‹ L'Éblouissement RétinienChapitre 23 sur 27 · LS JEANS · texte numérisé non relu

LS JEANS

Expérience VIH.

Sur moi-même :

Après une adaptation de 3 minutes dans l'obscurité complète, chaque oeilest ébloui pendant 1 seconde 5 par une plage ronde de diamètre apparent de 1/10 radian, de brillance 1100 X 0,7, c’est-à-dire 770 bougies par centimètres carrés.

L’excitation est répétée une seconde fois au bout de 5 minutes.

Aussitôt après la deuxième excitation :

VODG = 1/10 avec 170 unités.

Expérience VIII.

SUE MR VOD = 10/10 VOG = 10/10 Après une adapation de 3 minutes dans l'obscurité complète :

VODG — 1/10 avec 4 unités, 5.

Chaque oeil est ébloui pendant 1 seconde 5 par une plage ronde de diamètre apparent de 1/10 radian, de brillance 1100 bougies par centimètre carré.

Aussitôt apres :

VODG = 1/10 avec 160 unités.

Après 30 minutes :

VODG = 1/10 avec 4 unités 5:

Lg

Expérience IX.

Sur M. R...

Après une adaptation de 3 minutes dans l'obscurité complète :

VODG — 1/10 avec 4 unités 5.

Chaque oeil est ébloui pendant 1 seconde 5, par une plage ronde de diamètre apparent de 1/10 radian, de brillance 1100 = 0,4, c’est-à-dire 440 bougies par centimètres: carrés.

Aussitôt après :

VODG = 17/10 avec 58 unités.

Après 30 minutes :

VODG = 1/10 avec 6 unités.

Expérience X.

sur M. R.….

Après une adaptation de 3 minutes dans l'obscurité complète :

VODG — 1/10 avec 4 unités, 5.

Chaque oeilest ébloui pendant 1 secondes par une plage ronde de diamètre apparent de 1/10 radian, de brillance 1100 = 0,7, c’est-à-dire 770 bougies par centimètre carrés.

Aussitôt après :

VODG = 1/10 avec 109 unités.

Nous donnons ci-contre un tableau résumé des résumé des résultats de ces expériences, choisies parmi d’autres du même type.

Le Apees

Seuil de lecture

Brillance de l’objet Durée (en unités arbitraires éblouissant de de brillance (en bougies parcmq) l’éblouissemt de fond) LE M.G 1100 2 secondes 15 (après 4 m.).

LME 1100 1,5 67 (après 2 m.).

III. ME 880 1,5 55 (auss. après) IV.M.E 770 155 47 V.M.G 1100 15 135 VI. M.G 440 155 64 VII M.G 770 1,5 deux fois espacées de quelques minutes 170 VIII MR 1100 1,5 160 IX. MR 440 LES 08 X.MR 770 1 re) 109

Il semble s’en dégager les conclusions suivantes :

19 L’accroissement de la brillance liminaire nécessaire au sens des formes après éblouissement par une image d'objet de brillance 1100 B cmq. couvrant la macula est, aussitôt après l’éblouissement, de l’ordre de 49 fois sa valeur normale (exp. V et VIII. Nous donnons, pour la commodité, le nom de coefficient d’altération à ce nombre.

20° La rétine se reconstitue d’ailleurs très vite, dans les conditions où nous avons opéré, comme le montrent les mesures des expériences I et II, qui ont été faites respectivement 4 et 2 minutes après l’éblouissement, et non plus aussitôt après. Le coefficient d’altération n’est plus alors que de 4 et de 16, au lieu de 40.

3° Dans l’ensemble des mesures, on voit que le coef-

ficient d’altération décroît avec la brillance de la source éblouissante, mais sans que nous ayons pu assigner à cette décroissance une loi bien définie. Il semble que les écarts proviennent de ce que la région éblouie a été tantôt la région maculaire en son centre, tantôt en une partie seulement de sa surface : de faibles déplacements de l'oeil derrière le trou suffisent à provoquer ces écarts’ Cependant il y a lieu de supposer que des expériences plus nombreuses permettraient d'établir une loi, tout au moins sous la forme d’une courbe expérimentale par points.

40 L'expérience VII montre que la répétition d’une excitation faible, même à quelques minutes d’intervalle, met la rétine dans un état d’épuisement supérieur à une excitation forte unique. Il y aurait lieu de vérifier ici que l’éblouissement est en relation avec la quantité de lumière, c’est-à-dire avec le produit d’un éclairement par une durée, même lorsque cette excitation est produite en plusieurs temps suffisamment rapprochés.

Nous avons en somme essayé d'étudier les modifications de la rétine sous-adaptée, c’est-à-dire précisément dans les conditions contraires à celles qui ont jusqu’à présent retenu l'attention des chercheurs, surtout attachés aux modifications de la rétine sur-adaptée.

Ces recherches nous ont surtout appris à connaître les raisons des écarts accidentels. Elles laissent espérer que, dans des travaux ultérieurs, et mis en garde contre ces accidents, nous pourrons obtenir des courbes, sinon géométriques, du moins d’une forme générale aussi bien définie que les courbes expérimentales qui caractérisent actuellement les états d'adaptation en fonction du temps d’obscuration.

Gros

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