‹ L'Eau de Mer en Ingestion dans les Dyspepsies: Son Influence sur la Sécrétion Gastrique et l'Excrétion UrinaireChapitre 21 sur 37 · ET TR · texte numérisé non relu

ET TR

Palpation : Une très légère sensibilité sous-xiphoïdienne à là pression. Un peu de clapotage. Foie normal.

Percussion : L'estomac est énorme et descend à trois doigts audessous de l'ombilic. |

Appareil respiratoire : Toux légère, mais fréquente.

Un peu de submatité aux deux bases, en arrière, à la percussion.

L'auscultation dénote à ces deux bases quelques râles congestifs.

Le malade est mis au lait pendant quinze jours. Le régime amène une amélioralion manifeste. Puis on commence à permettre les laitages et les œufs. Le bon état se maintient. On essaye à ce moment d'augmenter encore la nourriture et de donner quelques légumes; aussitôt aggravation de l'état et apparition dés maux de têle qui avaient cessé.

B... se remet de lui-même au lait, désespéré de ce régime qui ne lui plaît guère et qu'il a peur de continuer longtemps.

C'est alors que nous essayons l'eau de mer.

TRAITEMENT. — 18 janvier 1907 : Nous prescrivons comme toujours 100 grammes d’eau de mer pure pendant les trois premiers jours, puis 200 grammes durant les jours suivants.

20 janvier : Immédiatement sensation de mieux et grand appétit. Le malade prétend que le remède lui fait un bien qu’il n’a pas ressenti depuis longtemps. Les selles sont plus abondantes et plus liquides, sans être vérilablement diarrhéiques (deux fois par jour).

26 janvier : B... va si bien que nous faisons un nouvel essai d’alimentalion. Aucun des symptômes morbides ne reparaît cependant.

8 février : Le malade a continué à augmenter peu à peu sa nourriture. Actuellement il est arrivé à un régime léger, mais varié, sans éprouver ni lourdeur stomacale, ni migraines. Il est enchanté,

10 mars : L'amélioralion ou plutôt la guérison presque totale se maintient admirablement.

Nous interrompons la médicalion que B... lient à reprendre plus tard. |

Rd

OBSERVATION XIV (personnelle).

Recueillie dans le service de M. le D' ARNozAN.

Dyspepsie hyposthénique Chez une dilatée. Æ Eau de mer pure. — Amélioration.

Marie V..., 46 ans, lisseuse puis femme de journée, Salle 8, lit 5.

Entrée le 3 mai 1906 pour douleurs d'estomac et grande faiblesse.

COMMÉMORATIFS. — 1° Antécédents héréditaires : Jamais de maladies dans la famille, mais deux accidents mortels.

2° Antécédents personnels : La malade dit n'avoir jamais eu aucune indisposition dans sa jeunesse, mais tousse un peu depuis longtemps. Influenza il y a trois ans. Cet hiver, elle prit froid et se mit à tousser bien davantage; elle continue actuellement.

Réglée à 16 ans, règles peu abondantes, irrégulières, qui existent encore. Deux enfants morts, l'un en nourrice, l’autre à douze jours.

3° Histoire de la maladie : Il y a une douzaine d'années, la malade présenta une dilatation d'estomac; elle dit avoir eu le ventre très gonflé. Anorexie presque complète. On lui fit des lavages d'estomac, puis on la mit au régime lacté avec poudre de viande. Malgré cela, beaucoup de renvois à saveur aigre et vomissements. La malade n’était d’ailleurs tranquille qu'après avoir rendu beaucoup. Pendant celte période, constipation qu’elle attribuait au lit, et qui cessa dès qu'elle se leva.

Il y a six mois, essoufflement avec crises, surtout le soir, qui dura pendant deux mois. Enfin, il y a une huitaine de jours, Marie V... se sentit très faible; elle dit avoir été privée de nourriture. Elle souffrait toujours de l'estomac, mais ne précise guère le moment de la journée; c'était plutôt après le déjeuner qui, souvent, « ne coulait pas ». Renvois aigres continuels.

EraT ACTUEL (au 4 mai 1906) : Etat général : Affaibli. Téguments pâles, légèrement jaunâtres. Conjonctives décolorées. Assez amaigrie; prétend avoir été beaucoup plus grasse.

Appareil digestif. — Signes fonctionnels : Les phénomènes énumérés plus haut coexistent tous.

Sensation de poids après le repas, de gonflement (la veille encore Barrère 6

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Salle 5, lit 5. — Durée du traitement : 10 jours.

ÉLÉMENTS DOSÉS | AVANT L'EAU DE MER | APRÈS L'EAU DE MER | DIFFÉRENCES CONTENU STOMACAL

| MOIUE MERE 130 cc. 12510C; — 5 cc.

COULEUT EAN APR grisâtre incolore Ole Er ere normale normale = Hiliratone ee re très lente assez facile + rapide ASDECIRE Eee Te matières peu divisées matières assez divisées| + digéré Acidité totale. . . . . 0,250 0,450 + 0,200 HGdibre nee 0 0 0 Rapport — -eEe 0 us 0 0 Acide lactique . ... présence présence = Acide acétique. . . . 0 0 0 Acide bulyrique . . . 0 (0 0 Sucre réducteur. . . 27,10 10,05 — 17,65

de son entrée). L'appétit est extrêmement capricieux; généralement la malade mange peu. Pas de fortes crises pendant les heures qui suivent le repas, pas de douleurs aiguës. La langue est propre. ‘ Inspection : Ventre légèrement ballonné.

Palpation : On ne réveille pas de douleur à la pression. Clapotage et succussion hippocratique plusieurs heures après le repas.

Percussion : Sonorité exagérée ; forte dilatation. Foie normal.

Appareils respiratoire et circulatoire : Rien à noter.

TRAITEMENT. — 7 mai 1906 : Repas d’épreuve, puis la malade est mise au régime régulier de l'hôpital.

8 mai : La malade a toujours les mêmes troubles gastriques. On commence l'eau de mer pure : 100 grammes par jour. Diarrhée intense toute la journée.

9 mai : Encore une selle en diarrhée. La sensation de gonflement et de poids après le repas disparaît.

A mai : La diarrhée a complètement disparu. L'appétit est considérablement augmenté. La malade a l'estomac moins ballonné. Sonorité presque normale. Plus de renvois. Digestion moins lente.

En AT E.

18 mai : L'amélioration a fait beaucoup de progrès. Appétit régulier. Les forces reviennent. Nouveau repas d'épreuve. Les analyses sont faites par la pharmacie des hôpitaux.

OBSERvATION XV (personnelle).

Recueillie dans le service de M. le D' ARNOZAN./

Dyspepsie hyposthénique chez un éthylique. — Néoplasme probable, — Eau de mer coupée. — Amélioration complète.

Rémi N..., 53 ans, terrassier. Salle 14, lit 8-18.

Entré le 28 juillet 1906 pour vomissements et douleurs d'estomac.

COMMÉMORATIFS. — 1° Antécédents héréditaires : Nuls ; parents morts très âgés.

2° Anñtécédents personnels : À 24 ans, fièvre typhoïde ; aucune autre maladie. Buvait régulièrement un litre et demi de vin par jour; quelquefois deux et trois litres. Peu d'alcool. Pas de traumatisme stomacal.

3° Histoire de la maladie : I y a sept ou huit mois, N... commence à éprouver des coliques débutant au niveau du creux épigastrique, mais de très courte durée. Intolérance gastrique absolue; anorexie. Affaiblissement. Depuis celte époque il a beaucoup maigri; il ya un an il pesait 73 kilogr., et actuellement 60 kilogr. 800. Son teint a beaucoup changé ; de rose et coloré autrefois, il est devenu d’une grande pâleur mais non cachectique. Perte progressive des forces.

Depuis deux mois, vomissements incessants ; il lui arrive souvent de vomir des aliments absorbés un ou deux jours auparavant. Jamais d'hématémèse ; pas de melæna. Constipation intermittente, mais jamais de diarrhée.

ÉraT ACTUEL (au 5 août 1906). — £tat général : De plus en plus mauvais. Perte des forces et amaigrissement. Pâleur extrême. Pas d'æœdème.

Appareil digestif. — Signes fonctionnels : Les divers symptômes notés plus haut persistent : douleur stomacale, vomissements incessants avec signes de sténose pylorique, diminution de l'appétit par perte de la sensation de faim.

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