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CHAPITRE II

I. GRANDEURS ET UNITÉS PHOTOMETRIQUES QUI INTERVIENNENT DANS l'EBLOUISSEMENT Il. DISPOSITIFS D'EBLOUISSEMENT DE NOS EXPERIENCES

Ï. — Puisque l’éblouissement dépend essentiellement de l’état d'adaptation, il faut examiner tout d’abord quelle grandeur photométrique intervient dans l'adaptation.

Ce ne peut être que l’éclairement de la rétine. Supposons, pour simplifier, que l’oeil dont il s’agit regarde un fond uniformément éclairant, et d’une brillance donnée B. Les traités de physique nous apprennent que, dans ce cas, l’éclairement de la rétine est donné par la formule générale.

BS

(B, brillance du fond considéré, S ouverture surfacique

de la pupille, f distance focale-image de l’œil, n indice du vitré par rapport à l'air).

Si la brillance est donnée en bougies par centimètres

carré, f en mètres et S en mètres carrés, et que l’on

ie (1)

suis

veuille obtenir l’éclairement en lux, il faut, dans le calcul numérique, multiplier le second membre par 10.000, afin d’établir la correspondance des unités.

Si le fond considéré présente, par places, des différences de brillance, mais que ces différences ne soient pas excessives, on appliquera encore la formule (1) pour caractériser l’adaptation, en adoptant pour valeur de B, la moyenne des brillances qui règnent sur le fond.

Lorsque le fond présente une ou plusieurs régions de brillance trop différente des voisines, ces régions changent de rôle et deviennent des régions d’éblouissement.

L’éclairement de leurs images rétiniennes respectives est toujours malgré cela, calculé selou la formule (1). Seulement, il faudra généralement compléter cette donnée par la notion de leurs aires respectives et par celle de leur place dans le champ visuel. Leurs aires respectives sont fournies par les formules classiques de grandissement, et leur place dans le champ visuel par une pro- Jjection sur un schéma dans le genre de ceux qui servent pour représenter le champ visuel d’un œil donné. Les meilleurs et les plus répandus de ces schémas sont ceux qui sont fondés sur la projection stéréographique (G. Weiss, Leçons d’ophtalmométrie).

Tant dans la définition numérique de l'adaptation que dans celle de l’éblouissement, il peut y avoir intérêt à énoncer non plus l’éclairement, c’est-à-dire la densité surfacique du flux sur la rétine, mais ce flux lui-même. On n’y trouvera aucune difficulté .

Le flux adaptateur F est égal au produit de l’éclairement rétinien E, par l'aire totale de la rétine S’.

F'= EXS (2)

RTE

Le flux éblouissant F1 est égal à une somme de termes, dont chacun est ie produit de l’éclairement de l’une des images rétiniennes par son aire propre.

Ïl n’y a pas lieu, pour les calculs numériques, d’introduire aucun coefficient numérique dans les formules (2) et (3), si S’ est exprimé en mètres carrés et les E en lux. On obtient le flux en lumens.

Il semblerait, a priori, que ces quelques considérations photométriques dussent suffire à tous les cas. Cependant, il n’en est pas ainsi, car la source éblouissante n’a pas nécessairement de diamètre apparent fini (cas d’une source très brillante et éloignée). Dans ce cas, la notion d’éclairement rétinien n’a plus de sens, puisqu'un éclairement est le quotient d’un flux par une aire, et que l’aire de l’image rétinienne n’a plus de grandeur finie.

Il faut alors rapporter la cause de l’éblouissement uniquement au flux qui entre dans l'œil. Soit E’ l’éclairement produit sur le plan de la pupille par une source dont le diamètre apparent soit négligeable. Le flux éblouissant F1 qui entre dans l’œil est alors :

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