‹ L'ébénisterieChapitre 10 sur 24 · Abecedario, t. Ier, p · texte numérisé non relu

Abecedario, t. Ier, p

cette passion de Boulle pour les dessins, gravures et peintures, les embarras d'argent qui rendirent si pénible la seconde partie de la vie de notre célèbre ébéniste. « Cet homme qui a travaillé prodigieusement, écrit-il, et, pendant le cours d'une longue vie, qui a servy des roys et des hommes riches, est pourtant mort assez mal dans ses affaires. C'est qu'on ne faisoit aucune vente d'estampes, de dessins, etc., où il ne fût et où il n'achetât, souvent sans avoir de quoi payer; il falloit emprunter, presque toujours à gros intérêt. Une nouvelle vente arrivoit , nouvelle occasion pour recourir aux expédients. Le cabinet devenoit nombreux, les dettes encore davantage, et pendant ce temps le travail languissoit. C'étoit une manie dont il ne fut pas possible de le guérir. »

Nous avons démontré autre part1 que le désordre et l'imprévoyance

apportés par Boulle dans la formation de ses collections, se retrouvaient dans les opérations de son commerce, et avaient aidé, là encore, singulièrement à sa ruine. L'in-

Fig. 28. — Pendule en marqueterie de Boulle.

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