffrances de l'estomac ont débuté
Er
l'hiver dernier. À ce moment elle toussait beaucoup et venait de se mettre des vésicatoires sur la face antérieure du sternum. Ces douleurs gastriques s'accompagnaient d’envies de rendre, puis de vomissements alimentaires bilieux ; ces derniers se produisaient quelquefois aussitôt après le repas, ordinairement quelques heures après, mais étaient toujours suivis d'un soulagement immédiat. Renvois et régurgitations acides à cette même époque. Depuis cinq ou six mois les douleurs deviennent plus violentes sous forme de crampes, s'irradiant aux côtes et à la colonne vertébrale, au niveau des sixième et septième dorsales. Le régime lacté a été institué depuis six mois, avec quelques œufs et un peu de bouillon ; très rarement de la viande.
Il y a deux mois et demi, Marie B... a été opérée d'une hernie d'effort venu au cours de sa maladie. Ajoutons qu'elle a toujours été très nerveuse, surtout dans ces derniers temps.
Erar ACTUEL (au 11 décembre 1906). — £Ætat général : très affaiblie ; elle ne tient pas sur ses jambes. Amaigrissement considérable. Muqueuses décolorées. Pas de fièvre. Poids : 50 kilogr. 700.
Appareil respiratoire : Toux rare, quelques crachats. Rien à l’auscultalion.
Appareil circulatoire : Pouls à 76. Artères dures ; légère hypertension. Quelques palpitations. |
Système nerveux : Crises de nerfs, sans perte de connaissance; crises de pleurs fréquentes avec grande mélancolie, le tout cessant brusquement pour faire place à de la gaieté. Grandes colères. Sensibilité cutanée à la douleur et à la chaleur à peu près conservée; un peu diminuée cependant, à droite, au bras et à la jambe. Pas d'hyperesthésie. Insensibilité cornéenne: et pharvngée. Zone hystérogène ovarienne,
En somme, légère hystérie, à prédominance actuelle gastrique comme nous allons le voir.
Appareil digestif : Langue blanche, saburrale, Bouche mauvaise. Haleine fétide. Dents assez mauvaises. Douleurs spontanées sous forme de violentes crampes et de brûlure au niveau de l'estomac et de l'œsophage, surtout la nuit.
Renvois el régurgilations légèrement acides, sans goût d'œufs pourris. Vomissements irréguliers, mais dès qu'elle mange. Verti-
as) ee
ges. Maux de tête. Bouffées de chaleur. Constipation tenace, Pas d’appétit, dégoût des aliments.
Inspection : Pas de ballonnement. Pas d’ondulations, mais quelques contractions en masse.
Palpation : Défense musculaire et forte douleur au niveau de la région épigastrique. Légère sensibilité dans la fosse iliaque gauche, Pas de suceussion, ni de clapotage.
Percussion : L'estomac débute à trois travers de doigt au-dessous du mamelon et finit au niveau de l’ombilic. Foie normal.
Appareil urinaire : Urine abondante, nerveuse, caractérisée par la diminution de l’urée et des phosphates.
TRAITEMENT. — L'équilibre alimentaire est admirablement assuré puisque le régime actuel date de six mois : lait, un peu de bouillon, œufs et laitages.
Nous nous décidons, malgré la coexistence des phénomènes nerveux, à essayer le traitement marin.
21 décembre 1906 : On fait un premier repas d'épreuve, puis on administre à la malade, pendant huit jours, de l’eau de mer à la dose réduite de 50 grammes quotidiennement, étendue de son volume d'eau d'Evian.
23 décembre : La constipation n'a pas cessé; de plus, aucun des symptômes morbides n’a disparu ou même cédé en partie. Le tableau clinique persiste dans son intégralité.
28 décembre : Douleurs augmentées, surtout la nuit, el irradiées aux reins et aux épaules. Nausées, mais pas de vomissements. Renvois insipides. Lourdeur d'estomac qui parait enflé. La constipation n'a pas cessé. Bouche salée, pâteuse. Pas de sommeil, malade très énervée. Tournements de tête. Violentes démangeaisons coïncidant avec l'apparition de sillons acariens.
30 décembre : Nouveau repas d'épreuve. Le repas ne put être supporté et la malade l’a rendu spontanément une heure après l'ingestion, ce qui a évité un tubage. Nous remplacons les 50 grammes d’eau coupée par 100 grammes d’eau de mer pure.
2 janvier : Nous portons la dose à 200 grammes d'eau pure par jour.
4 janvier : Langue moins blanche sur les bords. Bouche assez
Volume Couleur
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Acidilé
ÉLÉMENTS DOSÉS
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