CHAPITRE PREMIER t MR F
Far cinq. ans, Aïcha ben ne fille de
SE Salem ben Brahim, caïd de la tribu
des Ouled-Chaïb, était bien la plus sau-
rad'ine’ grenade éclatée.
reuse de la race illuminait. son gentil
vage petite moricaude. qui se püût voir.
Une étoile bleue et deux minuscules - croix rehaussaient bizarrement d’un tatouage d'azur la peau brune de son front 7 bas. | | Ses cheveux noirs et drus bouffaient sous une calotte de cuir rouge, enca- draient de leurs frisons naturels des joues -mates où la tiédeur du sang mettait une | transparence dorée. Et dans une coton- nade bleue à raies vertes, le corps agile se démenait, torse, bras et jambes nus, élégant, maigre, HAie re ii - Elle avait de grands veux luisants d’un feu noir, une bouche fière où le sourire, découvrant un fil nacré et serré ae perles, faisait songer à la fraîcheur L'âme aventu-
visage un peu dur, au nez GEQLE, au men- SEon volontaire.
Des siècles de vie nomade à travers
| . plaines désertes du Sahara algérien
“parfumaient cette jolie fleur de chair
.. d'uné odeur de soleil et de vent. Elle
… était d'extraction très pure. Son berceau,
Lier A \ :
une peau de mouton,
pierreux; ses premières maisons, la tente
Heu
au pan relevé sur le scintillement des ciels nocturnes, ou bien, en plein midi,
- quelque dos cahotant d'âne ou de cha | mea: er : LATEST ir