‹ L'EcclésiasteChapitre 20 sur 120 · L ECCLESIASTK ET LE LIVIIE DE LA SAGESSE · texte numérisé non relu

L ECCLESIASTK ET LE LIVIIE DE LA SAGESSE

Sagesse serait donc à l'égard de rEcclésiaste dans le même rapport que l'Kpître de saint Jacques à l'égard des Epitrcs de saint Paul. Telle est, avec des nuances, la position prise par Knobel (p. 98), Grimm (1), Delitzscli !p. 219), Wright (p. 67 ss.), Nowack (p. 192), Kuenen (p. 193), Condamin (2). Contrairement à tous, Ilitzig (p. 121) considère comme invraisemblable l'existence d'un rapport quelconque entre la Sagesse et l'Ecclésiaste. et croit même possible que le second écrit soit le plus récent des deux. Qui a raison? L'auteur de la Sagesse a-t-il jugé l'Ecclésiaste comme feront plus tard les Chammaïtes? A-t-il seulement combattu les Juifs épicuriens qui prétendaient s'autoriser de ce livrer* Ou bien encore n'aurait-il pas ignoré complètement l'Ecclésiaste? La comparaison des textes permettra peut-être de dire laquelle de ces hypothèses correspond à la réalité des faits.

Sag. I, 16. Mais les impies l'ont appelée (la mort) parleurs mains et leurs discours; la regardant comme une amie, ils ont dépéri, et ils ont fait alliance avec elle, parce qu'ils méritent de devenir sa propriété.

n, 1. Ils ont dit en eux-mêmes, raisonnant de travers : Courte et triste est notre vir, et à la mort il n'y a pas de remède, et on ne connaît personne qui délivre des enfers.

Eccl. n, 17. Et j'ai haï la vie, parce que mauvaise est pour moi l'anivre (jui se fait sous le soleil.

i\, 2. Et j'ai proclamé les morts ([ui sont déjà morts plus heureux que les vivants qui sont encore vivants. Et plus heureux que les uns et les autres celui qui n'a pas encore existé, qui n'a pas vu l'œuvre mauvaise qui se fait sous le soleil !

XI, 10. ...L'adolescence et la jeunesse sont vanité.

M. 22-23. Car que revient-il à l'homme de tout son travail et du souci de son cœur, à quoi il se fatigue sous le soleil? Car toutes ses journées ne sont que douleurs, et son occupation n'est que déplaisir; même pendant la nuit son cœur ne repose pas.

V, 15-16. ...Et quel profit pour lui d'avoir travaillé pour du vent? En outre, tous ses jours se passent dans les ténèbres et le deuil et l'aigreur extrême et l'irritation.

IX, 4-5. Pour tous les vivants il y a de l'espérance, car un chien vivant vaut mieux qu'un lion mort; car les vivants savent qu'ils mourront, mais les morts ne savent rien, et il n'y a

(1) Das Bncli <hr Weisheit, Leipzig, 1860, p. 39 s.

(2) /?/?, l'JOO. p. 367 s.

INTnODUCTIOX.

2. Car nous sommes nés par hasard, et après cette vie nous serons comme si nous n'avions jamais été.

Car le souffle de nos narines est une fumée, et la pensée une étincelle qui jaillit au battement de notre cœur.

3. Qu'elle s'éteigne, le corps tombera en cendres, et le souille se dissipera comme l'air sans consistance ;

4. et notre nom sera oublié avec le temps, et personne ne se souviendra de nos œuvres ; et notre vie s'en ira comme les restes d'un nuage, et elle se dissipera comme une vapeur que chassent les rayons du soleil et que sa chaleur fait tomber.

5. Car notre vie est le passage d'une ombre ; et notre fin est sans retour, car le sceau est apposé et aucun ne revient.

plus pour eux de récompense

VIII, 8. Il n'y a pas d'homme qui soit maître du souffle de vie, pour retenir le souffle de vie, et il n'y a pas de maître du jour de la mort, et il n'y a pas de dispense de ce combat...

IV, 11. Car le temps et le sort adverses les atteignent tous.

m, 18-21. ... Ils sont quant à eux des bêtes. Car le sort des fils de l'homme et le sort de la bête sont un sort identique pour eux : telle la mort de l'un, telle la mort de l'autre, et il n'y a qu'un même souffle de vie pour tous deux. Et l'avantage de l'homme sur la bête est nul, car tout est vanité. Tous deux vont dans un même lieu ; tous deux sont sortis de la poussière, et tous deux retournent à la poussière : qui sait si le soulTle de vie des fils de l'homme monte en haut, et si le souffle de vie de la bête descend en bas vers la terre'?

XII, 7. Avant que la poussière retourne à la terre, selon ce qu'elle était, et que le souffle de vie retourne à Dieu qui l'avait donné.

IX, 5. Car leur mémoire est oubliée.

II, 16. Car la mémoire du sage, non

plus que de l'insensé, n'est éternelle, puisque déjà, les jours qui suivent, tous deux sont oubliés.

I, 11. Il n'y a pas de souvenir des anciens, et des descendants qui existeront il n'y aura pas non plus de souvenir chez ceux qui existeront ensuite.

VI, 12. ...durant les jours de sa vie de vanité que, pareil à l'ombre, il passe (cf. viii, 13).

IX, 6. Leur amour, aussi bien que leur haine et leur jalousie, a déjà péri, et ils n'auront plus jamais part à tout ce qui se fait sous le soleil.

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